Cinéma, cinéma, TCHI TCHA !!! Juillet 2015

Rédigé par Cyrille BORNE - - 2 commentaires

Un petit village de France, une situation dramatique que ne présenterait même pas Jean Pierre Pernaut pour ne pas froisser son auditoire et une perspective de remonter une entreprise sous certaines conditions dont une principale, avoir un médecin. Pas facile, tout le monde refuse mais un des villageois monté à la capitale et devenu gendarme serre un soir Lorant Deutsh dans un état second et lui impose un deal simple, un mois d'essai dans le village contre l'oubli du flagrant déli. Les villageois avec à leur tête Didier Bourdon, Lionnel Astier, Denis Podalydès ou encore Elie Semoun vont essayer de transformer leur village en un village presque parfait afin de séduire le docteur pour qu'il s'installe de façon définitive. Même si le film joue sur les clichés, qu'on a l'impression de regarder un feuilleton avec Laurent Ournac ce qui fait un sacré casting pour un téléfilm mais passons, c'est un agréable moment de télévision, de cinéma, de télévision, enfin vous m'avez compris.

American Sniper est un film de Clint Eastwood avec Bradley Cooper comme super héros qui est assez intéressant dans sa construction car il joue sur les deux tableaux. Comprenez que le cinéma américain quand il montre la guerre, c'est soit du Chuck Norris avec le patriotisme poussé à l'extrême, soit du né un 4 juillet avec la guerre c'est mal. Ici, le film se veut se raccrocher le plus possible à la réalité avec certes un héros particulièrement doué, mais un héros qui a que de plus en plus de mal à raccrocher à la réalité malgré sa femme et ses enfants. Très bien joué par un Bradley Cooper qui montre une fois de plus qu'il est un très grand acteur, un film passionnant, inspiré d'une histoire vraie.

Amy Adams quitte son mari, ça se passe mal et s'installe avec sa fille où elle vit de petits boulots. Dans son temps libre elle essaie de vendre ses toiles, des toiles particulières avec des enfants aux yeux énormes ce qui donne le titre du film, big eyes. Elle va rencontrer lors d'un marché, Christoph Waltz un agent immobilier de génie qui rêve de vivre de sa peinture mais sans succès. Ils se marièrent n'eurent pas plus d'enfants mais du fait de ses facilités commerciales il va réussir à vendre les peintures de sa femme mais il va faire croire que les productions sont de lui et donc faire vivre sa femme dans son ombre. Les toiles rencontrant de plus en plus de succès, la situation va devenir intenable. Film de Tim Burton qui nous change des univers bizarres avec Johnny Depp, une bouffée d'oxygène pour ce réalisateur qui montre qu'il est aussi capable de tourner autre chose.

Laurent Lafitte, Benjamin Biolay, Nicolas Bedos sont trois frères, trois frères qui vivent dans le mensonge. Le premier va acheter une maison avec son compagnon, il se laisse entraîner plus par raison que par passion il regarde les autres hommes dans la rue et voudrait une aventure. Le second est en plein marasme, sa femme l'a quitté et il a l'espoir de la voir revenir alors que tout le monde sait que c'est mort. Le dernier enfin doit se marier sous la pression de ses parents, faire plaisir en quelque sorte car la bru plaît énormément quand lui a une aventure avec une femme dont il est amoureux. L'art de la fugue est un film particulièrement oppressant, la musique y est pour beaucoup, elle fait penser à celles des années 60, j'ai le nom de Michel Legrand en tête, le film aussi avec les gens qu'on voit foncer droit dans le mur, une ambiance lourde. Néanmoins il vise juste, on se laisse entraîner parfois dans ses choix par les autres, la famille, le contexte alors qu'une petite voix nous dit cours vite.

Liam Neeson et Ed Harris sont deux amis de longue date, plus que des amis d'ailleurs, le premier a été l'homme de main du second pendant de longues années, un mafieux réputé. Malheureusement Liam Neeson n'est pas le tueur sanguinaire de taken, c'est un homme qui a beaucoup de mal à se remettre de ses crimes et il vit dans la culpabilité qu'il essaie tant bien que mal de noyer dans l'alcool. Les choses vont évoluer quand les fils des deux hommes vont être mêlés à de sales histoires et que les amis d'hier vont devenir les ennemis jurés d'aujourd'hui. Night Run est un bon film, rien de bien original mais un bon film quand même où ça cartonne à tous les étages. Puis bon Ed Harris quand même, ça vous fait un film.

