Le Blog de Cyrille BORNE

Votre spécialiste du déréférencement

Astuce : tester des disques durs avec GSmartControl

Rédigé par Cyrille BORNE - -

GSmartControl est un outil disponible dans les dépôts qui permet de tester les disques dur comme on a l'habitude de le faire avec des outils dédiés, je pense à Seagate. Comme on peut le voir sur les captures d'écran ci-dessous, le disque dur ne passe pas le test rapide, il est donc bien mort. On regrettera que l'outil ne propose pas de formatage de bas niveau.

Astuce : Angry IP Scanner pour scanner graphiquement les adresses d'un réseau

Rédigé par Cyrille BORNE - -

Au lycée, il peut m'arriver d'avoir besoin de trouver rapidement les adresses IP des appareils connectés et surtout les non connectés, cela me permet par exemple de vérifier rapidement quels sont les appareils à IP fixe du genre photocopieurs qui sont tombés en carafe. Plutôt que de pinger 255 adresses, j'utilise Angry IP Scanner qui comme on peut le voir a une interface particulièrement simple et efficace. Le logiciel est téléchargeable sous forme de deb.

Astuce : Faire son serveur jabber personnel en moins de 5 minutes

Rédigé par Cyrille BORNE - -

Si certains services sont la croix et la bannière à installer, je pense notamment à Diaspora, d'autres s'installent en à peine quelques minutes et ont du sens. En effet, jabber qui est un protocole de communication utilisé par exemple par Google, est particulièrement simple à installer, de plus j'ai essuyé les plâtres pendant quelques temps avec de grands serveurs comme jabber.org ou jabber.fr très régulièrement en carafe si bien qu'il n'est pas une mauvaise idée d'être autonome surtout pour ne gérer qu'une seule identité, la sienne. Il existe plusieurs serveurs Jabber, prosody est le plus simple, puisqu'il ne nécessite que deux lignes de configuration.

  • apt-get install prosody
  • nano /etc/prosody/prosody.cfg.lua, je vais rajouter une ligne VirtualHost "nomdedomaine"
  • prosodyctl adduser
  • /etc/init.d/prosody restart
  • J'ouvre les ports 5222 (TCP & UDP), 5269 (TCP & UDP), 5280 (TCP & UDP) sur la box
  • C'est fini.

La configuration du client ne pose aucun problème particulier, on n'oubliera pas de faire pointer le serveur de connexion sur l'adresse IP du serveur.

CliCompagnon

Rédigé par Cep - -

Sur le Forum je proposais une commande pour renommer des photos en fonction de la date exif et, comme c'est tout à fait normal, quelqu'un débutant avec Linux me faisait remarquer que ce n'était pas très simple d'usage. Soit.

Tout à fait par hasard j'ai trouvé un projet, CliCompagnon, justement susceptible d'aider dans une certaine mesure les débutants avec certaines commandes.

CliCompagnon est une sorte d'annuaire des commandes les plus fréquentes dans la gestion d'un système Linux. Certes, quelques commandes sont dangereuses, d'autres à éviter comme par exemple autoremove, et il n'y a pas d'explication sur ce que fait chacune des commandes mais, après tout, il appartient tout de même à l'utilisateur de se renseigner avant. Donc, un outil ni plus ni moins dangereux que le terminal en lui-même qui, d'ailleurs, n'est lui aussi pas plus dangereux que des programmes en interface graphique utilisés sans précaution.

Autre avantage de CliCompagnon, il est possible d'ajouter ses propres commandes, ce que j'ai fait d'ailleurs pour les besoins de ce billet et je l'ai utilisé pour passer la commande indiquée dans le Forum.

Quelques copies d'écrans montrant certaines procédures disponibles et celle avec jhead ajoutée par moi en action :

cli_4

cli_1

Pour l'installer il suffit de récupérer le .deb sur : https://launchpad.net/clicompanion

Pour la documentation voir : https://help.ubuntu.com/community/clicompanion

On peut aussi ajouter le ppa comme indiqué sur le site. En ce qui me concerne les tests ont été faits sur une Debian Sid.

cep

Cinéma, cinéma, TCHI TCHA !!! - Année 2013

Rédigé par Cyrille BORNE - -

Jason Statham, acteur bien connu pour ses comédies romantiques comme le transporteur, tente d'apporter un peu de finesse à sa panoplie un peu faible de personnages qui tuent tout le monde. Ancien des forces spéciales, ça part mal, il ne supporte plus les massacres, la boucherie, et finit par s'évader du front pour revenir à Londres où il sombre dans la clochardisation. En entrant par effraction dans un appartement inoccupé par son propriétaire, il trouve les moyens de se reconstruire, devenir le héros des clochards, en profiter pour massacrer quelques méchants et vivre une relation amoureuse avec une bonne sœur. Crazy Joe est un épisode un peu particulier des films d'actions de Statham puisqu'il passe plus de temps à jouer qu'à frapper ce qui est plutôt rare. L'ensemble donne un film peu convaincant, l'histoire de la parenthèse dans la vie de cet homme est particulièrement banale, les quelques scènes de baston ne parviennent pas à relever l'intérêt du film.

Aux états unis on a décidé de régler le problème de la violence de façon originale. Une fois par an, on autorise les gens à s'entre-tuer sans aucune répercussion derrière ce qui permet aux gens d'éliminer entre autre les pauvres et de régler leurs comptes. L'histoire nous place au sein d'une famille dans laquelle le père vend des systèmes de sécurité ce qui est tout de même bankable le fameux "jour de fête", la fille quant à elle est amoureuse d'un garçon plus âgé, une relation que désapprouve le père. La petite famille s'enferme dans son bunker, et là c'est le drame, alors qu'elle pensait pouvoir passer tranquillement le massacre en sécurité dans sa maison, le jeune fils a pitié d'un clochard qu'il fait entrer dans la maison et qu'une bande de fous réclament à l'extérieur avant de faire un massacre, le copain de la fille est resté dans la maison et pense avoir trouvé un moyen de faire passer l'information à son père de façon radicale. L'idée est originale, la mise en scène efficace et gore, The purge est un film à voir.

Quatre individus, magiciens de leur état, sont réunis, appelés par une espèce de "légende de la magie" dont on ne connaît pas l'identité, leur imposant des défis pour arriver au top de la magie et pour se voir révéler tous les ultimes secrets. Les quatre magiciens réalisent une série de braquage complètement folle où des sommes astronomiques disparaissent mais il est impossible de le prouver car les magiciens ne sont pas présents sur les lieux du crime au moment de la disparition. On fait alors appel à Morgan Freeman un expert de la démystification, pendant que la police représentée par Mark Ruffalo et Mélanie Laurent s'arrachent les cheveux de la tête pour coincer les magiciens avec entre autre au casting Jesse Eisenberg et Woody Harrelson. Insaisissables est un film qui ne laisse pas indifférent, un film qui a coûté cher avec un gros casting au point de se payer José Garcia en presque figurant, on est accroché, les tours de magie sont surprenants, on veut savoir où ça va aller, mais certaines ficelles des gros films américains sont bien trop visibles parfois, un comble pour un film sur la magie.

Les Petits princes nous place dans l'univers du football et plus particulièrement dans un centre de recrutement où l'on a droit à tous les clichés : l'argent, le racisme, la jalousie et j'en passe. Le héros est atteint d'une malformation cardiaque qui fait qu'il ne devrait pas jouer alors qu'il est un génie du ballon, c'est lui qu'on suit pendant une heure trente de film. C'est pas mal, même si c'est du déjà vu, on a tout de même droit à la participation d'un Eddy Mitchell ce qui n'est pas rien, les jeunes acteurs sont convaincants, à voir si on n'a vraiment rien d'autre à voir à la télé.

Kick Ass part d'un postulat intéressant, celui d'un jeune qui décide de devenir un super héros. Au départ, le film commence comme une grosse parodie et puis lorsque notre héros se prend un coup de couteau et fini à l'hôpital on se rend compte que le film est un peu plus sérieux que cela. C'est ça la force du concept, un film qui jongle entre grosse violence et parodie, une violence qui rappelle en permanence que jouer les héros n'est pas si simple. Donc notre héros est tout sauf un héros, et par un mauvais jeu de quiproquo il va se retrouver face à l'un des plus grands parrains de la mafia qui pense que Kick Ass en veut à son organisation. En fait c'est Nicolas Cage et sa fille de 11 ans Hit Girls qui mènent leur vengeance et qui eux faute d'être de vrais supers héros sont des gens hyper-armés, préparés, et dangereux. Le premier Kick Ass est plutôt long à démarrer, j'ai eu pas mal de temps à entrer dans le film et puis à la sortie du deuxième, j'ai bien adhéré, le film est assez malin, jongle sur la notion de réseaux sociaux, un film qui pose les limites entre le monde réel et la fiction, un film qui doit forcément séduire les jeunes et les geeks. ATTENTION SPOIL La fin du film se termine avec la mort de Big Daddy, Hit Girl se retrouve orpheline et est adoptée par l'ancien coéquipier de Nicolas Cage. Alors que Kick Ass aimerait bien devenir un super-héros pour de vrai et rejoint une guilde de super héros formés par des gens ordinaires, Hit Girl promet à son père adoptif d'en finir avec les bras tranchés et d'être une adolescente ordinaire, elle découvre la très difficile vie à l'école, les autres filles, les garçons. Pendant ce temps là, le fils du truand du premier opus décide de devenir le Mother Fucker, un super vilain. Meilleur que le premier opus car toutes les bases sont posées, on prend énormément de plaisir à retrouver ces faux super héros, les choix des uns et des autres pour un film bien plus dynamique que le premier.

Voilà c'est fait, François Berléand quitte enfin sa banque où il s'ennuyait depuis des années, il est enfin à la retraite. Il n'a ni prévu déprime, ni regrets ou ennuis, mais de faire les quatre cents coups avec son ami Patrick Chesnais, un gars qui fait l'imbécile depuis toujours, qui n'a honte de rien mais dont l'attitude lui a fait rater l'amour de sa vie, son seul talon d'Achille. On suit donc nos deux "anciens" faire leurs bêtises, sans réellement savoir où le film va nous emmener, c'est distrayant mais sans plus, au bout d'un moment car il faut bien occuper le public, les deux compères décident de se lancer dans le casse de l'ancienne banque de Bérléand, pas plus passionnant. 12 ans d'âge n'est pas un film exceptionnel, ça se laisse regarder, n'attendez ni philosophie sur la retraite ou sur le fait de vieillir, c'est particulièrement creux de ce côté là.

