Le Blog de Cyrille BORNE

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Une histoire d'OS

Rédigé par Cyrille BORNE - - 3 commentaires

Je viens de passer à LXDE pour un simple problème de Xfce, ou certainement un problème de Xubuntu. Dans Xubuntu, vous avez deux zones de notification, ces deux zones se complètent, l'une va afficher par exemple le réseau, l'autre l'heure. Je ne sais pas pourquoi c'est fait comme ça, et c'est mal foutu mais depuis quelques mises à jour, je me suis retrouvé avec une duplication de certains éléments dans la systray. Le bon sens c'est l'édition, seulement quand on fait un clic droit pour paramétrer les icônes, on trouve un foutoir incompréhensible, j'ai vu d'autres personnes dans un cas similaire, j'ai réinitialisé le bureau au complet, pas mieux, la vérité est ailleurs. Du fait de n'avoir aucune patience, j'ai installé le bureau Lubuntu à la place. Comme vous pouvez le voir, c'est propre, et pour la systray, et pour l'édition des applications à rajouter ou à retirer, c'est vraiment simple, intuitif, LXDE a fait de gros efforts.

Les environnements sont très proches, on se demande d'ailleurs pourquoi les deux projets n'ont pas encore fusionné puisqu'ils ont globalement le même but, proposer du bureau old school à la Windows classic. Problème assez exceptionnel je dois le reconnaître, PCManFM le gestionnaire de fichier de LXDE est incapable de réaliser un couper coller dans certaines circonstances, de nombreux messages signalent le problème, peut être une piste sur l'encodage des caractères, une mise à jour de PCManFM ne change absolument rien, je l'ai remplacé par Thunar le gestionnaire de Xfce qui s'intègre parfaitement, c'est dire que les environnements sont proches. Que c'est bon l'amateurisme.

Plus professionnel CyanogenMod, c'est le top. Je ne sais pas s'ils laissent des cochonneries à eux, mais la purge des outils Google allège quand même franchement le système. C'est simple, pour le ZTE OPEN C, avec les outils Google le téléphone est quasiment inutilisable tellement c'est lent, avec CyanogenMod c'est fluide. L'absence de Google Play n'empêche pas de survivre, j'utilise F-Droid, ainsi que les nombreux sites qui permettent de télécharger des apk. Mon prochain achat risque d'être orienté téléphone compatible CyanogenMod plutôt que Firefox OS. On a pu voir dernièrement, le partenariat entre Cyanogen et Microsoft avec des applications installées par défaut. Attention, pas de confusion c'est pour Cyanogen OS et pas pour CyanogenMod, la rom à priori opensource et communautaire devrait donc le rester. J'ai lu pas mal d'articles sur les fondateurs de Cyanogen, l'opportunisme, le retournement de veste, néanmoins si la ROM est bien épurée de Google, s'ils n'ont pas rajouté des traceurs maison, il y a de bonnes chances pour que je m'intéresse plus à un produit compatible qu'à Firefox OS.

 

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Bédés - Avril 2015

Rédigé par Cyrille BORNE - - aucun commentaire

Tigresse blanche nous place dans un contexte assez particulier, les aventures d'une jeune femme Shaolin après la guerre de 39-45 qui travaille pour les rouges, et qui cherche à faciliter la révolution en Chine. D'habitude ce sont les capitalistes qui sont les héros, ici c'est l'inverse, à moduler bien sûr. La jeune femme va devoir affronter bien des dangers et s'opposer aux anglais ou aux américains pour retrouver par exemple une troisième bombe nucléaire qui aurait dû exploser sur le Japon. Graphiquement très réussi, intéressant au niveau du travail du personnage, la jeune femme par tradition se veut obéissante mais se rend compte que tout le monde la manipule et essaie de profiter de sa force physique, c'est un peu le pion qui se rebelle sur l'échiquier. Le seul reproche que je ferai à la bédé, c'est que pour raccrocher parfois au contexte historique plutôt riche, l'ensemble devient complexe, lourd, difficile à suivre.