Pas évident d'innover au cinéma notamment dans la lutte contre le terrorisme, on a fait James Bond, Jack Bauer, et j'en passe. Aujourd'hui c'est Milla Jovovich qui s'y colle dans un rôle surprenant, l'employée de bureau qui délivre ou pas des passeports. Elle va être au centre d'une terrible machination et alors qu'elle est une simple bureaucrate, déjouer de terribles attentats, forte quand même. Encore plus forte puisqu'elle va avoir Pierce Brosnan pas en James Bond mais en tueur à gages aux trousses, hallucinant. Survivor ne casse pas trois pattes à un canard, cela se laisse néanmoins regarder.

Le jeune Pierre Niney essaie de devenir écrivain, il se fait malheureusement jeter de toutes les maisons d'édition, il n'a aucun talent, c'est bête. En attendant il fait des déménagements pour son oncle. Il va trouver dans la maison d'un vieil homme décédé, un carnet qui raconte de façon précise l'Algérie des années 60, une usurpation d'identité et l'affaire est faite, il devient une rock star. Malheureusement, un livre ce n'est pas suffisant, et tout le monde attend un deuxième bouquin qui malheureusement a du mal à venir. Ajoutons à cela un corbeau qui sait tout pour la supercherie et on se retrouve avec une situation très tendue pour un homme idéal sur le papier. Vu, revu, classique, mais très bien joué par Pierre Niney parfaitement crédible dans ce quand même très bon film.

 

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(a)social

Rédigé par Cyrille BORNE - - 8 commentaires

Gilles Wittezaele me demandait si j'étais toujours content de mon compte Facebook. Content ce n'est pas vraiment le terme adapté en fait, satisfait serait plus adapté, satisfait d'avoir un moyen de communication facile avec toute une partie de la population que je ne fréquente pas sur internet, mes élèves, mes anciens élèves. Ce que j'avais annoncé est arrivé, après les effusions de joie du départ, on est tombé dans la banale routine, des messages pour mon anniversaire, j'ai laissé quelques messages pour ceux des autres, chacun reprend sa vie de façon distante en faisant des monologues plus ou moins long set répétitifs. Et c'est ce comportement qui me fait agir de la même façon que sur diaspora* sans faire le ménage dans les comptes car Facebook offre cette possibilité, ne plus lire les gens mais continuer à être amis avec eux, ce qui permet concrètement de karchériser sa timeline pour ne rien garder. C'est d'ailleurs ici qu'on voit le narcissisme de Facebook, le faux côté Bisounours aussi, on peut d'une part conserver son nombre d'amis, d'autre part ne pas les lire, mais surtout éviter de se retrouver dans l'obligation de devoir justifier le fait qu'on ne lise plus quelqu'un. Comprenez qu'une société qui craint d'intégrer le dislike, confronter les gens à la rupture c'est encore autre chose.

Je me rends compte que mon attitude dans les réseaux sociaux est constante, j'ai tendance à supprimer de façon radicale ceux qui écrivent trop même si le propos peut m'intéresser, et virer de façon systématique les gens qui sont dans le futile, les chats, les photos de vacances, ça m'emmerde. En fait Twitter quand il a posé sa limitation des 140 caractères pour forcer les gens à être concis visait à côté, un réseau social qui n'autoriserait que cinq ou dix message par jour avec un minimum de 100 mots, on l'appellerait "pivot", en l'hommage à Bernard, ce serait le réseau social des vieux.

Cette utilisation abusive de la timeline montre le manque de culture informatique qu'ont les gens dans l'utilisation de l'outil. C'est un peu comme si on était dans une pièce avec 25 personnes et qu'on monopolisait le temps de parole en permanence, on considèrerait ça comme une impolitesse. Le lien entre le web et la vie de tous les jours est difficile à faire pour pas mal de gens. La sensation d'impunité pour ceux qui sont anonymes, bien sûr, mais c'est plus profond que cela, les gens ont la sensation que si c'est sur internet c'est différent.