Daniel Auteuil ne s'en cache pas, il est un fan de Pagnol, il s'est donc lancé dans le portage de la trilogie avec les premiers épisodes Marius et Fanny. L'intrigue est particulièrement simple, César patron de bistrot a pour fils Marius, obsédé par la mer, partir et quitter la vieille ville est sa seule obsession, ça et son amour pour Fanny. Dès lors on imagine facilement les problèmes, cette fille qui aime ce garçon, ce garçon qui aime cette fille, mais si elle l'aime vraiment elle doit le laisser partir sinon il ne sera jamais heureux. Le problème c'est qu'avant son départ, Marius aime un peu trop fort Fanny et cette dernière tombe enceinte, elle n'aura pas d'autre choix que d'épouser le vieux veuf riche du village pour sauver l'honneur. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles si Marius n'était pas de retour ... La véritable interrogation bien sûr, c'est le sens d'un film qui se contente de reprendre un film qui existe déjà. La réponse je peux vous la donner, la modernité, le film tout de suite donne largement plus envie que la vieille chose en noir et blanc. Que dire si ce n'est qu'on est totalement pris, c'est bien joué, les dialogues sont savoureux, Pagnol c'est indémodable.

Benoît Poelvoorde, Kad Merad, Fred Testot sont trois frères, la quarantaine ou pas loin. Un jour leur mère tombe dans le coma et leur vie explose. Le titre du film Le grand Méchant Loup aurait pu s'appeler les trois petits cochons puisque c'est la structure sur laquelle le film est construit, jusqu'aux maisons. Le grand méchant loup ici c'est au choix, la tentation incarnée par les femmes, ou la crise de la quarantaine c'est selon. Les trois frères vont rencontrer donc le grand méchant loup à travers une femme et chacun va réagir d'une façon différente, avec bien sûr le souci d'être tous les trois pris dans leur vie conjugale respective. Pas si mal mais aurait pu être mieux, certains passages amusants d'autres beaucoup moins, le film reste trop classique et particulièrement prévisible, ça se laisse regarder tout de même.

La terre a été massacrée par les extra-terrestres, ce sont des choses qui arrivent. Les extra-terrestres ont eu la jouasse idée de balancer des gros monstres massacreurs aveugles qui se repèrent à la peur des êtres humains, la feinte bien sûr c'est de ne pas avoir peur. C'est le cas de Will Smith qui n'a peur de rien et qui est devenu un peu le super héros de la terre, il est le grand amiral, le vrai bonhomme, le premier à avoir réussi à maîtriser sa peur. Depuis on a monté une école de champions, son fils est cadet et vise à épater son papa pour rétamer les monstres, malheureusement il n'est pas embauché, trop imprévisible. Le père revient, apprend la nouvelle, découpe son fils à coup de lance et part faire d'autres enfants à sa femme, de meilleure qualité. Malheureusement, la vie n'est pas aussi simple et pour se rapprocher le père et le fils entament un voyage de routine qui finit par se crasher sur la bonne vieille planète terre avec un gros monstre qui s'est évadé. Will Smith a les jambes cassées et il devra compter sur son gamin qui n'est autre que Jaden Smith pour aller chercher la balise de détresse qui va bien. After Earth est un film de Night Shyamalan qui devait avoir certainement besoin d'argent pour faire une telle ode à la famille Smith. Aucune subtilité, aucun recul, aucune originalité pour ce film basé sur les relations évidentes entre le père intouchable et le fils décevant qui finit par montrer à son papounet qu'il est à la hauteur. Non pas que le film soit mauvais, il se laisse regarder pour les effets spéciaux et pour le rythme mais on est à des années lumières des films de qualité qu'a pu réaliser l'auteur du sixième sens.

Rachida Brakni qui incarne ici l'archétype de la fille issue de l'immigration qui a parfaitement réussi son intégration mais qui est prise dans les traditions familiales, vient d'avoir son appartement, en contrepartie elle doit épouser un garçon pas réellement pressé qui passe son temps à faire la fête. Pour sa part, elle fréquente un jeune homme qui n'est pas d'origine musulmane et le cache à sa famille pour éviter le drame.  Sa voisine de pallier Isabelle Carré est mal vue dans la cité, et pourtant la jeune femme fait ce qu'elle peut pour joindre les deux bouts élevant seule ses deux enfants suite à la mort tragique de son compagnon en accident de scooter. Si au départ tout les sépare, les jeunes femmes vont se rapprocher et résoudre leurs problèmes d'un grand coup de baguette magique. D'ailleurs à y réfléchir il ne manque que Mimi Mathy en Joséphine ange gardien dans Cheba Louisa pour apporter un peu de crédibilité à ce film qui tient plus du téléfilm de TF1 qu'un vrai grand film qui passe au cinéma. Voilà, c'est plutôt mauvais et c'est dommage, les deux femmes sont deux bonnes actrices, on se demande ce qu'elles ont fait pour se retrouver embarquées là dedans.
 
Dans une famille américaine de base, tout commence à débloquer. Objets qui se déplacent, constructions bizarres, on se met à rester figé devant la porte pendant des heures, les oiseaux viennent s'écraser en masse sur la maison, enfin bref on est en proie aux phénomènes paranormaux. Dark Skies relève le défi de vous faire un mélange de plein d'épisodes de X-files pour vous préparer au classique enlèvement par les extra-terrestres. C'est réussi, les parents désemparés face aux phénomènes, une société incrédule qui pense que les enfants sont maltraités quand il commence à  avoir des formes géométriques qui apparaissent sur le corps des enfants etc ... C'est très / trop classique mais c'est tout de même réussi, on reste scotché devant son écran pour savoir comment ça fini, à voir.
 
Rooney Mara est une jeune femme très bien sous tout rapport jusqu'au moment où elle assassine son mari le pourtant si sexy Channing Tatum. On pourrait bien évidemment penser qu'il s'agit d'un crime de base mais la faute à pas de chance, la jeune femme consultait le très connu psy Jude Law qui lui a refilé pour sa dépression le remède miracle, un cachet que lui a proposé l'industrie pharmaceutique contre une histoire de gros sous. Or, le dit cachet pourrait avoir des effets secondaires, le genre d'effets qui pourrait amener une femme à tuer son mari aussi sexy soit-il. Excellent film qui mélange tous les styles, le policier notamment quant à l'enquête sur le meurtre, la politique avec les histoires de gros sous, et cette question qui brûle les lèvres : et si tout ceci n'était que de la simulation pour couvrir un meurtre ? A voir d'urgence.
 
Fabrice Eboué travaille pour la police scientifique, c'est un gars sérieux, banal, limite ennuyeux qui en amour frise le côté obsessionnel. Il aurait peut être des raisons d'ailleurs, Jean-Paul Rouve, Denis dans le film un gars un peu marginal qui tient une école de catch lui a piqué deux de ses ex et il se fait donc du souci pour sa compagne du moment. La suite on la connaît, Fabrice Eboué va se mettre dans des situations pas croyable pour éviter l'inévitable, et comprendre pourquoi le fameux Denis intervient dans sa vie. Pas mal, notamment dans le côté délirant, les situations, le personnage haut en couleur de Jean-Paul mais mal exploité, on aurait pu imaginer une haine liée à l'enfance, un vieux secret, une vieille revanche, je vous le dis tout de suite ce n'est pas le cas. Denis est une bonne comédie, on regrette que le réalisateur ne soit pas allé assez loin dans son délire.
 
En plein dans la crise Espagnole, un homme tue ses collègues, sa femme et s'enfuie avec ses deux petites filles. Roulant trop vite il dérape et trouve le refuge dans une vieille cabane en bois dans laquelle vit mama un fantôme vengeur mais un fantôme de maman avant tout. Mama comme on peut s'en douter tue le père et élève tranquillement les deux petites filles qui sont retrouvées des années plus tard et confiées à leur oncle et sa copine qui joue du rock et qui ne s'attendait pas à de telles responsabilités. Bien évidemment vivre avec le fantôme mécontent de mama n'est pas facile tous les jours surtout quand on connaît son hygiène déplorable et ses habitudes du moyen âge,on peut se douter qu'il va y avoir quelques mésaventures. Mama est un classique du genre mais un classique particulièrement bien foutu. A voir avec un final assez surprenant.
 
Man of Steel c'est tout simplement le remake de Superman version 2013, celui là on l'avait pas refait depuis longtemps. Superman d'un point de vue scénario c'est quand même assez basique, un gamin est sauvé de la planète Krypton pour arriver sur terre, sur Krypton c'est une vraie buse, sur terre il a de supers pouvoirs. La particularité du film c'est le découpage non linéaire mêlant passé et présent, pour le reste ça reste du Superman très classique dans les grandes lignes. Ici les grands méchants sont des soldats échappés de Krypton qui viennent chopper Superman pour retrouver un objet qui permettrait de faire renaître la planète. En 2013 quand tu refais du Superman c'est à dire globalement les histoires d'un type en slip moulant avec une cape, il faut cartonner aux effets spéciaux et là le moins qu'on puisse dire c'est que c'est une réussite, les scènes de baston sont complètement hallucinantes. Est ce qu'on peut faire un film basé sur les effets spéciaux ? Autant d'habitude j'aurai tendance à dire non, que là je dis oui tant c'est la claque, à voir.
 
Julien Doré et ses comparses, la trentaine passée sont l'un des rares groupe de black metal français. Chaque année ils partent en tournée vers les pays de l'est le seul endroit où ils peuvent jouer mais cette fois ci les choses sont différentes pour deux raisons. A part Julien Doré qui vit avec sa grand mère et qui n'a pas réellement grandi, les autres membres du groupe n'en peuvent plus rattrapés par le travail, les enfants, la famille, ils veulent en finir avec le groupe. De l'autre côté événement exceptionnel, ils vont pouvoir jouer pour le Hellfest, le plus grand concert de métaleux français.La route pour le Hell Fest sera longue et parsemée d’embûches comme jouer de la pop au festival de la fraise. Pop redemption est un road movie vraiment amusant, original, porté par des acteurs qui se la donnent d'un Julien Doré possédé à un Alexandre Astier égal à lui même en passant Jonathan Cohen qu'on voit de plus en plus dans des seconds rôles, acteur qui monte et à suivre, dans l'univers vraiment festif et atypique du metal. Un vrai bon divertissement, à voir.
 
