Le Blog de Cyrille BORNE

Votre spécialiste du déréférencement

Joe Mobile est mort vive Prixtel

Rédigé par Cyrille BORNE - - aucun commentaire

Alors que j'étais au lycée dans ma pause de midi je reçois ça dans ma boîte mail

Je ne dirai pas que c'est une surprise, il y avait déjà des rumeurs depuis un moment. L'équation est simple, Numéricable achète SFR, SFR qui est le patron de RED et de Joe, de l'autre côté Numéricable arrive avec Virgin Mobile, ça commence à faire beaucoup de MNVO. Bien évidemment je ne prendrai pas un forfait mobile chez Virgin Mobile par question de principe mais surtout parce que le tarif s'inscrit complètement dans ce que fait la concurrence, quelque chose qui ne m'intéresse pas. Avec mes tours de passe passe chez les opérateurs ADSL et mobile, merci Orange, Sosh, Free, SFR, pas moins de 4 opérateurs en quelques années, j'ai réalisé que je consommais peu de data, mais qu'il pouvait m'arriver de consommer en déplacement. En effet le train train quotidien reste tout de même, maison, lycée, lycée, maison, au lycée j'ai du wifi, à la maison j'ai du wifi, je n'ai donc pas besoin d'avoir de la data de façon systématique.

Joe Mobile avait ceci d'intéressant, de pouvoir planifier sa consommation au mois suivant. Je pars en voyage, je pars corriger les copies du BAC dans un coin paumé de la France, j'ai besoin de data, paf, je fais monter mon forfait, je n'en ai pas besoin, je refais déscendre. Avec Prixtel, le problème est pris à l'envers, c'est le forfait qui s'adapte à votre consommation de la façon suivante :

Palier Contenu du forfait mobile Prix
1 Appels illimités + SMS/MMS illimités 5.99 €
2 Appels illimités + SMS/MMS illimités + 100 Mo 10.99 €
3 Appels illimités + SMS/MMS illimités + 1 Go 15.99 €
4 Appels illimités vers les fixes et mobiles de France métropolitaine, DOM, Amérique du Nord et vers les fixes en Europe + SMS/MMS illimités + 3 Go 19.99 €
5 Appels illimités vers les fixes et mobiles de France métropolitaine, DOM, Amérique du Nord et vers les fixes en Europe + SMS/MMS illimités + 6 Go 24.99 €

C'est quand même pas forcément l'affaire du siècle notamment sur le premier pallier qui est une véritable plaisanterie pour les possesseurs de smartphone, cela laisse supposer que la moindre consommation de data, même de 100 ko fait monter directement sur le forfait à 10.99 € qui sera certainement le prix que je paierai régulièrement si par mégarde j'avais mon ZTE OPENC qui ne prenait pas du Wifi mais de la 3G. Le forfait a certainement du sens pour des gens comme ma mère qui ont un vieux téléphone à clapet, la correction je pense aurait été au moins de mettre 20 Mo, enfin bon passons. A l'heure actuelle j'étais descendu sur un forfait à 12 € chez Joe pour une prestation quasiment similaire, 250 Mo contre 100 Mo à 10.99 €. Prixtel est un MNVO de SFR, je ne change donc pas de réseau.

Il parait évident que la disparition de Joe, un parmi d'autre, n'est certainement pas le dernier, il est regrettable qu'aucun opérateur à part Prixtel qui s'essaie à quelque chose, on verra si c'est concluant, n'offre des formules plus originales que ce qu'on trouve à l'heure actuelle, des offres quasi identiques les unes aux autres à l'euro près.

