Le Blog de Cyrille BORNE

Votre spécialiste du déréférencement

Ipfire Core 87 et Owncloud officiel en 7.0

Rédigé par Cyrille BORNE - -

J'avais évoqué dans un dernier billet qu'on pouvait passer salement de la version 6.0.4 de Owncloud dans Ipfire en prenant un paquet extérieur et en balançant directement dedans. Bien évidement le problème du salement c'est que c'est sale, et si la version officielle de la version 7 commençait vraiment à se faire désirer aucune idée quant à ce qui aurait pu se passer à la confrontation de celle-ci et de celle salement installée si bien qu'il était urgent d'attendre.

Avec le core 87 notre attente est enfin récompensée puisque nous sommes désormais gratifiés d'une version 7 quand la 8 vient de sortir mais c'est une autre histoire. Faire une mise à jour dans ipfire n'est pas bien compliqué, on vous informe qu'il y a une mise à jour vous cliquez sur un bouton et ça se met à jour. Le problème c'est que lorsque j'ai lancé hier au bout d'une heure la mise à jour tournait encore, bien évidemment sur owncloud. Ce matin la mise à jour n'était pas passée après plus de 8 heures, j'ai vu que d'autres personnes dans le forum allemand avait le même problème, ah l'allemand cette langue si chantante.

Ce matin j'ai donc fait ce qu'il fallait faire, j'ai lancé un backup complet de mes données sur disque dur externe pour ensuite tenter de supprimer et de relancer, une opération particulièrement longue, 500 Go de données en usb 2.0, c'est pas la fête. J'ai lancé la commande df -h et je me suis rendu compte que le /var faisait un To de données soit curieusement le double de mes data. La commande du -ak | sort -nr | head -10 me sort quelque chose d'intéressant :

En fait on se rend compte que sensiblement la taille du backup addons fait en gros la même taille que le data d'owncloud, le fichier ipf que vous voyez ci-dessus est tout simplement l'intégralité de owncloud qu'Ipfire a mis dans un fichier, joie. Je ne sais pas s'il existe une option pour bypasser la fabrication des backups, surtout de 500 Go, si bien que je l'ai joué feinteux en déplaçant le contenu du répertoire /owncloud/data/cyrille/files dans la racine du var. A ce moment là comme il n'y a plus rien dans owncloud, le backup est fait de façon instantanée, ainsi que la mise à jour qui passe comme une lettre à la poste :

Bien sûr le monde bornien n'est jamais simple et vous vous doutez qu'il aurait été trop facile de remettre le répertoire déplacé à sa place et qu'owncloud retrouve les fichiers. Sachez que de façon générale sur owncloud si vous voulez forcer un rescan des fichiers vous devrez lancer : sudo -u www-data php /var/www/owncloud/occ files:scan --all. Ce qui se traduit sur ipfire par la commande : sudo -u root php /srv/web/owncloud/occ files:scan --all

Pas d'autres nouveautés dans les tuyaux, j'ai vu qu'il y avait un plugin non officiel qui devrait bientôt rentrer : mediatomb. Concrètement la possibilité de transformer l'ipfire en appareil UPnP, un protocole tellement compatible que même la PS3 est capable de se servir de ce style de serveur.

La solution Ipfire mérite d'être connue, il est regrettable qu'elle ne sorte pas vraiment d'Allemagne, avec l'arrivée du raspberry pi 2 qui affiche enfin des performances cohérentes, on peut avoir la rolls des contrôles parentaux, un petit cloud, une synchronisation de calendrier et de contacts, plus encore pour moins de 70 €.

Lecture dans le marc de café : le classement distrowatch

Rédigé par Cyrille BORNE - -

Cela faisait un moment que je n'avais pas regardé le classement distrowatch, mais du fait de vouloir poser une distribution alternative sur mon ultrabook, ce n'est pas le plus mauvais des choix pour chercher une distribution. Et bien en quelques années et même en quelques mois on peut dire que les choses ont évolué.