Je vous invite à regarder deux documentaires Femmes et Cyberintimidation, et Quand la toile tisse la haine. Le second est plutôt technique, généraliste mais très intéressant, on a droit à une intervention de Godwin, de la loi du même nom, la présentation des centres de modération, les trolls et leur énorme pouvoir, il y a un retraité dans le Lot qui passe son temps à bastonner sur les forum qui m'a bien fait marrer, de véritables interrogations sur la liberté d'expression, et enfin la remédiation qui consiste à changer les mentalités en faisant triompher le bien. Le premier est passionnant et part du cas d'une jeune femme en Suède qui laisse sur Facebook un commentaire sur la page de la marque H&M, expliquant qu'un T-Shirt à l'effigie de Tupac accusé de viol ben c'était quand même franchement moyen. C'est un torrent de haine qui s'abbat sur la fille qui va faire la démarche d'aller porter plainte. Les journalistes vont se rendre compte que la plainte a été enterrée le lendemain et vont pousser l'enquête d'une façon particulièrement intéressante. Présenter à la police les insultes, les menaces de viol, de mort et trouver un responsable gêné, mettre très mal à l'aise le responsable de Facebook, se mettre en face à face avec la responsable communication de H&M qui ne pourra que regretter que des propos diffamatoires soient restés pendant un mois sans modération et cerise sur le gâteau contacter en direct des personnes qui ont laissé des propos calomnieux et qui se dégonflent tous comme des ballons de baudruche quand il s'agit de maintenir la parole donnée loin d'un clavier.

Comme vous le savez, et vous pourrez venir une fois de plus me traiter de facho derrière, je reste modéré quant à l'anonymat ou quant au pseudonymat, pensant que d'écrire sous son nom force un peu la prise de responsabilité. Néanmoins quand on voit que des gens écrivent depuis leur compte facebook, une menace de mort, une invitation au viol ou au suicide, on se dit en fait que l'impunité ressentie sur le net va bien au delà, c'est une impunité liée à la relation homme machine, l'individu n'ayant pas du tout conscience qu'il est exactement dans le même cadre qu'une communication dans la real life. Internet est un catalyseur, un facilitateur, la bêtise est exacerbée, la haine prend des proportions délirantes, l'effet de groupe est bien évidemment décuplé, si bien qu'il faut un certain recul, une certaine maîtrise pour gérer plus ou moins correctement son image numérique et par extension son image.

On a certainement les lois liberticides qu'on mérite. Comprenez que si les gens étaient plus raisonnables, si on n'avait pas de tels débordements, si les gens avaient une meilleure maîtrise des outils, une meilleure éducation et pas que de l'internet, alors n'aurait pas les inquiétudes qu'on peut avoir régulièrement quant à une gestion du net par l'état. Les gens ne sont pas les seuls responsables pour ma part. Dans le documentaire sur la fille et H&M, on a quand même largement l'impression que les pompiers, c'est à dire la police, les modérateurs de la page facebook et facebook lui même étaient au courant qu'un grand bûcher se trouvait à deux pas de chez eux, mais que cela les laissait de marbre.

Que les gens soient idiots c'est une chose, mais la responsabilité doit être partagée entre toutes les instances qui participent à la chaîne :

  • les modérateurs du site
  • les modérateurs éventuels de la plateforme le cas échéant. Comprenez que je suis utilisateur de pluxml mais pas hébergé par pluxml qui ne peut donc pas intervenir contrairement à des blogs hébergés par Wordpress ou des pages facebook.
  • l'hébergeur, dans mon cas par exemple, mon hébergeur si mon blog était dans l'illégalité, il pourrait intervenir
  • le fournisseur d'accès internet dans le cas de sites qui ne correspondent pas à la législation de l'état mais hébergé à l'étranger, on peut penser à T411 par exemple qui doit être bloqué par injonction de l'état
  • et enfin la police et la justice si nécessaire car on n'a pas le droit de dire n'importe quoi

Avant d'en arriver à des cas extrêmes, comme celui de l'intervention des forces de l'ordre on se dit tout de même que pas mal de choses pourraient être réalisées, une modération sévère pour commencer pourrait certainement changer la face du web.

Poutre la DS - juillet 2015

Rédigé par Cyrille BORNE - - 1 commentaire

Forcément 007 Quantum of Solace sur DS, on peut être particulièrement dubitatif et pourtant c'est intéressant. La console se tient à la verticale, et se joue quasiment intégralement au stylet c'est Baldur's gate qui me vient à l'esprit pour diriger le personnage. Notre James Bond est capable de faire pas mal de choses, de l'infiltration avec la possibilité de mettre un ennemi à terre, tirer sur les gens, et lorsqu'il se rapproche, l'action se rapproche et James est capable de faire des combats de boxe. Plutôt bien réalisé, plutôt prenant, une agréable surprise pour la DS pour la première heure de jeu, après je ne sais pas. 