C'est fou comme des gens sont obsédés par revisiter les contenus bibliques. Dans le triangle secret, tout part du jumeau de Jésus qui aurait été crucifié à sa place. Par le fait, Jésus ne serait pas mort sur la croix mais dans un coin paisible de France où est dissimulé son tombeau, le problème c'est que si tout le monde a l'air au courant, personne ne sait où se trouve l'endroit. Les francs maçons et l'église catholique se livrent alors une bataille sans merci, les uns pour divulguer au grand jour la vérité, les autres pour étouffer le secret. Sept tomes qui ne manquent pas de rythme où l'on nous plonge régulièrement dans le passé pour nous donner des bribes historiques, c'est assez prenant même si on se rend compte que ça traîne quand même en longueur pour pas grand chose. En outre les relations entre les personnages sont d'une niaiserie de compétition ce qui n'entâche pas l'intérêt de la bédé.

A Paris dans les années 2080, trois gamins s'échappent d'un laboratoire, ils vont faire un tour. La faute à pas de chance, la gamine tombe, les deux frères sont récupérés par un type avec une marque de V au dessus de l'oeil, Vedder, qui a le bon goût de se téléporter avec les deux enfants sous les bras. Il faut savoir qu'en cette période les choses ont changé, la capitale est coupée en deux, les nantis d'un côté, les pauvres de l'autre, le monde est en train d'agoniser et les gamins rejoignent par le fait la résistance où Vedder dit le voyageur apparaît comme une espèce de prophète et pour cause, il maîtrise le saut quantique, il est capable de se téléporter dans l'espace et dans le temps si bien qu'il raconte les événements comme des souvenirs. Voyageur est une bande dessinée riche, ambitieuse, en treize tomes découpée en trois parties. Futur où l'on raconte l'histoire des deux frères et la compréhension du fait que l'un deux va devenir Vedder, on découvre aussi un ensemble d'oeuvres d'art où le voyageur apparaît, chaque oeuvre sera relatée dans le passé, le présent quant à lui va nous expliquer les événements qui ont conduit l'humanité dans le futur. Bien menée, la série est difficile car jongler sur les paradoxes temporels n'est jamais simple et c'est réussi, tout comme les changements de dessinateurs qui se succèdent pour un ensemble prenant et cohérent.

Voilà tout arrive, un homme arrive à ses quarante ans, nous en connaissons d'autres. Alors qu'il subit la fête bien ringarde de la soirée surprise d'anniversaire, une VHS dans une enveloppe où il apparaît à l'âge de 20 en compagnie de sa petite amie de l'époque, il se voit faire la promesse de se retrouver le soir de leurs quarante ans pour une nuit à Rome. Alors que le gars est engagé dans une relation sérieuse, il se rappelle avoir toujours mangé dans la main de cette fille et s'en va la retrouver en laissant tout derrière lui. Deux fois cent pages pour un auteur qui a progressé de façon conséquente dans le scénario et surtout dans le dessin qu'il n'avait pas pratiqué je pense depuis un bon moment dans un album, Jim / Tehy, garçon qui vit à Montpellier depuis bien longtemps croque les gens, la société avec beaucoup de talent pour une histoire haletante malgré la simplicité du concept, un homme, une femme.

Un véritable ami c'est le gars qui vous aiderait à cacher un cadavre. C'est sur ce postulat qu'est montée la bédé Pizza Roadtrip où un pauvre père de famille se voit donner un coup de main à son meilleur ami dont la copine a dézingué un dealer qui était venu lui casser la gueule pour une sombre histoire d'argent. La bande dessinée principalement en noir et blanc avec parfois un peu de couleur nous délivre au fur et à mesure de la virée des informations sur les personnages, notamment sur les non dits et les petits secrets qui les ont conduits dans cette histoire. Un style dynamique, moderne, amusant, réussi.