  • La tendance à mon sens est à la facilité et à une perte d'un certain esprit bricolage Linux et peut être même plus, une forme de perte d'éthique. Je pense que le plus caractéristique c'est la présence de Android-x86, qui pourrait passer pour une bizarrerie mais qui reflète cet état d'esprit à la limite d'ailleurs du grand n'importe quoi. On se retrouve avec l'ennemi Google à pas grand chose dans quasiment le top 10, c'est pour ma part à la limite de l'hérésie, comme si on découvrait que la suite plus utilisée sous Linux est office365. Je pense qu'il y a plus que la recherche de la facilité mais bien un manque de compréhension de l'écosystème. La recherche de facilité je pense qu'on peut la voir de façon claire dans la chute aux enfers de Gentoo. A une époque j'ai souvenir des gars qui vous expliquaient qu'utiliser Gentoo c'est la maîtrise complète de son système d'exploitation ça a l'air d'être franchement moins vrai ou plus trop important, même Sabayon qui est le fork facile est en 46. De la même façon on a Arch en huitième place et Manjaro en 16. On aurait pu imaginer l'hégémonie des rolling release surtout pour Manjaro qui propose à la fois les derniers logiciels mais aussi la facilité contrairement à sa maman, ce n'est pas le cas, Ubuntu et ses forks rules toujours.
  • Il faut que je regarde quand même Elementary OS qui ne m'a jamais vraiment intéressée. L'argument employé c'est l'innovation logicielle d'une part mais surtout une distribution qui serait plus légère, j'ai tendance à croire à une légende. Il se trouve que de façon générale il faut vraiment changer de coeur de distribution pour avoir un gain conséquent de performance. Il n'empêche et on n'arrivera pas à me le retirer de la tête, la communication de Elementary OS est une réussite et certainement partiellement responsable de cette neuvième place.
  • La première place de Mint n'est pas totalement justifiée d'un point de vue calcul. En effet si Canonical a tendance à pousser devant Ubuntu et son environnement Unity, faut-il considérer Kubuntu, Ubuntu-Gnome, Ubuntu-Mate, Xubuntu, Lubuntu comme de véritables forks comme l'est Ubuntu par rapport à Debian ou comme un simple changement de bureaux. Pour ma part j'ai quand même tendance à penser à la deuxième option, les dépôts sont les mêmes, seuls les bureaux changent, on peut passer de l'un à l'autre sans aucun problème. Je serais Canonical je m'affranchirai des histoires de taille et j'encapsulerai le choix du bureau dans un même installateur comme les autres distributions en fait. Le fait tout de même que Mint soit devant est quelque part un désaveu pour Unity un bureau qui je pense ne sera jamais vraiment passé même s'il est cohérent avec une stratégie de diffusion sur tablette, télé et smartphone.
  • SteamOS apparaît en place 22, je trouve que c'est une forme de pari gagné pour ce système qui pour le moment ne permet quand même pas de jouer à grand chose. Pari réussi pour Mageia aussi qui a totalement éclipsé Mandriva, Rosa, Openmandriva etc ...
  • HandyLinux s'offre une place 47 pour une distribution qui est relativement récente et qui va encore faire parler d'elle avec l'approche de la sortie de la 2.0. C'est ici la preuve que les gens ont encore un fond de bon goût et qu'une distribution qui a du sens peut faire venir du monde. Ce n'est pas une vacherie mais j'ai envie de comparer avec la place d'emmabuntus en bas de tableau pourtant plus ancienne. L'un des principaux reproches que j'ai pu faire à cette distro du temps où je l'avais regardé c'était le côté fourre tout, et si l'approche de reconditionnement des ordinateurs avec une distribution Linux a toujours du sens, et certainement plus demain qu'aujourd'hui avec la notion de slow qui j'en suis sûr va finir par s'imposer, le maintien d'une distribution si lourde peut être moins.
  • La présence de Raspbian dans le classement montre indéniablement le succès du raspberry pi. Je pense qu'on devrait voir se multiplier les distributions pour la carte, notamment avec la présence du 2.0 beaucoup plus performant.
  • Je m'interroge sur l'utilité de distributions comme Puppy et par extension Slitaz même si la distribution a l'intelligence de diversifier son champ d'applications et de se proposer aujourd'hui sous forme de serveur et sur le pi. En effet, je suis amené à croiser pas mal de PC et je n'ai pas la nécessité d'installer ce type de distribution qui avait à l'époque de l'intérêt quand on croisait des machines avec moins de 256 Mo de RAM et des processeurs cadencés à moins de 1 GHz.