Ryan Gosling le type le plus souriant du monde est cascadeur à moto, il sillonne de ville en ville. Un jour, alors qu'il est de retour sur une de ces fameuses villes de passage, il réalise qu'il est papa, résultat d'une nuit avec Eva Mendes. Il décide de prendre ses responsabilités, mais la seule façon qu'il a trouvé de gagner de l'argent c'est de réaliser des braquages. Forcément les choses finissent par mal se passer et il se fait tuer par Bradley Cooper, un flic qui a beaucoup d'ambition. Plusieurs années plus tard les fils de Ryan Gosling et de Bradley Cooper se lient d'amitié sans que ni l'un ni l'autre ne soit au courant de ce qui c'est réellement passé. The Place Beyond the Pines est un film assez original dans sa construction en deux parties et donc sur deux générations, les pères et leurs enfants. Haletant, déroutant, à aucun moment il est simple de prédire la fin du film, à voir.
 
Mia Wasikowska qui malgré son jeune âge se voit déjà dotée d'une jolie carrière d'actrice est une jeune fille atypique, loin de ses camarades de classe plutôt branchouille. Son père est annoncé mort dans un accident de voiture et pour prétendument leur donner un coup de main à elle et sa maman Nicole Kidman, un curieux oncle débarque, un oncle dont elle n'avait jamais entendu parler jusqu'à maintenant. Un oncle un peu malsain qui se rapproche d'elle mais aussi de sa mère avec qui il entretient une relation pour le moins ambiguë. La jeune fille va se trouver de nombreux points communs avec son oncle, dont le plaisir de tuer. Stoker est un film dérangé, dérangeant, une curiosité malsaine à voir.
 
Le reboot de la série Star Trek était assez bon, une bonne initiative d'ailleurs avec la rencontre de Kirk et de Spock, un Kirk complètement ingérable et tête brûlée, un Spock égal à lui même interprété par le méchant de la série Heroes. Dans ces nouvelles aventures Kirk est toujours aussi foufou et se retrouve au bon milieu d'attentats terroristes perpétrés par un type avec des supers pouvoirs. Pourquoi ? Pour qui ? Hummmm que de mystères mystérieux entourés de mystère !!! Dans la droite lignée du précédent épisode, des méchants, des klingons, des traîtres, des répliques cinglantes, de bons effets spéciaux, tous les éléments sont réunis pour faire de ce film une réussite, Star Trek into Darkness est un très bon film.
 
Halle Berry travaille au centre d'appel des urgences, compétente, son rôle est de prendre en charge au plus vite et au mieux les victimes, les rassurer, les aiguiller. Un soir une jeune fille lui passe un coup de téléphone, the call, elle est aux prises avec un serial killer, une erreur de sa part fait que la gamine se fait attraper, elle ne se le pardonne pas et arrête de travailler pour se contenter de faire de la formation. Un jour une situation similaire se produit et malgré sa peur, son angoisse de l'échec, elle prend l'appel car ELLE EST LA MEILLEURE. The call est pour le moins un film qui met le téléspectateur sous pression, un film réellement haletant qui vous colle un bon stress. Halle Berry nous montre qu'elle est une grande actrice, enfin quand elle ne joue pas dans Catwoman, et réussit parfaitement à véhiculer ses angoisses dans un film qui va 1000 à l'heure.
 
 

le film Les profs est théoriquement l'adaptation de la bande dessinée éponyme, concrètement il s'agit d'une comédie de base sur les profs. L'idée est la suivante, dans un lycée on ne comprend pas réellement pourquoi, les élèves ont le plus mauvais taux de réussite national, après avoir essayé les meilleurs profs, François Morel en odieux recteur adjoint propose un recrutement des plus mauvais enseignants. Il est odieux car bien évidemment il s'agit d'une manœuvre qui doit nécessairement échouer et qui lui permettra de virer le recteur actuel en l’occurrence Dominique Pinon, on se demande ce qu'il peut bien faire là dedans, et de prendre sa place. Au casting on retrouve Pierre-François Martin Laval ancien robin des bois en prof d'histoire fou de Napoléon, Christian Clavier en prof de maths faignasse au possible, Isabelle Nanty en prof d'anglais folle qui jette des craies sur ses élèves, Arnaud Ducret qui est certainement le meilleur rôle du film en caricature assez énorme du prof de sport, et enfin Kev Adams qui livre une prestation catastrophique puisque c'est à l'identique de ce qu'il fait dans SODA, on notera la présence d'Alice David la fille de Bref qui passe d'une série qui marque une génération comme on dit, à une grosse production bien lourde qui a quand même fait 4 millions d'entrées. Il n'est pas bien difficile d'imaginer que ce n'est pas la comédie du siècle, on s'amuse tout de même parfois, pas trop non plus quand même.

Rose Byrne et Rafe Spall qui sont deux illustres inconnus se rencontrent, s'aiment et se marient à une vitesse totalement surréaliste, un mariage à l'anglaise. Tout le monde dans leur entourage ne leur donne pas un an, et les gens n'ont pas vraiment tort, les premières engueulades commencent, les divergences. Et pourtant ils font tout pour sauver leur mariage, et comme je n'ai plus rien à raconter et que le film est une daube, je vais vous raconter la suite et la fin. Rose Byrne croise Simon Baker le mentaliste elle en tombe amoureuse, essaie de résister mais à la fin, elle partira avec, quant à Rafe Spall il va retrouver son ex la très drôle Anna Faris avec qui il finira à la fin. L'originalité du film c'est que d'habitude les gens ne divorcent pas, le happy end ici consiste en un divorce pour mieux vivre, le reste est du réchauffé de mauvaise comédie romantique facilement dispensable.

Naomi Watts et Robin Wrigt sont deux véritables amies, des pures, des dures. Elles vivent avec leurs familles sur une île paradisiaque où chacune élève son fils. Les événements de la vie s’enchaînent, l'une devient veuve, l'autre voit son mari demander une mutation vers Sidney ce qui conduirait les deux femmes à la séparation, pas vraiment la fête. Et puis, un jour quand on ne s'y attend pas, les deux fils vont en une soirée commettre l’irréparable en couchant avec la mère de l'autre. Que penser de Perfect Mothers, en voilà une excellente question. Le film essaie de jouer sur quasiment tous les tabous, la différence d'âge, les cougars, l'adultère, une relation quasi-incestueuse puisque chacune des deux femmes connaît l'enfant devenu un grand garçon depuis le berceau. Une fois qu'on a retiré toute la provocation, que reste-t-il, un film intriguant qui se laisse regarder.

Vous ne le saviez certainement pas mais Hansel et Gretel ces deux coquinous de mangeur de maison en pain d'épice n'en sont pas restés à pousser la sorcière dans la marmite, ils en ont fait leur métier, Hansel et Gretel chasseurs de sorcières. Un métier qui leur réussit plutôt bien puisqu'ils gagnent leur vie avec, sillonnant de village en village pour faire une véritable boucherie. Comme on peut s'en douter car il faut une intrigue, il se trouve qu'une sorcière est un peu plus balaise que les autres et qu'elle kidnappe une tripotée d'enfants, on se demande bien pourquoi. C'est drôle, le film part en effet d'une idée amusante, ces enfants devenus plus âgés qui poutrent tout ce qui bouge, une déformation de l'histoire plus intéressante que celle qu'on a pu voir dans les derniers blanche neige pour exemple. Bien évidemment c'est pas un film pour les philosophes, c'est un vrai divertissement avec de la bonne grosse castagne comme on l'aime.

11.6 c'est l'histoire de Toni Musulin le convoyeur de fond / braqueur qui a pris tranquillement son camion avec 11.6 millions d'euros à l'intérieur. La difficulté du film c'est que je vous ai fait le pitch en une phrase, on sait déjà comment ça finit, alors que dire. François Cluzet est plutôt convainquant dans le rôle de cet homme totalement énigmatique, froid, distant qui se paye une Ferrari avant le braquage de la banque, propriétaire d'une SCI avec son simple salaire de convoyeur. Le film n'apporte en fait aucune réponse, très descriptif, ça se laisse regarder quand même.

Virginie Efira travaille pour un grand magazine, en fin de trentaine c'est une active woman qui n'en a que pour le travail et pour sa fille pré ado. Alors qu'elle est en voyage d'affaire, elle est assise à côté d'un jeune homme qui a 20 ans d'écart et c'est le coup de foudre pour lui. Lui c'est un fou, il y croit trop et il est content parce qu'elle a oublié sa clé USB dans l'avion. Par un malheureux quiproquo elle est photographiée en sa compagnie alors qu'elle se contente de récupérer sa clé. La photo fait le tour de la rédaction et on lui prête une aventure, elle qui est tellement coincée. Cette fausse situation lui offre de nouvelles perspectives dans ce monde terrible de la mode, elle revient dans la compétition. Mais a-t-on le droit de jouer avec les sentiments des uns et des autres ? Oh non c'est pas bien, mais rassurez vous l'amour sera au rendez vous. 20 ans d'écart enchaîne tous les clichés, Virginie Efira très à l'aise dans son rôle de couguar seulement quand elle ne parle pas en fait, le film se laisse regarder tout en prenant quand même conscience à la fin qu'on s'est envoyé un gros navet.

Hitchcock c'est le vieux monsieur tout gros qui aimait apparaître dans ses films et faire peur aux gens. Au début du film, il est au sommet de sa gloire, mais il est vieux et tout gros. Quand on est vieux et tout gros, ce qui compte c'est de faire une sortie phénoménale, pour son dernier film. C'est là qu'il se lance dans psychose, et ça coince. Ça coince, parce qu'il est vieux, il est gros, les thèmes du serial killer et de sexualité abordés dans son script sont insupportables pour l'Amérique puritaine de l'époque. Il va donc devoir batailler, s'endetter pour arriver au triomphe qu'on connaît. Outre la performance d'Anthony Hopkins, le film est intelligent car il ne se limite pas au personnage de Hitchcock, c'est la relation avec son épouse qui est mise au centre, une femme qui vit dans son ombre mais qui aurait été plus que son bras droit. Amusant, passionnant, un film avec beaucoup de qualités et original pour un biopic.