Marvel Super Hero Squad : Le Gant de l'Infini est un croisement de Gaunlet le jeu de vieux et de the lost vickings, le jeu de vieux aussi. Concrètement vous allez parcourir des salles avec des supers héros et poutrer tout ce qui bouge ça c'est pour la partie Gaunlet et vous allez utiliser les facultés de vos personnages pour débloquer des énigmes, ça c'est la partie the lost vickings. Thor par exemple est capable de balancer des éclairs ce qui va permettre de rallumer des interrupteurs, quand Iron Man peut envoyer des missiles pour faire sauter certains passages, Spiderman va pouvoir récupérer des objets avec sa super toile etc ... Le jeu est franchement très mignon et n'a à mon avis qu'un seul défaut, certains ennemis ont un bouclier qui n'est destructible que si vous avez un personnage qui castagne à la main, c'est le cas pour Spiderman, Wolverine, Hulk et un gars bizarre qui se transforme en dinosaure. Par le fait si vous jouez avec deux personnages qui ne sont capables que de balancer des lasers, vous êtes bloqués et devez retrouver une machine qui vous permet de choisir un autre personnage ce qui est pénible, surtout si vous sortez d'un téléporteur et que vous ne pouvez pas retourner en arrière, vous imposant de refaire le niveau.

Zubo est un jeu dans le style des pokemons, on se promène dans un monde merveilleux où on croise des gentils Zubos qui sont des espèces d'extra-terrestres qui ressemblent à des poubelles et doit castagner des Zombos qui sont des espèces d'extra-terrestres qui ressemblent à des poubelles mais en version zombi. Il existe trois types de Zubos différents, les défenseurs, les artistes, et les boxeurs, c'est un peu comme pierre, papier, ciseau, certains vont réussir à mettre plus facilement une raclée aux autres selon la catégorie. Les combats font penser à du RPG à l'ancienne ou du pokemon, on choisit l'attaque mais à la différence c'est qu'il faut taper au bon moment pour exécuter une attaque de qualité. C'est mignon, c'est très répétitif, mais c'est mignon quand même, ça plaira aux gosses.

Rayman sur le papier c'est quand même le jeu de plate-forme par excellence, Rayman contre les lapins crétins sur DS va déroger partiellement à la règle en incluant des minis jeux qui se pratiquent au stylet. En fait c'est un peu le "piège" de cette console qui a ouvert le bal du tactile, c'est qu'en proposant le tactile, il était difficile pour les éditeurs de ne pas innover et de ne pas proposer quelque chose au stylet. Cela va être le cas pour ce Rayman, on a des petits jeux, faire des puzzles, appuyer au bon moment et j'en passe, des phases qui coupent avec des phases de plate-forme qui sont pourtant bien plus intéressantes et qui auraient pu suffire à faire le jeu, la faute à pas de chance, le progrès était là, c'est juste moyen.

La transposition d'univers où techniquement ça claque à une console comme la DS n'est pas une chose simple, encore plus pour des jeux immersifs et très 3D comme Assassin's Creed ou Prince Of Persia. Prince of Persia: The Fallen King se situe dans la même franchise que le très joli dernier opus paru avec le prince de perse relooké en rouge et bleu avec le foulard, plus bandit que prince d'ailleurs. On retrouve un prince qui se joue intégralement au stylet ce qui est assez particulier en terme de gameplay, et quand parfois on a l'impression qu'il suffit de tapoter n'importe où, en fait c'est assez précis et ça tourne plutôt bien. Les niveaux sont assez répétitifs, se rapprochent du gameplay qu'on connaît pour les princes, éviter les pièges, sauter sur des tas de plateforme, poutrer quelques monstres, c'est assez accrocheur, c'est joli, on rencontre un copain magicien plus tard qui va vous accompagner apportant de nouvelles possibilités. J'aime bien.