 

Rooter et faire sauter la protection SIM sur un Galaxy Samsung S2 GT-i9100

Rédigé par Cyrille BORNE - - aucun commentaire

El José fait partie des enfants que je me coltine depuis l'âge de la quatrième, lui, ses plaisanteries à deux balles et son beat box, il participe joyeusement à mes cours de première. Il se trouve que El José comme bon nombre de gamins de mon lycée passent leur temps à me courir après pour des problèmes informatiques divers et variés, si vous aviez vu l'Iphone 4 qu'on m'a présenté cet aprem pour savoir si je pouvais faire quelque chose, ça dépasse l'informatique, c'est plutôt de la magie ou un miracle. Nous avions vu la dernière fois le cas de l'iphone avec le gamin qui n'a rien, nous voilà avec le Samsung acheté chez Bouygues il y a quelques années où on a rien. Il faut savoir que la procédure c'est théoriquement de passer par le service de Bouygues Télécom mais quand tu as 17 ans, tu ne sais bien évidemment rien de ce qui concerne un quelconque identifiant Bouygues, il faut donc passer en force.

Pour le root j'ai téléchargé l'application framaroot (oh mon dieu, un frama qu'on n'a pas chez nous) qu'on trouve sur l'excellent forum XDA. Il s'agit d'un apk, on le copie dans le téléphone, on n'oublie pas d'activer les sources extérieures et on a en gros un écran comme ça.

A ce niveau là le téléphone est rooté on va pouvoir procéder à l'unlock de la carte SIM. Pour la suite j'ai suivi les tutoriaux qu'on a ici : 3 méthodes pour désimlocker un Galaxy S2. J'ai dû installer pour ma part le logiciel Busybox disponible sur le market puis enfin le logiciel GalaxSim Unlock qui vous fait l'affaire en deux clics.

Il est à noter que le téléphone dort dans un carton depuis un bon moment et qu'El José pensait que le téléphone était tout simplement "cassé". C'est un appareil de belle facture qui aura encore de bons moments à vivre, et qui surtout va dépanner un gamin qui fera des économies pour lui et pour la planète. Amen.

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Infamous ou la poutre je suis la fée électricité

Rédigé par Cyrille BORNE - - 1 commentaire

Dans une ville, une grosse explosion, Cole le porteur du colis explosif se réveille et curieusement il est devenu la fée électricité. Cole balance des éclairs et c'est très classe. Il se trouve dans une grande ville séparée en trois îles, coupée du monde, avec des gens qui commencent un peu à muter, des factions se créent, les gens ont peur, ils ont besoin d'un Super Héros. Concrètement dans infamous, on a le choix de faire le bien ou le mal, la trame même si j'ai joué du bon côté sera certainemnt identique si on fait le bad boy, il va y avoir quand même quelques différences, les pouvoirs par exemple et certaines missions qui ne seront accessibles que si on a un karma dans un sens ou dans l'autre. Il s'agit ici d'une astuce pour prolonger encore la durée de vie d'un jeu particulièrement long. Deux types de mission vous sont proposées, la quête principale où on doit se débrouiller pour retrouver la méta-sphère c'est à dire le gadget qui a transformé tout le monde en mutant, les quêtes annexes de sécurisation qui sont répétitives, escorter des prisonniers, faire sauter des systèmes espions sur un immeuble, allumer des liaisons satellites, à la réussite de la mission la zone est libérée, vous ne vous faites plus attaquer ce qui n'est pas du luxe, les coups de fusil dans tous les coins ça lasse.

Infamous est un bon jeu, l'univers ouvert c'est quand même franchement sympa de se balader dans la ville et de jouer les héros ça rappelle bien évidemment prototype ou just cause. Les supers pouvoirs qu'on apprend de façon systématique après un tour dans les égouts pour rallumer des parties de la ville, ça le fait vraiment, tous les pouvoirs de plus sont utiles, la possibilité de glisser sur les fils électriques, voler, balancer des grosses boules qui font voler les gens c'est grande classe. Le jeu est scénarisé à l'aide de planches de comics pour une ambiance particulièrement réussie même si la fin d'un point de vu histoire est complètement pourrave. En fait je pense que le seul véritable point faible du jeu c'est certainement sa durée de vie trop importante pour d'une part une histoire qui n'avance pas vraiment mais surtout une répétition inutile, le passage d'une île à l'autre se traduit par des adversaires pas plus durs, simplement plus résistants. Cela peut sembler paradoxal de trouver un jeu trop long, je préfère pour ma part un jeu plus court mais plus intense.