Trop de distributions Linux ? Certainement. Je crois que le problème de fond n'est pas tant le nombre mais le manque de personnalité des distributions. Si on prend Slitaz par exemple c'est une distribution from scratch ultra légère qui offre désormais un serveur équivalent super léger et qui a son propre système de paquets. Elle s'installe de plus sur clé USB pour moins de 100 Mo, il serait fourbe de dire que la distribution n'a pas de personnalité. Handylinux avec son interface à la Android, sa communauté qui accueille et pense aux débutants a du sens. Si par contre on prend la distribution Voyager qui est un fork d'Ubuntu, une jolie distribution mais qui ne fait qu'apporter un agencement différent, de l'enrobage en quelques sortes, je suis largement plus dubitatif. Vivre à côté des grandes distributions j'en suis convaincu, c'est afficher sa spécificité, les nouveaux projets ne doivent en aucun cas essayer de réinventer la roue.

 

Bricolages

Rédigé par Cyrille BORNE - -

je suis dans une phase de ma vie que je n'aime pas, une phase de ma vie que je connais bien pour l'avoir déjà subie plus d'une fois : l'attente. Dans l'attente, je ne fais rien ou pas grand chose. J'attends à l'heure actuelle un événement que je ne peux pas évoquer pour l'instant j'y reviendrai largement si cela se concrétise, pour le moment, je ne préfère rien dire, et puis j'attends que la situation avec Orange se tasse. Le premier élément est bloquant d'un point de vue global, quand j'attends, j'ai du mal à me concentrer sur des tâches, Orange c'est autre chose, la situation a été tellement galère et n'est pas encore terminée puisque je n'ai pas reçu le remboursement d'un décodeur qui n'a pas quitté le carton d'emballage ni les contreparties financières promises par Orange, je peine un peu à me lancer dans de nombreux bricolages quand je n'ai pas terminé déjà avec une oeuvre particulièrement pénible et qui monopolise une partie de mon attention.

Le passage de Firefox OS 2.1 en 2.2 de façon non désirée mais dont je suis pleinement responsable je le rappelle, RTFM tout ça, me force à sortir de ma passivité pour reprendre les bricolages. Comme je l'annonçais dans le précédent billet, j'ai repris la compilation de boot2gecko et gaia, malheureusement mon Ubuntu n'a pas encaissé le choc. Il faut savoir que la compilation de l'environnement nécessite une version de make inférieure à 3.8 et des versions de GCC de l'ordre du 3.6, sur Ubuntu on est à 4 sur make et certainement à 3.9 pour GCC. Il est conseillé de télécharger une vieille version de make, de faire un export pour indiquer qu'on va compiler avec GCC 3.6. Les différents bricolages que j'ai dû faire dans l'urgence ont cassé apt, le retrait de make a bougé des composants gstreamer si bien que j'avais des vidéos qui ne passaient plus, enfin bref, de l'instabilité à fond.