 

 

(F)utile

Rédigé par Cyrille BORNE - - 11 commentaires

Je viens de me lancer dans la rédaction de mes cours de seconde GT, à ne pas confondre d'ailleurs avec Dragon Ball GT, ce n'est pas bien compliqué, il faut le faire quand même, le cours, pas Dragon Ball. En fait, beaucoup de similitudes avec ce qui est réalisé entre la seconde et première BAC PRO de l'enseignement agricole, avec quand même une différence de fond, c'est que c'est calé sur le programme de l'éducation nationale, par conséquent la sensation de se retrouver moins seul et d'avoir beaucoup de documentation. Le programme est coupé en trois grandes parties, les fonctions, les probabilités et les statitiques, la géométrie. On devrait placer de l'algorithmique à toutes les sauces, avec l'apparition du mode examen pour les calculatrices en 2018, je ne sais pas trop ce que ça va donner, je rajouterai qu'entre les deux manuels que j'utilise, dont le Sésamath, ça ne me parait pas vraiment limpide, j'y reviendrai quand j'aurai bouclé le programme au complet pour voir ce que je vais faire. Ma progression est simple, je démarre sur les fonctions en amenant tout par l'aspect graphique, le tableau de variations, ça monte, ça descend, c'est une droite, c'est une courbe, c'est un Mickey, c'est une parabole, je peux tout faire avec le graphique ou pas loin, et au bout d'un moment alors que je tiens le cliff hanger de notre aventure mathématiques au sommet, c'est le drame, je montre que le graphique n'est pas assez précis et qu'il faudra bien faire quelques calculs pour en finir. Après c'est probabilités et statistiques, je finirai par la géométrie, si elle devait sauter ce n'est pas bien grave.

J'ai motivé ma collègue pour imposer un modèle de calculatrice, elle tolérait jusqu'à maintenant plusieurs modèles, je l'ai invitée à imposer son choix, je me calerai derrière, la galanterie incarnée ce Cyrille. Laisser la liberté c'est la porte ouverte à la multiplication des appareils et des documents qui vont avec, moi imposer quelque chose ne m'a jamais gêné, on se rend compte d'ailleurs que ça facilite le travail de tout le monde. Il s'agira d'une CASIO GRAPH 35+E. Il existe un émulateur payant, j'ai trouvé un émulateur pour la GRAPH 85SD qui physiquement ressemble comme deux gouttes d'eau au modèle demandé. Même si je suis convaincu que l'utilisation de Wine c'est le mal, j'arrive aux limites du système, ReactOS plante à tour de bras, j'ai donc cédé aux sirènes de la facilité, ce qui me permet d'une part, de maîtriser la calculatrice, d'autre part de réaliser des cours propres avec des captures d'écran de la mort.

J'ai toujours fait mon métier le mieux possible mais dans le cadre de certaines limites, LaTeX en fait partie. Avoir des documents d'une qualité extraordinaire mais passer plus de temps à les réaliser quà réfléchir à la pédagogie, ou passer tellement de temps à les réaliser que je n'ai pas le temps de faire le reste, bloguer par exemple, faut pas pousser mémé dans les orties. Jusqu'à maintenant, je réalisais l'intégralité de mes cours en utilisant la macro dmaths, le juste compromis entre la facilité et la qualité. Malheureusement, les versions de Libreoffice se succèdent, et j'ai l'impression que dmaths n'arrive pas à coller à la cadence, pour ainsi dire, alors que j'utilise le paquet officiel de Libreoffice et de dmaths, disponibles dans les paquets debian, la macro est pour ainsi dire inutilisable.

Alors pendant que je suis en train de galérer pour apprivoiser Geogebra de façon correcte, ce que j'aurais dû faire depuis des années, je regrette qu'un logiciel libre que j'utilise de plus ne rejoigne le cimetière, ou un gros pied dans la tombe. Mon collègue d'informatique que je devrais emmener à des RMLL mais en papamobile pour les propos qu'il peut tenir, me disait qu'au moins avec Microsoft tu sais que dans 20 ans ça marche encore, c'est peut être un peu dur, mais c'est la réalité, serons nous sous Linux encore dans 20 ans, continueront nous d'utiliser des logiciels libres. Je crois que le plus désarmant pour moi c'est de voir que l'énergie dans le libre, elle y est, mais parfois réellement pour des projets à la con. Timothée écrivait il y a peu que plasma-mobile arrive, oh oh, accroche toi lecteur, les gens qui font KDE vont sortir leur OS pour téléphone portable pour échouer là où les plus costauds sont en train de se casser les dents, on pense bien sûr à la fondation Mozilla avec FirefoxOS ou Canonical avec Ubuntu sur mobile.