Sisco est une bande dessinée au nom du héros éponyme, un agent des services secrets français à la limite de la caricature, Corse, beau gosse nerveux qui tire sur tout ce qui bouge et qui fait tomber toutes les filles. La série est composée de diptyque avec bien évidemment un cliffhanger monumental entre chaque tome qui correspond pleinement à la série, de l'action, de l'action et encore de l'action. Dans une première mission Sisco se retrouve à tuer quelqu'un au nom du président ce qui nous met rapidement dans l'ambiance mais il est surpris, il va donc devoir tout faire pour s'en sortir, on le retrouve ensuite en tant que "baby sitter" de la fille du président etc ... Même si les histoires sont quand même tirées par les cheveux, on se laisse prendre par le rythme et l'ambiance très réussie des coulisses de l'Elysée.

Notre histoire démarre dans un village perdu où des enfants s'amusent dans les bois. On voit se dessiner les personnages principaux, la fille bien sûr, le garçon solitaire et rejeté qui a la capacité de parler aux animaux, la brute épaisse qui reproduit le schéma familial. A la moitié de l'album un drame que je ne peux livrer sinon ce serait spoiler, on retrouve les personnages à l'âge adulte, avec encore la présence du triangle amoureux loin de l'innocence de l'enfance. Le signe de la lune est un one shot en noir et blanc magnifiquement dessiné par Munuera qui s'offre un petit extra sur la couleur avec la cape rouge de Artémis la fille, un artifice qu'on a vu cent fois dans de la bédé ou des films mais qui fait toujours son petit effet. L'histoire de la rivalité pour avoir la fille n'est pas la plus originale mais l'ensemble est très bien mené, une belle bédé à lire.

Le serment de l'ambre est techniquement ce que j'appelle une catastrophe dans le monde de la bédé. Au départ, dessiné par Mathieu Lauffray qu'on annonce à l'époque comme le nouvel Olivier Ledroit dessinateur des chroniques de la lune noire, on pose pas mal d'espoir sur cette série. L'histoire démarre en force, les Tichit, des frères chasseurs qui ont tout chassé dans leur vie finissent par avoir un animal légendaire qui leur offre la vie éternelle s'ils renoncent à chasser les animaux. La faute à pas de chance ils se font voler l'ambre, symbole de ce serment et de leur immortalité par la guilde des assassins par deux jumelles démoniaques qui sont allées se réfugier dans le plus grand bordel du monde, l'Amojar. On assiste donc au travers de cinq tomes à une course poursuite des huit frères pour récupérer leur bien précieux. Ca démarre donc plutôt pas mal mais ça tourne assez rapidement en sucette avec changement de dessinateur, changement de scénariste ce qui est quand même assez énorme, un gars qui lâche son histoire, une multiplication des personnages, pour un ensemble plutôt bancal qui devient intéressant au dernier tome. Malheureusement c'est trop tard et ça n'en vaut plus la peine, à éviter ou à lire dans une fnac.

Dans un royaume moyenâgeux, la routine, le roi torture, le fossoyeur Spoogue enterre. Tout va commencer à être chamboulé quand un peintre d'origine hun s'installe à côté du cimetière de spoogue et qu'il cherche à y rentrer sans qu'on sache trop bien pourquoi. Spoogue est une bédé en trois tomes parmi les plus riches que j'ai eu l'occasion de lire, au scénario complètement délirant qui fait penser un peu aux Blues Brothers, l'histoire où tout le monde finit par s'en mêler. En fait, le hun va réveiller les morts du cimetière pour prendre le pouvoir et accessoirement voler la copine de Spoogue qui n'est autre que la princesse, il faudra compter aussi sur les sorcières, les démons, les fossoyeurs au chômage et l'inquisiteur qui pratique la magie noire. Bande dessinée complètement décalée à l'humour TRÈS noir, au rythme de fou, un ovni à lire.