Cinéma, cinéma, TCHI TCHA !!! Mars 2015

Rédigé par Cyrille BORNE - - aucun commentaire

Chaque grand acteur se doit d'avoir son film de guerre de 39-45, c'est au tour de Brad Pitt d'avoir le sien. Comme on a quand même un peu tout fait sur 39-45, il fallait faire un peu d'originalité, c'est ainsi que Fury nous embarque dans  l'univers des chars, ça on l'avait pas fait. Brad Pitt dirige un char d'une manière implacable avec ses seconds à qui il a tous sauvé la vie, Shia LaBeouf quand même, Jon Bernthal le salaud de The Walking Deads. Il est à la fin de la guerre et finit de tuer de façon impitoyable les allemands qui fuient, n'hésitant pas à exécuter chaque SS qu'il croise d'une balle dans la tête. Fury est un véritable hommage aux films de guerre de la grande époque, des moments de tension, des personnages sales, des grosses bastons, de l'héroïsme, c'est classique mais c'est du grand cinéma.

Faire oublier Harry Potter n'est pas chose facile, Danierl Radcliffe doit en avoir conscience et c'est ainsi qu'il mise sur des rôles pas forcément simples pour assurer la suite de sa carrière. Accusé d'avoir tué sa fiancée, une histoire d'amour depuis l'enfance, fille très pieuse, il se lève un matin avec des cornes qui lui poussent (horns). Du fait de cette anomalie, toutes les personnes qu'il croise se libèrent de leurs secrets et font fi de tous leurs tabous et de leurs obligations, amour pour les enfants, sérieux, sexualité etc ... Du fait que tout le monde soit honnête avec lui, il profite de ce pouvoir pour trouver qui a réellement assassiné sa compagne. Curieux, original, accrocheur.

Un homme est obsédé par les yeux, au point d'en avoir fait son métier, il est chercheur et vise à recréer des yeux ou pas loin. Parallèlement à ça, sa vie amoureuse est un peu houleuse, il rencontre une jeune mannequin dont il a été fasciné bien évidemment par les yeux. Un événement va tout bousculer, je ne peux pas en dire plus sans mettre un grand coup de spoil, mais sa vie privée et ses recherches vont se croiser pour un film qui va prendre un autre tournant. Avec un démarrage assez lent I Origins a du mal à captiver, ça vaut quand même le coup de largement s'accrocher pour voir une deuxième partie captivante.

John Wick est un super tueur qui a travaillé pour les mafias, pour le crime organisé de façon générale. Son épouse qu'il a tant aimé est morte d'un cancer, il déprime dur en s'occupant d'un petit chien qu'elle lui a laissé et de sa voiture. Malheureusement, un fils de mafieux qui ne le connaît pas croise sa route et décide de s'approprier son véhicule, il vole donc la voiture et tue le chien, malheureusement pour lui car cela fait sortir John de sa torpeur qui reprend du service pour tuer tout le monde. Film délirant dans lequel on ne s'étonne pas de trouver Keanu Reeves, John Wick fait partie de ses films d'action comme Shoot'Em Up ou Wanted, où l'action est complètement décomplexée si bien qu'on pardonne le grand n'importe quoi complet au profit du divertissement.

Olivier Baroux qui n'est autre que la moitié de Kad Merad réalise un nouveau film, un véritable navet. Kad Merad un présentateur télé d'émissions chocs qui caricaturent ce que peut faire M6 par exemple voit son émission supprimée ce qui fait mourir d'une crise cardiaque son compagnon de toujours, Gérard Jugnot. Avant de mourir, celui-ci lui demande de démystifier un dernier secret, prouver que les américains sur la lune c'est du bidon. Il devra faire équipe avec Alice Taglioni une tête brûlée avec qui plus personne ne veut travailler. On a marché sur Bangkok est mauvais, il reproduit tous les clichés des duos improbables dans l'aventure, la mayonnaise humoristique ne prend jamais, et c'est dommage le tandem est meilleur quand il se lâche complètement, est réellement dans les excès ce qui n'est pas le cas ici.