Vous imaginez que je suis encore fou de joie de l'expérience communautaire de Firefox OS mais pas au point de m'en dégoûter complètement puisque je viens de passer sur la beta qui correspond à la 2.1. La langue de bois n'est pas mon fort, c'est du provisoire qui va durer le temps que je refasse un environnement de compilation. J'évoquais l'importance du téléphone et surtout l'importance de la fiabilité, pour exemple je passe un coup de téléphone professionnel, je tombe sur le répondeur et je me rends compte que l'écran d'appel a disparu si bien que je ne peux pas raccrocher. Mon interlocuteur a donc le bénéfice de 30 secondes de bruits de chez moi, le temps que je trouve la façon de revenir à l'écran et raccrocher ... Le retour dans une version 2.1 résout totalement les problèmes. J'en reviens à ce que j'écrivais dernièrement, même si les développeurs de la communautaire justifient le fait qu'ils suivent le canal de développement de Firefox OS, il aurait été fortement plus judicieux de se baser sur la demande des gens, à savoir que quelqu'un qui prend une version pour avoir des mises à jour tous les 15 jours ou tous les mois n'est pas un fou furieux qui a envie d'essuyer les plâtres et par le fait bloquer en 2.1 à l'aide du fichier xml.

La perte de temps que je suis en train de faire au moment même où j'écris ces lignes me permet toutefois de faire le point sur ce que je dois faire post installation et ce que je ne dois plus faire.  Par exemple j'ai décidé de changer de distribution pour prendre une Fedora sur mon ordinateur portable. A une époque j'avais la satisfaction d'avoir des univers cohérents, toute la maison sous debian par exemple, l'école à debian, etc ... Dernièrement je passais tout sous Xubuntu, mais finalement je me dis que mettre tous les oeufs dans le même panier n'est peut être pas si judicieux, c'est ce qu'on appelle l'effet téléphonie mobile et fixe chez SOSH. Si on peut mettre en commun d'un poste à l'autre des bugs ou des traitements connus, on peut justement se retrouver sur l'intégralité de ses postes avec un bug similaire, j'ai en mémoire un plantage de unetbootin qui me bloquait sur tous les postes et c'était bien lourdingue. Je vais aussi changer de bureau pour l'ordinateur portable afin de voir quelle est la meilleure ergonomie ou faire éventuellement varier certains des logiciels que j'utilise. Si l'utilisation d'une même distribution entraîne un confort et une cohérence d'utilisation, la multiplication des distributions permet quant à elle de contourner d'autres problèmes, d'en créer de nouveaux bien sûr et c'est bien plus drôle sinon nous ne serions pas Linuxiens.

Mon univers de production reste une Xubuntu 14.10 pour mon brix, c'est une distribution que je maîtrise plutôt bien et qui est compatible avec mon hardware. Je vais de plus en plus me servir de la virtualisation pour des tests de logiciels ou pour l'environnement de compilation de Firefox OS, ça m'évitera de "crasher" mon système. Je mets des guillemets car j'aurai pu aussi prendre le problème à l'envers et résoudre les soucis de compilation, pas le temps malheureusement, je repars de zéro c'est plus rapide, technique Windows pas bien, vilain. Pour la compilation de Firefox OS je vais virtualiser une debian, c'est la distribution qui pose le moins de problème. Si le résultat est déjà particulièrement lent en direct, j'ose à peine imaginer ce que ça va donner dans une machine virtuelle, mais je suis un vrai foufou rien ne m'arrête.

Dans les problèmes rencontrés :

  • pour installer jdownloader 2, je passe par le script, je ne pense pas qu'il existe un ppa. De façon systématique il faut chmoder sur le répertoire /usr/local/jd2 sinon les préférences de l'application ne sont pas prises en compte car l'application ne peut pas écrire dans le répertoire.
  • ajout des librairies qui vont bien pour l'installation de l'imprimante en 64 bits mais ce n'est plus vraiment un problème
  • Un plantage sur le paquet brltty-x11 à priori pour les gens qui lisent en braille, j'ai dû le faire sauter à la main car il bloquait l'update.

Dans l'ensemble pas de problèmes particuliers ou plutôt que je ne sais contourner, j'avais copié l'intégralité de mes documents et de mes fichiers de configuration sur un disque dur externe, il suffit ensuite de reprendre ce qu'on veut.