Aux états unis deux individus se préparent à prendre l'avion pour rentrer en France. Ludivine Sagnier qui prépare son mariage, fille stricte, organisée à la limite psychorigide, Nicolas Bedos qui lui se réveille après une nuit particulièrement agitée avec au moins trois femmes. Elle part pour se marier, lui pour un super job, tout les sépare et se retrouvent côte à côte dans l'avion. En fait tout les sépare mais pas tant que ça puisqu'ils ont vécu un amour passionné, se sont brouillés et par le plus grand des hasards se retrouvent dans l'avion. Pendant un peu plus d'une heure trente, on va évoquer leurs souvenirs, leur relation ce qui les a conduit là. Nicolas Bedos est plutôt pas mal dans son rôle de beau gosse qui tombe toutes les femmes et qui n'arrive pas à s'attacher, il fait un peu penser à Duchovny dans la série Californication. Une comédie classique, drôle, on s'amuse même si la fin est particulièrement prévisible amour et turbulences est à voir.

Boule et Bill adaptation de la bande dessinée, deux millions d'entrée, on se demande pourquoi. J'hésite entre savoir s'il s'agit d'un hommage aux années 70 ou un hommage au navet. Et que je te montre le fringues bien ridicules que mes parents me forçaient à porter à l'époque (1975 inside), et que je te montre les immeubles et la vie collective, les vieilles voitures,les vignettes, Paris et le reste. Pas évident en effet de faire un film sur les aventures passionnantes d'un enfant et de son chien, le réalisateur a pris donc le parti de faire une reconstitution des années 70. Même pas nostalgique pour ma part Boule et Bill est fortement dispensable.

le so british Colin Firth en a marre de se faire exploiter par son patron, un homme aussi riche que désagréable qui doit justement sa fortune à son employé, grâce à son expertise dans les tableaux, Colin Firth est le meilleur. Il décide de monter un coup en faisant croire qu'une cow girl du texas serait en possession d'un tableau très rare, l'idée est simple, avec sa complice Cameron Diaz vendre un faux qu'il aura authentifié et partir avec les sous. Malheureusement les choses ne sont pas si simples que cela, Cameron Diaz se dit qu'elle pourrait obtenir plus, les événements imprévisibles et j'en passe. Gambit est dans la grande tradition des films Ocean avec un découpage non linéaire pas toujours facile à suivre, des arnaqueurs arnaqués mais qu'en fait ils tenaient quand même leur arnaque. Plaisant même s'il n'est pas toujours simple, à voir.

En 2077 la terre c'est pas vraiment la fête, une guerre particulièrement violente opposant les humains à une menace extra-terrestre a plutôt mal tourné, la population a été évacuée dans une colonie, seuls restent quelques hommes pour exploiter les ressources et les fournir à la population survivante. La terre est un grand champ de ruines, Tom Cruise est chargé d'éliminer la menace présente afin d'assurer la bonne récupération des ressources, il subsiste en effet des poches de résistance extra-terrestres qui s'attaquent aux infrastructures. Tom Cruise ne va pas très fort, il a des souvenirs passés d'une femme, une obsession. Une obsession qui prend un autre sens quand il récupère la dite femme dans un caisson de congélation et que ses propres drones de combat l'attaquent. Beaucoup d'interrogations dans la tête de Tom, ce qui paraissait si sûr l'est beaucoup moins, bienvenue dans la matrice. En écrivant cette phrase j'en dis déjà beaucoup mais à partir d'un certain moment on comprend qu'Oblivion est plus qu'un hommage à Matrix. Est-ce que c'est gênant ? Non, Oblivion est un bon film, un classique par contre, rien de bien neuf et quand on a compris quelques éléments, on connaît la fin 30 minutes avant au moins.

Sylvester Stallone est un tueur à gages, mais comme c'est Sly, il lui faut quelques bonnes bases saines, il ne tue pas les femmes, les innocents, seulement les vilains pas beaux. Lors d'une mission de routine, abattre un homme, il épargne une prostituée, et là c'est le drame. Son partenaire est tué, on essaie de l'éliminer, tout ça devient tellement angoissant qu'il en vient à s'associer avec un policier, du jamais vu au cinéma. Du plomb dans la tête nous ramène à des films de niveau NT1 en seconde partie de soirée, Sly est particulièrement mauvais dans ce rôle au point qu'il nous fasse penser à sa prestation dans expendable un film qui se veut une caricature avant tout. De vraies scènes surréalistes comme le pistolet de Sly qui s'enraille alors qu'il est tueur professionnel, un prétexte pour une baston à mains nues ce qui nous permet de voir la merveilleuse musculature de Sly parfaitement conservée alors qu'il a 84 ans au moins.

Le philosophe Gérard Butler travaille à la garde rapprochée du président des États Unis c'est un super agent, the best of the best, Aaron Eckhart, qu'on a connu pour ses attributs masculins dans la série Hung. Alors que le président prend la route un soir de tempête de neige, sa voiture dérape, Gérard doit faire un choix entre sauver la femme du président ou le président, celui-ci ne lui pardonnera jamais ce choix. Alors qu'il a quand même sauvé le président, il est mis au placard à un poste administratif, les journées sont bien longues mais un peu de piment va débarquer dans sa vie. Le président reçoit le premier ministre de la Corée du Sud et là c'est le drame, la plus grande offensive jamais produite est lancée contre la maison blanche, jusqu'à sa chute (la chute de la maison blanche). Une scène mémorable qui dure plus de 30 minutes avec des tirs de mitraillettes, de canon, de bombe, de tout, c'est assez pénible. Le film d'ailleurs alors qu'il remplit parfaitement son office de blockbuster américain est pénible dans l'ensemble, surtout quand on a passé la trentaine et qu'on a déjà vu 50 films du même type, à savoir un homme tout seul qui va sauver le monde, Bruce Willis dans les premiers Die Hard le faisait beaucoup mieux avec plus d'humour.

Denzel Washington se lève au petit matin, après une soirée particulièrement arrosée et une nuit agitée avec l'une de ses hôtesses de l'air, il est pilote de ligne. Comme il est un peu crevé, un bon petit rail de coke pour remettre tout ça en place. A bord, la routine, il s'envoie deux mignonnettes et c'est donc dans un état complètement second qu'il prend le volant de son avion. On comprend que Denzel Washington souffre d'un grave problème d'alcoolisme, de drogue. Le simple vol de routine se transforme en vol catastrophe et je vous assure que l'on a là une des scènes de crash aérien les plus folles de l'histoire du cinéma mais qui se termine avec un nombre minimum de morts si bien que le commandant est perçu comme un héros national. Comme on peut tout de même s'en douter il va y avoir un procès pour déterminer les circonstances de l'accident, notre héros va jouer la course contre la montre pour éviter de dévoiler à la face du monde ses faiblesses, sa maladie. Flight est un film extraordinaire, surprenant, haletant.

Bradley Cooper qui est en train de nous faire une carrière intéressante à la Brad Pitt, vient de sortir de l'asile psychiatrique. Dire qu'il est complètement barré est un euphémisme mais ça y est il est libre, et il est libre avec un vrai projet, il va reconquérir sa femme. Sa femme c'est l'amour de sa vie, mais quand il a surpris celle-ci avec un autre homme, il est devenu complètement fou et a massacré l'amant de sa femme. A l'asile, il a découvert la thérapie du bonheur (Happiness Therapy), il se doit de tout vivre de façon positive. Comme il est tout de même considéré comme un fou, il a l'obligation de vivre chez ses parents, avec Robert De Niro pour père, un homme humiliant, violent, passionné de football, une folie moins apparente que son fils, mais quand même bien grave. Il va rencontrer Jennifer Lawrence totalement à contre emploi par rapport à Hunger Games, une jeune femme devenue nymphomane suite au décès de son mari, et qui lui fait croire quelle a la possibilité de le mettre en relation avec son ex-femme à la condition qu'il participe à un concours de danse avec elle en tant que partenaire. Happiness Therapy est un film puissant, très bien joué, comme je l'évoquais plus haut Bradley Cooper fait penser à Brad Pitt dans l'armée des douze singes, la performance est vraiment énorme, le film est amusant avec un vrai suspense jusqu'à la fin puisque tout est possible chez les fous.

François Damiens qui s'il ne s'offre pas une carrière à la Brad Pitt fait une carrière intéressante tout de même car comique de profession il enchaine les rôles qui vont de la comédie romantique au film assez sérieux comme ici avec tango libre. Gardien de prison, homme effacé, il est fasciné par une femme qu'il rencontre par hasard au cours de tango, une femme qu'il retrouve au parloir de la prison dans laquelle il travaille. Cette femme rend visite à deux hommes, des amis braqueurs de banque qu'elle a aimé tous les deux mais qui a finalement choisi d'épouser Sergi López. Le tango est un sujet de polémique entre l'homme et la femme, et comprenant que François Damiens entretient une relation ambiguë avec celle-ci, il se trouve un professeur de tango au cœur même de la prison. Film étonnant, bien joué, assez profond sur les relations entre les hommes et les femmes, à voir.

Paul Schneider et Olivia Munn forment un couple heureux, il ne manque qu'un bébé pour parfaire à leur bonheur. Le problème c'est que le couple a beau essayer, il échoue, jusqu'au jour où l'on apprend à Paul Schneider qu'il est stérile. Et pourtant lui est persuadé du contraire, il dissimule en effet un terrible secret. Plus jeune pour payer la bague de fiançailles d'Olivia Munn il a fait des dons de sperme, si bien qu'il sait que d'après les analyses médicales réalisées, il était parfaitement en état à l'époque. La parade donc consiste à braquer la banque du sperme pour récupérer son propre échantillon afin d'inséminer sa femme. Babymaker est une comédie assez amusante, dispensable toutefois.