Robert Downey Jr. est un très grand avocat mais qui a choisi ses affaires pour gagner de l'argent, sans se poser de questions quant à la moralité. Sa mère décède et il retrouve ses frères et son père dans son village d'enfance. Les relations avec son père ont toujours été catastrophiques, et alors qu'il pense partir le plus rapidement possible, il apprend que son père un juge (le) respecté de tous mais qui est en train de perdre la mémoire, est impliqué dans le meurtre de la seule erreur judiciaire qu'il a pu commettre durant toute sa carrière. Le fils va prendre la défense du père et plus. Drôle, émouvant, un film sur les relations entre les hommes parfois pas si simples, magistral.

Deux femmes sont les meilleures amies du monde, inséparables, c'est le drame quand l'une des deux meurt de maladie. L'histoire aurait pu s'arrêter là si elle ne découvrait pas que le veuf interprété par Romain Duris ne se travestissait pas en femme pour faire croire au bébé que sa mère est encore vivante. Choquée au départ, la femme a l'impression de retrouver un peu de son amie disparue, une nouvelle amie en quelques sortes. Je suis fan de Romain Duris depuis que je l'ai vu jouer dans De battre mon coeur s'est arrêté, c'est vraiment un type qui ne fait pas son métier à moitié, il est extraordinaire dans ce rôle de travesti. Le film est assez malsain dans l'ensemble, très accès autour de la sexualité, n'apporte pas grand chose, on est juste captivé par le jeu des acteurs.

John Favreau qui est ici l'acteur principal et le réalisateur du film est un chef, un homme passionné par la cuisine. Il travaille depuis dix ans pour Dustin Hoffman, la cuisine est bonne mais n'a pas varié et quand le blogueur le plus en vogue vient manger dans son restaurant, il se laisse convaincre par son patron de proposer la même cuisine sans innovation. La critique est sans appel, il se fait littéralement exploser. Totalement ignorant des pratiques sur le web, il s'inscrit sur twitter afin de communiquer avec son "ennemi". Un joli casting, un film où l'on sent la passion de la cuisine mais pas au point d'en être pénible, une histoire sympathique et amusante même si elle reste très moralisatrice.

Dans le futur, on a éradiqué plus ou moins la notion de sentiments, la haine, l'amour, le mensonge et ce genre de choses. Les enfants sont assignés à une famille et pas à leurs parents naturels, les jeunes sont sélectionnés pour leurs aptitudes et vont par le fait être affectés à un métier qu'on a choisi pour eux, enfin bref tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Ce qui va vous étonner, oui j'ose le dire, dans le troupeau, un garçon pas comme les autres ... quelqu'un de diverge ... ah ben non en fait on n'est pas dans divergente mais dans the giver. Là forcément on sent que c'est pas original parce qu'à force de cloner les films à la hunger games, on se dit qu'Hollywood devrait commencer à avoir honte, mais on n'a honte de rien car on sait introduire de l'originalité là dedans, oui c'est possible. Le film est en noir et blanc au départ car les couleurs c'était pas bon pour les gens ça les énervait, mais comme notre héros est l'élu, il va voir les couleurs. En effet, il y a un être unique dans cette société, c'est le gars qui connaît tout le passé, qui a tous les sentiments, qui a le droit de mentir, de tout faire, une espèce de vestige du passé. On aura donc droit à un bon film bien moralisateur qui va vous expliquer qu'une société super structurée et sans sentiment c'est bien triste, et que s'aimer c'est trop mieux. Même si le film à certains moments donne la nausée, c'est accrocheur, on a envie de voir comment ça va se passer, pas de chance, comme divergente et les autres films du même type c'est en plusieurs épisodes, il faudra patienter.