A l'heure actuelle donc ma machine n'est pas encore totalement configurée, les serveurs Ubuntu sont de plus particulièrement lents donc ça prend du temps comme des Windows Update, mon téléphone n'est pas fini d'être configuré, j'ai mon ordinateur portable qui m'attend, j'ai bien sûr commandé un pi 2, enfin bref, je suis dans le grand n'importe quoi qui devrait s'achever dans le courant du weekend avec les quelques autres millions d'occupations qu'il me reste à faire. Le terme de bricolages que j'emploie ici reste part péjoratif. Une installation de Linux n'est que rarement limpide lorsqu'on a quelques périphériques à ajouter ou quelques besoins particuliers. On croise souvent des bugs dans les programmes qui vous entraînent à en utiliser d'autres. Pour exemple c'est gmusicbrowser qui est installé par défaut pour Xubuntu, il y a deux trois bricoles intéressantes dans ce logiciel comme lui donner l'apparence de Audacious qui est le lecteur que j'utilise de façon traditionnelle. La faute à pas de chance, la configuration des raccourcis claviers ne passe pas, le logiciel passe donc à la trappe. Les exemples de ce type sont nombreux, il reste difficile de proposer à des particuliers une utilisation complète de Linux qui comme je le précise plus haut fonctionne très bien et même mieux que Windows dès qu'on ne sort pas des sentiers battus, les mauvaises langues diront que Linux marche très bien quand on ne fait rien avec.

Bédés - Février 2015 - spéciale one shot

Rédigé par Cyrille BORNE - -

Les âmes sombres racontent l'histoire d'une bande de vagabonds fascinés par leur chef, le très agressif Ralf, un homme d'une rare violence, un vrai chef de meute. Par hasard, les hommes tombent sur Mélanie, une dame d'un certain âge qui fait la rue, elle entend des voix, est persuadée qu'elle a une mission à exécuter auprès de ces hommes. Les âmes sombres est un one shot qui présente la misère sociale, une critique de la société mais pas seulement, elle veut je pense montrer qu'il y a des hommes mauvais qui n'arriveront jamais à la rédemption, à lire.

Leslie entre en classe de seconde, pas un physique de rêve, elle se cherche, elle aimerait trouver l'amour mais ça ne vient pas. Au lieu de travailler sérieusement à l'école, elle sort, fume, fume des joints, se moque des gens. Anarchie et Biactol sent le vécu, ces gamins qui refont le monde ou qui ont l'impression de le refaire, qui se croient engagés, un peu comme tout bon 15 ans qui se respecte. Une bédé où l'auteur a mis d'elle même, une bédé alors forcément attachante qui montre une image de la jeunesse qu'on a plus ou moins connu, l'envie de s'intégrer tout en étant différent, l'envie d'être à part tout en voulant faire comme les autres, être tout simplement aimé.

C'est l'été à la campagne, un garçon du coin rencontre une fille qui vient passer les vacances, ils s'aiment. Un soir alors qu'il rentre chez lui, il trouve le cadavre de Christian, un garçon qui avait disparu il y a peu. Pas loin, ils trouvent un sofa et décident de le poser à côté du cadavre de Christian. Le cadavre et le sofa est une histoire qui intrigue, comment est mort Christian, d'où provient ce curieux message trouvé dans ce sofa, le voisin est il un loup garou ? Une bédé riche, onirique, étonnante, à lire.

Anne est musicienne, elle joue de la trompette, elle partage sa vie avec Simon, un scientifique. Enfin elle partage, elle partageait, impulsive, elle ne supporte plus sa relation et le plaque. Simon le vit particulièrement mal, la harcèle, jusqu'au jour où il fait une découverte scientifique qui pourrait tout changer. Difficile d'en dire plus sans spoiler, la cellule est une bédé qui démarre sur la relation amoureuse, le couple, la rupture et qui finit dans le bizarre, à lire.

Julien Neel c'est l'auteur de la série pour petites filles avec des couettes Lou. Des couettes il n'en n'a pas car il est complètement chauve comme on peut le découvrir dans sa bédé chaque chose, où il se met en scène. L'auteur raconte comment son père finit sur un lit d'hôpital après avoir passé une vie dans l'excès, cigarette et boisson. L'occasion pour lui de se remémorer le passé, ces vacances qu'il a pu faire pendant que son père faisait la tournée des plages habillé en nounours. Les relations d'un père et de son fils, l'enfance, les gros caractères, une réussite.