Tom Cruise est Jack Reacher, un ancien enquêteur de l'armée qu'on recherche soudainement pour un complément d'enquête. En effet un ancien sniper qu'il avait arrêté en Irak a fait un carton sur six personnes, et ce sniper en question est aujourd'hui dans le coma, tous les indices sont bien présents et on voudrait le témoignage de Jack, mais seulement celui-ci est introuvable. Curieusement, il se présente directement aux autorités et commence à mener sa propre enquête, il est persuadé qu'il ne s'agit pas de cet homme car il n'en avait tout simplement pas le talent compte tenu de la distance et de ses capacités. Jack Reacher est un excellent policier taillé sur mesure pour Tom Cruise, un rôle de justicier totalement indestructible qui frise parfois un peu le ridicule sur certaines scènes, mais c'est aussi ça le cinéma américain.

Vincent Perez est un homme d'affaire pour le moins ignoble qui va marier sa fille, mais pas seulement, il a une grosse affaire sur le fait qu'il doit mener avec son associé, il doit aussi dépouiller une entreprise familiale. Il est à Paris, le mariage est à côté de Marseille, il va devoir traverser la France en pleine grève des chauffeurs routiers qui bloquent les stations d'essence, pas facile. Un prince presque charmant, c'est l'archétype du road movie où on prend un personnage raciste, sans scrupule et qui à travers les rencontres et les évènements tout au long de son voyage va se transformer en bisounours, il trouvera même l'amour avec la fille du propriétaire de l'entreprise qu'il veut ruiner. Si on fait totalement abstraction du fait qu'il s'agit d'un film qu'on a vu dix mille fois, que c'est prévisible au possible, je trouve que Vincent Perez porte pas mal le film en type pourri. Un agréable moment de télévision plus que de cinéma, il fallait quand même en vouloir pour balancer ça sur grand écran.

Gérard Lanvin est le patron d'un grand restaurant, deux évènements importants dans sa vie, sa fille de 20 ans avec qui il vit va passer un grand oral d'examen, son restaurant devrait bientôt avoir sa première étoile. C'est un homme dur, c'est un homme qui passe son temps à gueuler, c'est un homme qui n'écoute pas. Chaque semaine il a rendez vous avec Jean-Hugues Anglade et Wladimir Yordanoff ses deux amis de toujours. Et de la même façon, ces deux plus proches amis ne peuvent pas tout lui dire, trop colérique. Et pourtant chacun d'eux porte un lourd secret. Le premier entretien une relation amoureuse avec la fille de Gérard Lanvin, le second est homosexuel. 1h40 de film pour nous raconter comment les amitiés sincères vont exploser. Plutôt pas mal, plutôt prévisible, bien joué, pas indispensable mais se laisse regarder.

Dans la même veine que amitiés sincères, Love Next Door raconte l'histoire de deux familles on ne peut plus basique, qui passent tout leur temps libre ensemble, les fêtes, les enfants qu'on imagine se marier ensemble, la bonne caricature traditionnelle qu'on peut facilement imaginer. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles si la fille des uns ne tombait pas amoureuse du père des autres Hugh Laurie, le docteur House en l’occurrence, un amour qui sera partagé. A partir de là, on comprend bien que la situation explose, plus rien ne sera comme avant. Comédie prévisible, pas très profonde qui montre tout de même de façon assez efficace l'un des malaises de notre société, celui de vouloir à tout prix sauver les apparences.

Dagmar, L'Âme des vikings raconte l'histoire d'une jeune fille qui fuit la peste avec ses parents et son jeune frère. Comme un malheur n'arrive jamais seul, elle croise la route de bandits de grands chemins qui massacrent toute sa famille et qui la gardent dans le but très louable d'offrir une petite sœur à la fille de la chef des bandits. On comprend assez rapidement que la fille de la chef des bandits n'est pas vraiment sa fille et qu'elle a été enlevée à sa famille, si bien que la gamine saisit l'opportunité de partir avec la nouvelle venue, la traque démarre. Il s'agit ici d'un film Norvégien qui s'il ne transcende pas d'originalité a le mérite d'offrir un bon moment d'action, une bonne poursuite, et du sang partout. A voir.

Christoph Waltz est chasseur de prime, il a besoin de trouver un esclave qui serait capable de reconnaitre trois frères sur qui il y a une mise à prix. Il libère donc Jamie Foxx et de cette collaboration juteuse va naitre une réelle amitié, un apprentissage du métier de chasseur de prime. Jamie Foxx alias Django n'a qu'un seul but, retrouver son épouse détenue par Leonardo DiCaprio un cruel sudiste qui organise des combats d'esclave. Django Unchained est un western à la sauce Quentin Tarantino et quoi qu'on en dise ça fait réellement la différence. Tarantino sait jouer avec les codes mais aussi les casser quand il faut, musicalement par exemple une scène de fusillade sur un gros rap ou encore une scène totalement improbable sur la couture des cagoules de ce qui devrait donner le futur ku klux klan. C'est vraiment un film bien fait, qui met un coup de jeune au genre, de l'action, de l'humour, il y a vraiment tout. Les acteurs sont très bons avec un DiCaprio toujours aussi fou, un Jamie Foxx parfait dans le personnage que Will Smith a refusé. A noter la performance de Samuel L. Jackson en rôle secondaire qui incarne un vieil esclave totalement dévoué à la famille de son maître, plus raciste encore que les esclavagistes.

Omar Sy est un policier de Bobigny, un jeune du quartier connu de tous mais qui en était la risée. Un beau jour des gamins trouvent un corps, il s'agit de la femme d'un homme particulièrement influent si bien qu'on appelle Laurent Lafitte policier parisien, arriviste, lèche botte, qui voit dans cette affaire la possibilité de prendre du galon. Comme on peut s'y attendre, les deux policiers que tout oppose vont devoir collaborer et former comme on dit, un duo totalement improbable. De l'autre côté du périph c'est la comédie facile par excellence, qui n'est pas sans faire penser à l'arme fatale par exemple mais dans un cadre ramené à la française. Le film est hautement prévisible, les situations basées sur les clichés de la banlieue d'une part du parisianisme d'autre part, pour un final qu'on pouvait prévoir dès les premières images, happy end inside. La comédie reste néanmoins amusante et agréable à regarder, plus qu'Omar Sy c'est vraiment Laurent Lafitte en type détestable qui tient le film sur ses épaules, à voir.

Shana Castera alias Max est une jolie petite fille trop chouki !!!!! Sa vie n'est pas toute rose puisqu'elle a perdu sa môman ... C'EST TROP TRISTE !!!! ET PIRE QUE CA SON DARON C'EST JOEY STAR !!!! La moitié du suprême NTM vivant de petits larcins et d'arnaques avec son vieux complice Jean-Pierre Marielle. Noël approche et c'est pô bien, c'est trop triste, c'est pour cela que Max a décidé de se trouver une maman qui n'est autre que Mathilde Seigner !!! TROP BIEN !!! Seulement le problème c'est que Mathilde Seigner est prostituée et que pour rester chez Joey Star elle demande une relation tarifée. Que c'est compliqué tout ça mais rassurez vous, à la fin tout ira bien, merci Cupidon, tu es le meilleur. Réunir un casting pareil, auquel il faut rajouter Sylvie Testud, François Berléand, ou encore Zinedine Soualem pour donner le niveau d'un téléfilm de TF1, ce n'était peut être la peine. Une comédie bien gentillette et parfaitement dispensable comme vous pouvez vous en douter

Ça va pas fort pour Clovis Cornillac, sa société d'ambulance se porte mal, il travaille comme un fou pour que ça fonctionne, et pendant ce temps là sa femme s'éloigne. Il est appelé un soir par la police pour récupérer sa mère Josiane Balasko une femme atypique qui s'est mis en tête d'héberger chez elle un petit sans papier contre l'avis de Gérard Jugnot son mari. Clovis Cornillac profite d'une pause dans sa vie pour rester chez ses parents, ses héros et se reconstruire au milieu des engueulades et des coups de folie, de ses racines. Mes héros est certainement un hommage aux parents du réalisateur, un coup de Allocine me confirme que c'est bien le cas. Quelle chance d'avoir des parents si formidables, ça fera les pieds à toutes les personnes en conflit avec les leurs, qui pourront éviter ce trop plein de bonheur.

Jose Mota est un publicitaire qui a connu son heure de gloire il y a de nombreuses années. Aujourd'hui chômeur, il bénéficie du soutien de son épouse Salma Hayek dont l'amour est indéfectible. Alors que ses anciens collègues qui ont fait fortune grâce à lui lui refusent un poste, il se retrouve sur le lieu de sa nuit de noce, un hôtel qui a été transformé en musée. Par un mauvais concours de circonstance, il fait une chute et se retrouve avec la tête plantée dans une barre de fer. Il est immobilisé le jour de l'inauguration dans une pierre que l'on ne peut retirer car elle est classée monument historique, et les médias commencent à se préoccuper de son cas. En bon publicitaire qu'il est, il sent le filon et commence à se mettre en valeur pour faire monter les enchères, émissions de télévision, publicités etc ... Un Jour de Chance est une critique sévère du monde des médias et de la société de façon générale, car d'un côté on montre les chaines de télévision qui essaient de s'arracher l'exclusivité, le suspense, va-t-il mourir ou non, de l'autre les responsables du musée, les anciens collaborateurs qui cherchent absolument à éviter la culpabilité, enfin de notre monde où un homme acculé par le chômage se voit dans l'obligation de se vendre alors qu'il risque de mourir. Pas mal, mais la caricature est trop grosse et sans aucune subtilité.

Déborah François est une jeune fille qui dans les années 60 vit seule avec son père au fin fond de la campagne. Elle en a marre de cette vie et cherche à s'en échapper, elle arrive à devenir la secrétaire de Romain Duris patron d'un cabinet d'assurance. Romain Duris l'embauche pour une caractéristique assez surprenante, il découvre qu'elle tape à la machine à une très grande vitesse et décide alors de l'inscrire aux championnats du monde de saisie à la machine à écrire. Original ce populaire, avec son contexte des années 60, les voitures, les costumes, les coiffures, la reconstitution est plutôt bien faite et le sujet original. Amusant, bien joué, à voir.