Dans la cité de la Courneuve, pendant les années 80, la vie d'une jeune fille qui tente de s'en sortir entre sa mère adolescente attardée jouée par Aure Attika qui ne se fait pas trop violence, un beau père violent interprété par Marc Lavoine qui quant à lui passe tous les rôles de film en film avec talent. Papa was not a rolling stone est un très joli film qui montre la cité non pas sous un aspect racaille, trafics en tout genre même si c'est présenté, mais sous l'angle de la mixité sociale, les juifs cohabitent avec les arabes, les noirs, les blancs, le sentiment humain étant au dessus des différences. Même si je pense que c'est largement romancé et que des souvenirs on ne garde que le meilleur puisque c'est autobiographique, on a envie de croire à cette jolie fable des années 80.

Classé dans : Cinéma - Mots clés : aucun

De l'apprentissage

Rédigé par Cyrille BORNE - - 6 commentaires

On a vu passer la nouvelle, les enfants devront savoir utiliser une tablette à l'entrée en CP. En fait c'est impropre, on évoque ici les notions, mais une fois de plus ça ne cadre pas. Savoir utiliser une tablette ça n'a pas de sens, tous les gosses de cinq ans savent lancer un jeu débile sur le smartphone ou sur la tablette parentale, ils peinent d'ailleurs plus à ne pas lâcher l'appareil dans un moment d'inattention, c'est surtout ça les gosses. Une tablette ça n'est qu'une machine avec des applications, savoir utiliser une tablette n'a donc aucun sens, tout n'est qu'une question d'utilisation d'applications, reste à savoir quelles sont les compétences qu'on attend chez les gosses. Je pourrai ajouter à ça les difficultés en français des gamins, les problèmes de logique, le manque de volonté, passer dans des textes officiels le mot tablette alors que dans quelques années ces appareils auront évolué ou disparu comme le minitel ou le magnétoscope qu'on trouvait dans les référentiels de l'enseignement agricole il n'y a pas si longtemps.

J'ai trouvé ceci très intéressant : L’enseignant sera d’autre part tenu de présenter aux enfants « l’idée d'un monde en réseau qui peut permettre de parler à d'autres personnes parfois très éloignées ». En gros ça veut dire que les enseignants c'est à dire une population qui a énormément de mal à travailler en réseau, et pas à des personnes qui sont à l'autre bout du monde mais bien avec des gens qui sont dans le même établissement à quelques mètres vont devoir expliquer à des gosses le travail collaboratif.

Je crois que tout ceci part d'un très bon sentiment, comme essayer d'introduire le code à l'école, mais que comme d'habitude, on est à côté de la plaque parce qu'on ne demande pas aux bonnes personnes. Je suis prof, je suis un power user en informatique, je suis plutôt pas mal placé pour avoir une idée, je pense que la place de l'informatique qu'on essaie de faire prendre dans l'école est trop importante, à contrario, il n'y a pas de formations professionnelles adéquate en informatique à petit niveau, développons un peu. Les carences en français des petits français sont pénalisantes, comment imaginer la communication, le réseau, si le langage de base n'est pas maîtrisé. Dans l'informatique, peut être plus que dans d'autres domaines, l'auto-formation a une place prépondérante, 95% des choses que j'ai apprises en informatique je les ai apprises "seul". Seul entre guillemets, c'est à dire que ce n'est pas à l'école dans le cadre d'un cours magistral, c'est à la base un besoin, les solutions je les ai trouvées auprès des autres. On peut donc étendre ceci à l'apprentissage de façon générale et à la place des connaissances qu'on donne à l'école, de ce qui est utile à l'enfant, de ce qui ne l'est pas, si vous demandez à certains de mes élèves ce qu'ils pensent des cours d'histoire, la réponse, c'est on s'en fout, ils sont morts, on était pas là, et pourtant il me parait important pour comprendre le monde dans lequel nous vivons de savoir comment on en est arrivé là.