La mort vient chercher Georges Brassens, c'est son travail, sa carrière n'a pas commencé, il est dans cette période sans succès où c'est la déprime. La mort entend chanter Georges et est séduite par les paroles, la musique, elle décide de faire une entorse au règlement et de le laisser vivre, mieux, de lui donner un coup de main. Georges et la mort est une bande dessinée racontant la vie de Georges Brassens et qui trouve un contexte original pour la raconter, la question qu'on peut se poser, c'est est ce que ça en vaut vraiment la peine. Un petit oui pour ma part, vraiment timide, il s'agit vraiment d'une "biographie", qui est sauvée par les références aux chansons, un très joli dessin et quelques bon jeux de mots.

Dans un royaume type mousquetaire pour situer l'époque et les personnages puisqu'on retrouve ces mêmes mousquetaires mais aussi un méchant cardinal, une jeune fille prend la foudre et a le pouvoir de chanter une note qui guérit les gens. Elle devient l'enjeu de toutes les convoitises, le jeune roi est en effet victime d'une malédiction, une mélancolie terrible que la jeune fille pourrait soigner. Mais est ce finalement un vrai don que possède la jeune fille ? Y-a-t-il autre chose derrière ? Le chant des Malpas est une bédé dynamique, classique, un bon récit.

Histoires du quartier est un album autobiographique où l'auteur évoque son enfance à Palma de Majorque. Dur. La drogue, le rabattage des soldats américains vers les prostituées, la violence, la bétise quotidienne d'une jeunesse désoeuvrée. C'est assez saisissant, pas romancée, s'il s'agit bien de la vie de l'auteur sans être romancée, on a du mal à imaginer les étapes qui lui ont permis d'arriver à devenir un dessinateur primé alors qu'il était une petite racaille.

Lucie (s'en soucie) est une trentenaire à la recherche de l'amour face à la pression de l'entourage, la collègue de bureau qui tombe enceinte, sa soeur son mari et ses deux enfants, sa meilleure amie au corps de déesse et au mariage à priori parfait, une pression qu'on a tous connu à un moment ou un autre, t'es pas marié, t'as pas encore de gosses et j'en passe. Amusant mais sans plus, la bédé passe l'intégralité des clichés en revue de la "pauvre" fille célibataire à la recherche du prince charmant pour une conclusion bateau sur l'épanouissement personnel et les failles dans chez les gens qui sont pourtant bien dans le rang de la société.

Un peu dans la même veine mais plus historique, plus précis, la vie sans mode d'emploi qui raconte l'histoire d'une jeune femme qui arrive à Paris après la victoire de 1981 et qui pense faire fortune, trouver l'amour, loin de sa campagne natale. Assez vite c'est la désillusion, elle raconte un musicien toujours en tournée, un enfant qui arrive vite, la difficulté de créer sa propre société malgré un vrai talent de couturière. Il s'agit d'une bande dessinée qui va réellement décortiquer l'histoire des années 80, les manifestations, l'affaire Malik Oussekine, Bernard Tapie, Tchernobyl, la désillusion post gauche en fait où les gens pensaient profondément que le monde allait changer. La bédé n'est pas légère, trop détaillée et a du mal à se positionner entre la chronique de société et la bédé historique. Trop riche à mon goût, trop d'infos, je ne doute pas que certains y trouveront beaucoup de bonheur de retrouver une période que les gens de mon âge ont connu enfant avec certains faits marquants.

Un chevalier particulièrement arrogant part en croisade, un prétexte comme dit sa femme pour violer et piller avec ses amis, malheureusement rien ne se passe comme prévu au point de se sentir maudit, ce qui est peut être le cas. Un jour sans est une bédé assez sympa, j'aime bien le décalage entre l'esprit chevaleresque et le ton employé.