Heath Ledger est le simple écuyer d'un seigneur qui a la mauvaise idée de mourir avant une joute. Lui et ses acolytes ont besoin d'argent et il décide d'usurper le rôle de son défunt maitre. Au lieu d'en rester là et de trouver un nouveau seigneur, les hommes décident d'inventer un noble fictif et de se lancer dans la chevalerie de compétition pour gagner de l'argent ce qu'ils vont réussir jusqu'au championnat du monde. Malheureusement il n'est pas simple d'être un simple homme du peuple et de se faire passer pour un noble, surtout quand on est fou amoureux d'une princesse. Chevaliers est un excellent film qui dépoussière le genre, comprenez que par exemple dès le début du film alors que commence la joute, on attend la musique We Will Rock you et les gens tapent en rythme. On a plein de détails anachroniques de ce genre mais qui passent particulièrement dans le film, de l'humour, de l'action, de l'amour, alors que le film a 12 ans, il n'a pas pris une ride.

Eva Longoria qu'on a connu en femme désespérée, est toujours aussi désespérée puisqu'elle vient s'adresser à trois frères qu'on peut assimiler à des ploucs sudistes et racistes plus ou moins chasseurs de prime. Eva Longoria a bien des problèmes, ce coquin de Billy Bob Thornton a essayé de la tuer et détient un enfant qu'elle tient impérativement à récupérer, ce que vont faire les trois frères à leur manière, à coups de gros flingues et de mandales. Pour récupérer l'enfant, notre bon ami Billy Bob Thornton aura la bonne idée de lancer toutes sortes de tueurs à leurs trousses, pour nous donner une espèce de course poursuite à la Blues Brothers. les massacres en plus, avec ces héros pour le moins ratés, limite dégénérés. The Baytown Outlaws, est un excellent film d'action, avec une grosse dose d'humour bien lourd.

Richard Gere est un homme d'affaire puissant et reconnu, le patriarche d'une famille unie, il est marié à Susan Sarandon et forment un couple en apparence uni. En réalité les choses sont plus ternes que cela, il a positionné son fils à une place stratégique dans la société, une place où il ne fera pas grand chose de mal car c'est un incapable, il trompe sa femme avec Laetitia Casta une jeune artiste, une mauvaise transaction financière fait qu'il va devoir vendre sa société, mais pour une raison qui lui échappe la vente prend du retard. Les choses vont encore plus mal, alors qu'il conduit sa maîtresse, elle meurt dans un accident de voiture, un scandale qu'il doit absolument éviter s'il veut conserver l'espoir de vendre sa société et ne pas se retrouver ruiné. Richard Gere est un acteur qui vieillit bien à l'instar d'un Kevin Costner, alors qu'ils ont été adulés pour leur image, en vieillissant ils prennent des risques dans des rôles moins conventionnels. Richard Gere joue ici un salaud qui vit par l'argent et pour l'argent et qui va mettre tous les moyens en œuvre pour s'en tirer. Largement amoral, particulièrement réussi, arbitrage est un thriller haletant.

Dans un futur proche on a inventé la machine à remonter le temps, c'est pratique une machine à remonter le temps, ça permet de faire des tas de choses, mais ici ce n'est pas nécessairement ce à quoi on pense. C'est la mafia qui l'utilise d'une façon assez simple, en téléportant dans le passé des gens qu'elle cherche à éliminer. La méthode est simple, on fait disparaitre le type dans le passé où il n'existe pas forcément et ni vu ni connu, le looper lui met un grand coup de carabine. Parfois le looper devient encombrant, c'est un métier où il ne fait pas bon vieillir, et on envoie dans le passé le looper plus vieux pour se faire abattre par son alias plus jeune, ce qui permet à l'assassin de savoir exactement quand il va mourir et comment. Un jour portant, les choses ne se passent pas comme prévues, Joseph Gordon-Levitt doit s'éliminer, Bruce Willis en l'occurrence, et celui-ci parvient à s'évader. Comprenez qu'aussi étrange que cela puisse paraitre, le looper jeune a tout intérêt à tuer le looper âgé sinon c'est jeune qu'il va se faire tuer par la mafia. Bruce Willis n'est pas content, dans le futur un type bizarre avec des supers pouvoirs a pris le contrôle de la mafia et fait tuer tous les loopers, la femme qu'il aime se fait tuer. Il a décidé donc de retourner dans le passé pour changer le futur, en tuant par exemple l'enfant qui deviendra la cause de ses problèmes. Comme vous le savez je suis grand fan de Bruce Willis avec qui je partage entre autre la calvitie et pourtant le moins qu'on puisse dire c'est que les derniers films sont souvent des bides. Ici c'est très très très très bien ficelé, avec les problèmes de paradoxe temporel qui ne sont pas simples à gérer, c'est original, bien foutu, non rien à dire, un excellent film.

Dredd comme judge Dredd n'est pas le remake du navet avec Sylvester Stallone, mais bien un film reprenant le personnage du juge qui rend la justice de façon immédiate. Nous sommes dans un futur proche, le monde est devenu encore plus difficile que nous le connaissons, les juges certainement par souci d'économie font le cumul des mandats et peuvent donc arrêter les gens mais aussi les exécuter. Devenir juge n'est pas chose facile et Olivia Thirlby qui pour moi est une illustre inconnue rate l'examen de passage mais on la prend quand même à l'essai pour la journée, certainement parce qu'elle a des pouvoirs psy. Une première journée dont elle se souviendra toute sa vie, puisque non seulement elle va patrouiller avec le très grincheux juge Dredd qui a une vision de la loi particulièrement expéditive mais surtout parce qu'ils vont s'attaquer au pire gang de truands de la ville qui vient de lancer une nouvelle drogue et se faire coincer dans un immeuble géant où il faudra tuer tout le monde à tous les étages. Dredd est un bon film d'action, c'est bourrin à souhait, ça tire dans tous les sens, de l'hémoglobine à tout va, une vraie réussite pour les amateurs du genre.

Astérix et Obélix : au service de Sa Majesté est le très très mauvais mix de Astérix chez le bretons et de Astérix chez les normands. L'idée à la base n'est pas si mauvaise puisqu'il s'agit ici de faire intervenir le personnage de Goudurix le peureux branchouille de Lutèce et les normands qui cherchent à découvrir la peur pour voler au milieu de l'aventure Astérix chez les bretons. L'ensemble est assez cohérent dans la construction en fait, mais soit j'ai trop lu la bédé, soit le film est vraiment trop plat, mal joué, chez moi la mayonnaise n'est jamais montée.

Richard Anconina et Patrick Timsit, amis de toujours sont dans le spectacle d'imitation, ils n'ont jamais réussi à percer. Alors qu'ils sont au plus mal financièrement et qu'ils commencent à penser à trouver un vrai métier, la vieille collection de disques de Anconina des années 80 leur donne une idée, monter une troupe avec les gloires passées. C'est assez intéressant comme concept, puisqu'on sait que la tournée stars 80 est un carton et là on invente une histoire à une tournée qui existe belle et bien. Au niveau du scénario c'est quand même bien léger, mais les chanteurs, l'ambiance, l'ambiance des années 80 d'ailleurs, les gens qui jouent la caricature qu'on croit qu'ils sont comme Jean-Luc Lahaie qui serait prétentieux et entouré de femmes, un côté très second degré donne un ensemble particulièrement réussi, frais. Certainement pas le film du siècle, mais un vrai bonheur tout de même, à voir.

Diane Kruger file le parfait amour avec Robert Plagnol mais elle angoisse au moment du mariage. En effet les femmes de sa famille sont touchées par une malédiction, le premier mariage est toujours un échec, elle ne peut envisager de rater sa vie et elle décide de partir dans un pays étranger pour faire un mariage bidon. Dans l'avion elle croise Dany Boon, un gars bien lourd qui travaille pour le guide du routard et qui ferait finalement le pigeon idéal parce que le marié bidon ne s'est pas présenté à l'aéroport. Elle va suivre l'idiot jusqu'au bout du monde et comme vous pouvez déjà vous en doutez quelque chose de totalement imprévisible et de merveilleux va se produire. Un plan parfait est une comédie réalisée par les créateurs de l'arnacoeur, des gens qu'on peut qualifier d'expérimentés et pourtant le film est largement moins réussi. Je pense que cela vient du jeu des personnages, Diane Kruger et Dany Boon en font trop, c'est trop énervé, ça manque de nuances. Si on s'accroche un peu, le film se regarde mais cela reste tout de même trop prévisible et pas réellement attachant.

Jake Gyllenhaal et Michael Peña sont deux policiers, des vrais, des purs, des durs, de vrais amis. Ils patrouillent tous les jours dans les quartiers difficiles, au milieu des communautés. Ils décident de monter un film avec un caméscope au point, c'est d'ailleurs ce qui fait l'une des particularité de end of watch, la caméra qui se veut hyper réaliste. Le moins qu'on puisse dire c'est que pour le réalisme on est servi, la série je pense puise directement dans le registre de The Shield, c'est particulièrement violent. Les deux hommes vont tomber sur une affaire qui les dépasse, une affaire sur plusieurs années où l'on suit les difficultés, la vie du quotidien, les évènements heureux jusqu'à la fin du film. End of watch c'est une des énormes claques de 2013, une histoire de bonhommes, un film dont il est difficile de décrocher, à voir d'urgence.

Aux états unis Taylor Kitsch un ancien militaire totalement brutal et Aaron Taylor-Johnson un baba cool avec de bonnes connaissances en chimie se lancent dans un commerce assez rentable, celui de l'herbe. Leur association fonctionne bien, pendant que le second fait un commerce de qualité avec la meilleure herbe du monde, le second règle les petits aléas du métier à grand coup de violence. Le tandem fonctionne tellement bien qu'il se partage Blake Lively la blonde de service. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles s'ils n'étaient pas localisés par le cartel mexicain de la drogue avec à leur tête Salma Hayek qui a besoin de relancer ses affaires et qui se verrait bien propriétaire de la meilleure herbe du monde. Alors que les deux compères décident de se faire la malle, la blonde se fait capturer, ils doivent rassembler une forte somme d'argent pour la libérer et vont devoir se comporter comme de vrais sauvages (savages). Film d'Oliver Stone bien connu pour ne pas faire dans la dentelle, le film ne déroge pas à la règle, c'est une vraie boucherie, violent à souhait. C'est très bien foutu dans le descriptif des personnages et dans la présentation du trafic présenté comme un business comme un autre, nos deux américains sont très professionnels, des banquiers, des financiers, une association caritative derrière, de l'autre côté on trouve des personnages ni tout blanc ni tout noir, Benicio Del Toro l'homme de main qui s'irrite de voir ses enfants trop américanisés, John Travolta le flic corrompu qui a besoin d'argent pour s'occuper de ses enfants sa femme ayant un cancer, Salma Hayek en chef intraitable mais qui a des problèmes relationnels avec sa fille qui transpose sa relation avec la blonde kidnappée. Excellent film, à voir.