Et comme il ne sera pas dit que je ne pousse pas le troll jusqu'au bout pour que par centaines de millions vous veniez me fouetter dans les commentaires, KDE est un tellement bon environnement, Unity et Gnome sont tellement au top qu'on assiste à un revival des gestionnaires de bureau à l'ancienne comme Mate qu'on aurait tous donné perdant en disant c'est pas possible.

N'allez pas croire que c'est une critique, j'ai le plus grand respect pour tous les projets, même les plus futiles à mes yeux, oui, je suis super sérieux. De la même manière qu'on peut déplorer l'énergie que j'ai perdue à chercher la mascotte Konqi de KDE, l'hésitation pour trouver la bonne image, tout ceci reste avant tout une question de choix personnel, on est libre de faire ce qu'on veut, de perdre son temps comme on peut. De notre côté, simples utilisateurs, nous ne sommes souvent que les spectateurs des choix des développeurs, en même temps c'est un peu la même chose pour les utilisateurs des services Google, qui pourront témoigner que plus d'une fois ils auront connu la situation que je décris pour dmaths.

Futile, utile, tout ceci n'est qu'une question de point de vue, la version 1.4.1 de Bozon vient de paraître, un logiciel qui m'est utile, j'espère que le défonçage en règle du logiciel est utile à Bronco, qui a un bug dans son template avec le focus qui fait n'importe quoi quand on change de pages de commentaires.

Simple Music Player, lire sa musique en php directement sur son serveur ipfire

Rédigé par Cyrille BORNE - - 7 commentaires

Maintenant que j'ai un serveur web, je fais le foufou en installant n'importe quoi, le but inavoué bien sûr c'est de réussir à faire crasher mon ipfire qui marche trop bien. J'avais la possibilité de faire un backup complet de ma musique dans bozon (n'hésitez pas à participer dans le github on rigole bien avec Bronco à tout casser) , mais j'ai décidé de balancer tout dans simple music player l'équivalent des ténors comme Ampache, subsonic ou sonerezh qu'a présenté Dada sauf que c'est super léger et que ça s'installe tout seul ... ou presque.

J'ai rencontré un problème d'installation et la résolution est donnée dans le github par un gars, il faut changer le fichier d'install.php par ça :

<?php
    if (!defined('ROOT')) {
        define('DS', DIRECTORY_SEPARATOR);
        define('ROOT', str_replace(array('/core','/installation'),'',dirname(__FILE__)).DS);
    }
    if(!empty($_POST['pseudo']) AND !empty($_POST['pwd1']) AND !empty($_POST['pwd2'])){
        if($_POST['pwd1'] == $_POST['pwd2']){
            $sqlite = new PDO('sqlite:../core/private/data.db');
            $user = $sqlite->quote($_POST['pseudo']);
            $pass = $sqlite->quote(sha1($_POST['pseudo'] . $_POST['pwd1'] . $_POST['pseudo']));
            $sqlite->query('DELETE FROM users');
            $sqlite->query('INSERT INTO users (username, password, admin) VALUES(' . $user . ',' . $pass . ', "1")');
            if(mkdir(ROOT.'data/' . $_POST['pseudo'] . '/pictures',0755,true)) {
                if(mkdir(ROOT.'data/' . $_POST['pseudo'] . '/songs',0755,true)) {
                    header('Location: index.php?ok');
                }
                else {
                    header('Location: index.php?err');
                }
            }
            else {
                header('Location: index.php?err');
            }
        }
        else{
            header('Location: index.php?err');
        }
    }
    else{
        header('Location: index.php?err');
    }
?>

C'est peut être ma configuration ou autre chose mais je n'ai pas eu la création du répertoire data, avec cette version modifiée de l'installateur ça passe tout seul. Autre "obstacle", j'ai mis un moment à comprendre quand même, une limitation à 20 fichiers par upload ce qui pour mes presque 2000 chansons risquait d'être un peu long, dans mon php.ini il n'y avait pas la variable max_file_uploads qui par défaut est à ... 20. Le logiciel est propre, encore plus propre si vous faites partie des pervers qui passaient des heures à tagger vos fichiers mp3.

Le seul problème de ce logiciel pour ma part c'est qu'il renomme les fichiers mp3 pour les adapter à son modèle. Imaginons donc que pour une raison ou pour une autre tout crashe chez moi et qu'il ne me reste que cette copie, ben les fichiers ils ressemblent à 003df3c4096a86e15f8966909a028e2a.mp3 ce qui n'est pas nécessairement explicite. A part ça, rien à dire.

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