Christophe dirait que j'ai une vision pessimiste du monde, des élèves de façon générale, que je prône le conservatisme et que je suis le roi du c'était mieux avant. Tout n'est pas vrai, j'ai certes un regard déformant du fait d'être dans l'enseignement professionnel, mais j'ai une vision tout à fait optimiste pour notre jeunesse même s'il y a quelques bricoles qui me chagrinent. A l'heure actuelle bon nombre de gamins veulent devenir développeurs de jeux vidéos, médecins, pilotes, ont beaucoup d'ambition mais ne réalisent pas qu'en contrepartie il faut fournir des efforts. Le sens de l'effort fait partie des choses qui me posent problème face aux jeunes, mais c'est à moduler. On a un paquet de gamins qui sont en souffrance sur les bancs de l'école mais qui sont de véritables machines de guerre quand il s'agit de bosser dans un chantier, une boulangerie, et j'en passe, est-il nécessaire que ces gosses qui saturent de façon générale de la culture, de l'effort intellectuel, doivent aussi se taper du code.

Parallèlement à cela, un gamin qui veut faire de l'informatique aujourd'hui, c'est le BAC PRO SEN pour le plus petit niveau de qualification. le BAC PRO MRIM a été supprimé, le BAC PRO SEN comporte en plus pas mal d'électronique, si bien qu'en fait il faut arriver au niveau POST BAC pour travailler de façon théorique dans l'informatique. Quand on voit le nombre d'installations que je fais pour les box en ce moment, quand on voit le travail de maintenance informatique qu'il y à faire dans le hardware, il n'est pas nécessaire d'avoir des gens sur-qualifiés pour faire ce job, malheureusement on n'offre pas à des gosses l'opportunité de travailler dans une branche de l'informatique. De la même façon, l'utilisation de logiciels d'infographie ou artistiques de façon générale, on a rien avant le BAC. Coder nécessite d'avoir des capacités, tout le monde ne peut pas coder, j'ai vu de mauvais codeurs qui savaient quand même coder mais de façon dégueulasse, j'ai vu des artistes du code, apprendre les rudiments du code n'a pas de sens, je crois que c'est un peu comme tout, il faut être capable de déceler les talents le plus rapidement possible et leur proposer des filières adaptées.

De façon synthétique dans ce billet très mal foutu :

  • L'école a de plus en plus de mal à gérer les problèmes de la société, car il ne faut pas se leurrer, ce que vivent les parents : chômage, divorce et j'en passe a nécessairement un impact sur la scolarité de leurs enfants. Des enfants pour qui l'école n'est plus une priorité, les loisirs passent avant tout, une école qui ne répond pas forcément aux attentes, une école réformée encore et encore, une école qui doit évoluer mais personne ne sait vraiment comment.
  • La priorité devrait être un retour aux fondamentaux, sans langage commun et correct, pas de communication, pas de compréhension des textes, pas de possibilité d'auto-formation
  • Un enseignement qui devient trop riche, trop varié et qui ne permet pas à des enfants qui sont des manuels, qui saturent de l'école de trouver de s'épanouir dans le système scolaire. On a voulu ramener l'apprentissage à 16 ans contre 14 ans à l'époque. Je suis partagé car d'une part je vois des gamins qui manquent largement de maturité mais d'autre part je vois des gamins qui se font virer du système scolaire. Rajoutons à cela la disparition du BEP fondu dans le BAC PRO 3 ans, le redoublement qui est en voie de disparition, on maintient contre leur gré des élèves dans le système scolaire, des gamins qui ne trouvant pas leur place deviennent rapidement difficiles à gérer dans l'attente de la libération c'est à dire la fin de l'école.
  • Le code c'est certainement le plus complexe dans l'échelle de l'informatique, et encore il y a code et code, python et l'assembleur ce n'est pas pareil, on devrait coder en bout de chaîne sans mauvais jeu de mots après avoir repéré des gamins qui ont des prédispositions dans la logique, les mathématiques. Il faut multiplier les métiers de l'informatique afin de donner la possibilité à des personnes de tout niveau de contribuer, et surtout de toutes les sensibilités. Les artistes par exemple, il faut faire des filières spécifiques au multimédia.

On vise à individualiser au mieux le parcours de formation des élèves et même si c'est crevant c'est certainement le mieux, un gamin qui arrive à trouver sa voie, s'insérer dans la société, être heureux, c'est le must. Le problème c'est qu'il manque les structures, les filières pour tenir compte de la variété des élèves, la compétence aussi pour déceler les compétences.