En 1969 John Cusack est accusé du crime d'un shérif et va donc être condamné à mort. Matthew McConaughey est journaliste, il est contacté par Nicole Kidman une espèce de nymphomane de 40 ans qui entretient avec Cusack une correspondance passionnée dans laquelle il prétend qu'il n'est pas le meurtrier. La femme va convaincre Matthew McConaughey de reprendre l'enquête afin de prouver l’innocence de l'homme qu'elle aime par correspondance. Au milieu, Zac Efron le frère de Matthew McConaughey qui livre les journaux (The paperboy nostalgie du jeu vidéo quand tu nous tiens) qui va être totalement émoustillé par la présence de cette cougar. Difficile d'entrer dans le film au départ, un peu dur à comprendre et puis les choses se précisent. D'abord un univers riche, les années 70, le racisme mis en avant par son réalisateur Lee Daniels, mais surtout la prise de risque des acteurs qui ne font vraiment pas semblant de casser leur image. Si on a l'habitude avec Matthew McConaughey qui remporte d'un côté la palme du plus beau gars de l'année et qui parallèlement enchaine les rôles aussi trash les uns que les autres, c'est plus surprenant pour Nicole Kidman si propre sur elle d'habitude qui est assez exceptionnelle dans son rôle de cougar, John Cusack très bon aussi mais on est habitué, Zac Effron est celui qui s'en sort le mieux, du fait de devoir jouer les fils de bonne famille, il n'a pas trop besoin de s'écorner, sa prestation reste tout de même très honorable pour un acteur autant décrié. Dérangeant, bien mené, très bien joué, à voir.

Denis Ménochet qui a une vraie gueule de cinéma, s'est fait larguer par sa femme, comme quoi tout arrive, elle est partie à l'autre bout du monde, plantant là l'homme et ses deux filles. Comme avec les dites deux filles, des adolescentes, ça se passe plutôt pas mal, elles sont parties vivre chez sa soeur, Léa Drucker, une femme qui justement souffre de ne pas avoir d'enfant. Il vit très mal sa situation et décide de partir pour la Bretagne, une vieille maison de famille, une fuite en avant. Un événement va pourtant tout chambouler, son ex-femme revient et dépose un enfant (illégitime) chez sa sœur qu'elle recueille avec plaisir avec les deux grandes qui en font rapidement leur petit frère, la maman étant spécialisée dans les abandons. Ne supportant cette situation, un enfant qui n'est pas le sien et dont sa propre sœur devra s'occuper, il prend l'enfant et se retrouve finalement à devoir s'en occuper lui même entraînant l'ire de ses filles. Peu à peu les relations entre l'homme et l'enfant vont se tisser, la situation évoluer. A l'époque de la sortie du film, on évoquait surtout Vanessa Paradis, son rôle étant en fait particulièrement insignifiant dans le film puisqu'elle n'est que la romance, mais en aucun cas un véritable élément clé du film qui tourne réellement autour de Denis Ménochet qui est trop beau. Je me suis fait tout petit est une comédie romantique plaisante, à voir.

Kirsten Dust est l'active woman parfaite, tout fonctionne comme une horlogerie dans sa vie sauf un évènement qu'elle n'avait pas prévu, sa meilleure amie Rebel Wilson qui est pour le moins pas trop parfaite pour ne pas dire énorme va épouser un riche jeune homme. Elle va se retrouver pour le soir de l'enterrement de la vie de jeune fille avec ses deux meilleures amies toutes un peu aigries de ne pas être la première et la soirée va dégénérer complètement, alcool et drogue dure font qu'elles vont littéralement exploser la robe de la mariée. Elles ont une nuit complète pour remettre les choses en place. Bachelorette est une comédie trash et assez amusante on joue ici dans la catégorie des Very Bad Trip en version féminine. A voir.

Dans un futur proche, on a créé des clones qui sont globalement des robots qu'on contrôle par la pensée et qui permettent d'avoir à travers ces appareils aux mêmes sensations qu'on aurait si on y était soi même. L'intérêt est assez simple, les gens moches ont l'air soudainement beau, les gens vieux soudainement jeunes, les handicapés sont libres de marcher, on a aussi la possibilité d'aller visiter des endroits éloignés en louant un clone dans un autre pays par exemple. Bien évidement cela ne plait pas à tout le monde, et lorsque l'assassinat du clone du fils de l'inventeur des clones et principal fabricant de clone est perpétré, on commence à chercher la culpabilité du côté des gens qui refusent les clones et qui vivent dans une partie isolée de la ville. La particularité de ce "crime" c'est que l'arme qui a été utilisée a non seulement tué le clone mais surtout la personne qui est derrière. Bruce Willis notre héros mène l'enquête. Un peu mou au départ, un peu classique, certainement trop moralisateur, le film se laisse tout de même regarder.

Harvey Keitel a décidé d'en finir avec la vie, un secret trop lourd à porter. En effet il a accepté de faire tester à ses fils plus jeunes un produit de laboratoire qui va les condamner à mort. Les enfants apprenant la nouvelle, vont tous avoir une réaction extrême. Le fils qui avait le mieux réussi, celui qui avait la vie la mieux rangée va totalement disjoncter pour faire des choses stupides avant de mourir, le second un dragueur invétéré va demander en mariage une ancienne conquête dont il est persuadé qu'elle est l'amour de sa vie, une femme qui a déjà enterré deux maris dans d'étranges circonstances, le dernier enfin va remonter sur les rings de boxe alors qu'il a la quarantaine passée. A Beginner's Guide to Endings est une comédie amusante, avec un final assez remarquable.

Dans un restaurant de type fast food, un étrange coup de téléphone, un policier explique à la gérante que l'une de ses employées a commis un vol et qu'il est nécessaire de la retenir le temps que les forces de l'ordre arrivent. La jeune femme se prête au jeu, mais ce n'est pas suffisant pour le policier, qui demande qu'on la déshabille intégralement pour faire une fouille etc ... Aller plus loin serait dévoiler la fin du film, puisque "l'intérêt" de compliance c'est de montrer jusqu'où les gens sont prêts à aller, à se soumettre dès lors qu'ils ont la sensation d'avoir une personne de confiance face à eux ou au téléphone, le comportement face au pouvoir et face à l'autorité. Captivant au départ, le film devient rapidement glauque et l'on s'insurge devant son écran devant la crédulité des personnages, et on se dit que malgré la situation, l'ambiance, toute personne ayant 20 grammes de bon sens n'aurait pas suivi.

Fabrice Luchini est professeur de français, un homme blasé et écœuré par le niveau de ses élèves, un de plus. Alors qu'il a donné un devoir pour demander aux élèves de raconter leur weekend, il est intrigué par la qualité d'une copie dans le style et dans l'orthographe mais aussi par son contenu. L'élève raconte en effet comment il a mis les moyens en œuvre pour rentrer dans la maison d'un de ses amis, il y raconte avec précision ce qu'il estime être la médiocrité des classes moyennes. Détectant chez l'adolescent un vrai potentiel pour l'écriture, il va se laisser embarquer dans son histoire et le pousser à scénariser au maximum au point qu'on confonde la réalité et la fiction. C'est d'ailleurs bien là le problème du film, si comme Luchini et Kristin Scott Thomas son épouse, on est fasciné par l'histoire du jeune homme et on se demande jusqu'où il va aller dans la maison, à partir du moment où l'on ne sait plus si on est dans la narration ou dans la réalité, le film devient plus difficile à saisir, l’ambiguïté plane en permanence et on s'y retrouve largement moins. Malgré un décrochage pour ma part dans la dernière partie du film, j'ai trouvé l'ensemble convainquant et captivant.

Quand on parle d'Abraham Lincoln, la première chose qui nous vient à l'esprit, c'est le grand chapeau, la barbe, l'abolition de l'esclavage, enfin ce genre de choses. Ce que vous ne saviez pas c'est qu'Abraham Lincoln était en fait chasseur de vampires. Le traumatisme remonte à l'enfance, sa maman a été victime d'une de ces horribles bêtes, mais grâce à un maître dévoué il est devenu un expert à la hache ce qui lui a permis de tuer beaucoup de vampires mais il a finalement décidé d'embrasser une carrière politique pour porter la bonne parole de façon plus importante qu'en étant un justicier obscur et solitaire. Un pitch pareil il faut reconnaître c'est osé, et quand on sait que les vampires sont sudistes et qu'ils font des armées de vampires, on imagine déjà un film tourné par une bande d'adolescents ivres morts un week-end. Absolument pas, le film est on ne peut plus sérieux, et s'inscrit dans la catégorie des films du genre sans avoir à rougir, des effets spéciaux corrects et si on fait abstraction du scénario complètement débile, en même temps c'est le scénariste de Wanted qui fait courber les balles, il pouvait difficilement en être autrement, on passe un agréable moment.

Jean-Pierre Bacri est marié depuis bien longtemps avec Kristin Scott Thomas une artiste qui met en scène des pièces de théâtre et qui commence à s'enticher de l'un de ses acteurs. Lui est le fils de son père, un homme particulièrement influent qui travaille au sommet de l'état, un père qui l'a écrasé pendant toute sa vie. Son épouse lui demande un coup de main, de régler les problèmes de Isabelle Carré, une sans papier. Alors que Jean-Pierre Bacri avait promis qu'il s'en occuperait il ne le fait pas, mais sa rencontre avec la jeune femme va tout changer, il décide enfin de s'impliquer dans quelque chose et de se battre lui qui passe sa vie à se soumettre aux autres. Que dire de ce Cherchez Hortense, et bien pas grand chose. Jean-Pierre Bacri arrive à ajuster son registre de l'homme taciturne et autoritaire pour jouer de façon très subtile l'homme taciturne et dépassé. On ne sait pas trop ce qu'a voulu dire le réalisateur, dénoncer le traitement qu'on fait aux sans papier, montrer la relation difficile père fils, ou peut être ce que les familles cachent. L'ensemble donne un effet un peu brouillon mais pas désagréable à regarder.