Dans une entreprise spécialisée dans le gras c'est l'heure du dégraissage, l'idée même de la situation montre à quel point la bédé est lourde, insistante. Donc un DRH aux dents qui rayent le sol qui de la façon la plus amorale possible va licencier les gens en utilisant des arguments personnels dégoûtants, l'âge, le poids, etc ... Il se trouve qu'il est enfant adopté et sur le lit de mort de sa mère adoptive qu'il ne voit bien sûr jamais, il apprend que parmi les gens qu'il vient de licencier figure sa mère naturelle. Une épaisse couche de sentiments ne fait pas dans la dentelle, pas assez à mon goût, la bédé se veut dénonciatrice du modèle de l'entreprise du début jusqu'à la fin.

Si vous tombiez en panne dans la nuit, combien d'amis viendraient vous dépanner, c'est cette question que pose l'invitation. Le postulat n'est pas mauvais, la bande dessinée va développer le thème de l'amitié et parfois ses jalousies sous jacente, le thème du vieillissement, comment on était drôle et pourquoi on ne l'est plus, l'usure de la vie tout simplement. Plutôt réussi même si on a un peu de mal à savoir où on peut aller sur cette idée simple.

La princesse des glaces est l'adaptation d'un roman à succès suédois. Une jeune femme est retrouvée morte dans sa salle de bain, un crime maquillé en suicide, c'est son ancienne meilleure amie d'enfance qui trouve le corps, un peu le retour de l'enfant prodigue qui va retrouver un lieu qu'elle a laissé il y a 20 ans. Enquête policière qui va remuer les souvenirs d'enfance et de famille, classique mais passionnant.

Dans les années 60 aux états unis, un homme revient dans sa petite ville, il n'est pas le bienvenu. Accusé d'un viol qu'il n'a pas commis, il vient se venger pendant que le mari de son ancienne maîtresse va faire tout le nécessaire pour le faire disparaître et ne pas se faire éclabousser par la vérité. Très classique mais extrêmement bien graphé, un paradis distant est un bon moment de lecture.

Classé dans : bédé - Mots clés : aucun

Retour sur les builds communautaires

Rédigé par Cyrille BORNE - -

J'ai reçu quelques explications suite à mon billet d'hier. La montée de version vient du fait qu'à l'instar d'un debian qui a trois canaux, stable, testing et instable, Firefox OS quant à lui est sur Beta, Aurora, Nightly. Par le fait si au niveau des développeurs Firefox OS on fait monter la version dans le canal, les gens de la communautaire la font monter aussi de façon automatique. C'est donc ma pleine responsabilité je n'avais qu'à mieux me renseigner avant, c'est ce qui m'a été répondu par mail, une variante du RTFM dans les endroits où il fait bon vivre, nul n'est censé ignorer la loi dans d'autres, une manière efficace de se dédouaner de toute forme de pédagogie et de communication. Pour en revenir à la technique, la notion de canaux dans Firefox OS, je n'avais pas fait attention pour la simple et bonne raison que lorsqu'on fait la compilation, on fait passer le numéro de version dans le fichier xml, ce qui signifie quelque part qu'on peut avoir le contrôle effectif de la version qu'on compile.

Pour obtenir de l'aide voici les différentes possibilités :

Je fais finalement le choix de retourner à la compilation. Toutes les librairies qui vont bien étaient déjà présentes sur mon environnement si bien qu'il n'y a que quelques heures à passer le temps que ça compile. A titre personnel je ne recommanderai plus les builds communautaires, que les auteurs fassent des bugs c'est totalement légitime, ce qui me pose plus de problème c'est la façon de remonter les bugs, les possibilités d'échange. Diaspora c'est volatile tout comme un chan IRC, bugzilla j'ai connu plus intuitif et si c'est un outil efficace pour la remontée de bugs ce n'est pas un outil pour échanger simplement autour d'un projet.

Il faut comprendre qu'aujourd'hui coder comme un dieu c'est très bien, malheureusement il faut aussi soigner la documentation et la communication autour du projet, ce n'est pas le cas pour l'instant.