Eric Bana et Olivia Wilde, frère et sœur, viennent de réaliser un braquage qui a mal tourné et font route à part dans un endroit paumé où il neige tout le temps façon Cantal. Charlie Hunnam un boxeur qui vient de sortir de prison, retrouve son ancien manager qui l'a trahi, un mot de trop, un crochet du droit encore de bonne qualité et le manager se retrouve mort, le garçon n'a d'autre solution que d'aller se réfugier chez ses parents qui curieusement vivent dans un endroit paumé où il neige tout le temps façon Cantal. Notre beau boxer va croiser la charmante numéro 13 de docteur House et vont s'aimer, d'un amour vrai. Malheureusement la jeune femme vit sous la coupe de son frère, un tueur quand même assez psychopathe qui a tendance à tuer un peu tout le monde sur son passage. Blackbird est un film assez violent et globalement un peu différent dans le genre, Eric Bana à contre emploi dans ce rôle de psychopathe par exemple a un peu plus de profondeur que celui qui tire sur tout ce qui bouge, Olivia Wilde dont la carrière explose actuellement aimerait bien aimer un homme mais elle se sent redevable par rapport à son frère qui l'a toujours protégée. N'ayez crainte tout de même, on est loin du thriller psychologique, ça reste de la grosse action avec des coups de fusils et des marave.

Shia LaBeouf, Tom Hardy, Jason Clarke sont les frères Bondurant, trois frères qui dans leur village de plouc se sont mis à fabriquer de l'alcool au bon milieu de la prohibition. Si l'on devait définir les trois frères, Tom Hardy le chef de famille a la réputation d'être indestructible ou immortel et file la frousse à tout le monde, Jason Clarke serait le fou furieux, Shia LaBeouf quant à lui le petit dernier, est le lâche. Quand Tom Hardy se fait un peu massacré mais reste toujours vivant, c'est le lâche qui reprend les affaires et malgré sa lâcheté le moins qu'on puisse dire c'est qu'il a le sens des affaires, il va développer son commerce avec les mafieux de Chicago. Malheureusement comme on le sait ce genre de trafic amène des problèmes, et il faudra lutter dur pour s'en sortir, pire qu'une bête. Des hommes sans loi est un film particulièrement violent, barbare ça change d'Eliot Ness pour ainsi dire. Dur, bien joué, passionnant, à voir.

Là je vais vous faire double film puisque c'est assez jouable, étant donné que Total Recall Mémoires Programmées est un remake de Total Recall, j'ai la chance d'avoir vu les deux films au moment de leurs sorties respectives, j'ai souvenir d'avoir à l'époque usé la VHS du film d'Arnold Schwarzenegger dont j'étais un grand fan, Conan le barbare reste un de mes films cultes, ou disons ça l'était, il serait nécessaire de le revoir à nouveau pour voir comment ça a vieilli, quelque chose me fait dire : mal. Colin Farrell / Arnold Schwarzenegger sont respectivement mariés à Kate Beckinsale / Sharon Stone, une vie bien tranquille trop tranquille d'ouvrier. Un rêve d'agent secret pourtant revient de façon quasi obsessionnelle dans lequel intervient Jessica Biel /Rachel Ticotine. Pour briser cette monotonie, Colin Farrell / Arnold Schwarzenegger décide d'aller faire un tour du côté de Recall, une société qui propose d'implanter dans le cerveau des individus un rêve, un rêve tellement vrai que l'individu est persuadé de l'avoir vécu. Il commande bien sûr son rêve d'espion et tout dégénère très vite, on active en lui de vrais souvenirs plutôt que d'artificiels. Rapidement sa tendre épouse essaie de le tuer, et il prend conscience qu'il fait partie des rebelles de Mars, il doit rejoindre leur chef absolument. Le film laisse bien sûr planer le doute permanent entre la possibilité que le personnage soit dans son rêve ou que ce soit la réalité. A part cette petite interrogation philosophique, l'ensemble se doit d'être un block buster futuriste aux effets spéciaux qui déboîtent c'était le cas pour le premier Total Recall, 20 ans après et quand on voit le remake avec Colin Farrell on a beaucoup de mal à y trouver même un charme désuet. C'est d'ailleurs bien là le problème, un film basé sur les effets spéciaux ça vieilli mal, le film intellectuel vieillit mieux. Oublions donc le vieux film pour ne se consacrer qu'au remake, c'est la grosse claque au niveau des effets spéciaux, de l'action, une vraie réussite, du vrai blockbuster qui sera certainement dépassé dans 20 ans, mais pour l'instant c'est du très bon.

Liam Neeson est un ancien agent des services secrets américains, le genre de gars pas forcément rigolo. Lorsque sa fille part en France à Paris pour un moment touristique, il n'est pas nécessairement emballé à l'idée et il a bien raison puisqu'elle est enlevée par un réseau de prostitution. La particularité du film Taken c'est le calme du héros et sa détermination. Pour mettre le téléspectateur dans l'ambiance, quand le héros est en train de donner des consignes de façon très énervée, "CACHE TOI DANS LE PLACARD !!!! COURS VITE !!!", ici Liam Neeson annonce très calmement à sa fille qu'elle va être enlevée et qu'il va venir tout aussi calmement la chercher. Ça c'est pour la partie calme, pour la partie détermination, on a du Jack Bauer, et je tire dans la jambe de ta femme, et je te fais un petit coup de gégène pour te faire parler, le film est haletant, glauque, sale, particulièrement réussi et c'est sans surprise qu'un Taken 2 est sorti et qu'un Taken 3 est prévu. Dans Taken 2, Liam Neeson part en Turquie pour "affaire" et propose à sa fille la kidnappée mais retrouvée Maggie Grace de l'accompagner en compagnie de l'ex femme Famke Janssen, la jeune fille espère rabibocher ses parents. La faute à pas de chance, l'un des chefs du réseau de prostitution avait pour père un super méchant qui a décidé de venger son fils, et cette fois-ci c'est la situation inverse, Maggie Grace arrive à s'échapper mais ses parents s'enfuient. Comme d'habitude Liam Neeson va garder son calme pour guider sa fille, prendre un pistolet et flinguer tout le monde. Forcément le film est moins surprenant que le premier, mais l'ambiance, le personnage, font qu'on adhère sans aucun problème et qu'on en redemandera pour le troisième opus.

José Garcia est une ancienne gloire du football, qui n'est pas sans faire penser à Diego Maradona, a raté la suite de sa carrière, alcoolique, il a perdu la garde de sa fille. Pour la récupérer il n'a d'autre choix que de trouver un travail et c'est Jean-Pierre Marielle qui lui propose l’entraînement d'un petit club breton sur une île. Se rendant compte qu'ils ne gagneront jamais la coupe de France avec les simples pêcheurs du village, l'ancien international va demander de l'aide à ses anciens coéquipiers, la fine fleur du cinéma français, admirez moi ce casting : Franck Dubosc, Gad Elmaleh, JoeyStarr, Ramzy Bedia, Omar Sy. Le premier c'est le footballer qui veut devenir acteur mais qui n'en a pas les capacités, le suivant est le joueur dépressif qui a peur quand il se fait courir après quand il a marqué un but, JoeyStarr joue le défenseur qui casse les jambes, Ramzy de Eric et Ramzy le goal qui veut devenir attaquant et le dernier dont la femme refuse qu'il joue au foot de peur qu'il fasse un malaise cardiaque. Olivier Dahan nous offre ici tous les clichés possibles et imaginables sur le football, sur les conflits sociaux, sur la Bretagne, le film est en fait un simple et énorme cliché mais qui fait son petit effet quand même. Les seigneurs est donc une comédie où l'on sait pertinemment ce qui va se passer, où tout est convenu mais on s'amuse tout de même, cela reste le principal.

Kad Merad travaille dans une association pour handicapés mentaux, ils recyclent du matériel informatique. Type de base, un jour dans le métro quelqu'un le salue, et dans la même rame on lui demande un autographe, puis c'est rapidement l'hystérie, il devient une superstar. A partir de ce moment là tout s'emballe, il finit sur les réseaux sociaux, youtube, tout le monde le poursuit alors qu'il n'a absolument rien fait. Et c'est d'ailleurs là le problème principal, il ne sait pas d'où ça vient, les médias non plus et c'est Cécile de France une jeune femme qui travaille pour une chaîne de télévision qui va essayer de récupérer le phénomène. Les conséquences on s'en doute assez rapidement, licencié parce qu'il y a des journalistes devant l'association et ça fait peur aux handicapés, harcelé par les médias, adulé par les gens sans savoir pourquoi puis comme on peut s'en douter détesté. Superstar est un film qui pousse trop loin la caricature et la critique de notre société actuelle pour sonner juste, le découpage pas linéaire le rend encore plus difficile à appréhender, trop de défauts pour ce film qui devient assez rapidement pesant. Ce qui par contre est à saluer c'est qu'à caricaturer, le réalisateur n'y est pas allé de main morte et va tout de même assez loin, l'illustration de la violence populaire est assez choquante.

Cold Rock est une ancienne ville minière des états unis, elle est caractérisée par sa misère, sa violence, et ses enfants disparus. Le nombre d'enfants disparus d'ailleurs est devenu tellement important dans la ville qu'on croit qu'une espèce d'être surnaturel enlève les enfants, le tail man (titre original du film the secret). Jessica Biel une femme qui a perdu son mari est infirmière dans ce village, elle fait office de docteur, elle vit avec son fils. Un beau jour quelqu'un en survêtement lui prend son enfant et c'est là où tout bascule, en dire plus serait trop spoilé ce film particulièrement original. Il est très difficile d'expliquer la suite, ce que je peux vous garantir c'est qu'on est particulièrement surpris du tournant des événements et qu'il s'agit là d'un excellent thriller à voir.

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