Hannibal Meriadec a tout de la panoplie du pirate, le costume de pirate, la jambe de bois du pirate, l'équipage du pirate, le bateau du pirate. Et pourtant ce n'est pas un pirate comme les autres car c'est un pirate un peu magicien qui va chercher à se venger d'un autre magicien trop puissant, le comte de Cagliostro. Et pour lui coller sa raclée, il a besoin de récupérer le sang du dragon, afin de devenir super puissant. C'est donc au travers de nombreux tomes qu'on le verra avec son équipage récupérer les nombreux objets magiques qui lui permettront de réussir dans sa quête, les très nombreux objets pour arriver à de très nombreux tomes, 7 tomes uniquement pour la première partie de la quête, au milieu du septième tome on redémarre sur une nouvelle aventure. Le sang du dragon fait partie des très bonnes bandes dessinées, et qui comme toutes les bédés qui se vendent très bien font dévier les auteurs du but initial pour arriver à une bande dessinée qui tire à rallonge. Très joliment faite, passionnante malgré les rajouts dispensables, un must de la bande dessinée de pirate avec un univers original.

A Venise au XVI° siècle, la peste, un peintre qui essaie d'achever son oeuvre, une oeuvre qu'il veut ultime, d'autant plus ultime qu'il est contaminé par le virus. En fait, il a été marqué par un tableau qu'il a vu dans son enfance dans le bureau de son père, dont il tente de reproduire la perfection. L'occasion de revenir sur ce tableau, mais aussi sur son auteur, son père, sa mère, son maître car le tableau dissimule une lourde histoire familiale et de rivalité entre maîtres. La vision de Bacchus est un one shot prenant, instructif, avec une boucle très bien réalisée.

Socrate le demi-chien est le chien de Hercules, c'est un chien divin puisqu'il parle, c'est un chien philosophe. Le premier tome Héraclès est particulièrement mauvais, la bande dessinée étant de Sfar on a l'impression de retrouver le chat du rabbin dans un autre contexte. Hercules a de nombreuses déceptions avec les femmes, c'est un peu le but de sa vie d'ailleurs, ça et découper tout le monde, le chien marque son incompréhension par rapport au monde des hommes, ses relations avec son maître, la narration est réellement proche du chat. Et puis le second tome c'est l'explosion, le chien emmène son maître chez Ulysse pour qu'il lui apprenne la fidélité, certaines valeurs, sauf qu'il découvre que celui-ci est parti, Hercules en profite pour avoir une relation avec Pénélope et tue Télémaque qui les surprend. A partir de ce moment là, la narration devient différente, le chien sort de son rôle du chat pour ne plus être spectateur mais bien le héros, la bande dessinée prend réellement une autre saveur qui continue dans le troisième opus où il décide d'élever Oedipe loin de la violence, pas de chance c'est Héraclès le gros bourrin qui va s'occuper de son éducation. Croustillant.

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Afro Samuraï ou la poutre touche triangle

Rédigé par Cyrille BORNE - - 1 commentaire

Afro Samuraï est un beat them all dans lequel on incarne Afro Samuraï, un samuraï afro avec la grosse coupe des années 70. Il faut savoir que c'est Samuel L Jackson qui interprète le rôle, que la bande originale est réalisée par un des membres du Wu Tang Clan, une bande originale rap US donc sur musique orientale, une véritable réussite. Au niveau du graphisme on a la même technique que pour Borderland, le cell shading qui donne un côté dessin animé très réussi, en même temps pour une adaptation de manga c'est un peu logique. Au niveau du scénario c'est l'incompréhension les trois quarts du temps, la trame de départ est pourtant assez intéressante, Afro voit son père se faire décapiter dans son enfance et il décide de le venger. Classique, ce qui est plus intéressant, c'est l'histoire des bandeaux, deux bandeaux, le numéro 2 permet de défier le numéro 1 qui est l'égal d'un Dieu, son père était le numéro 1, la première partie de l'aventure consistera à trouver le numéro 2 en affrontant des hordes d'ennemi.

Mon titre, la poutre touche triangle, c'est ce que je montrais à mon fils pendant une baston avec une dizaine d'ennemis, je me contentais d'appuyer sur triangle et ça marche. A l'instar de Bayonneta, on peut bien évidement faire des combinaisons diverses et variées, arrêter le temps, découper des membres mais finalement appuyer sur la touche triangle c'est encore ce qu'on fait de plus efficace, vous imaginez à quel point le jeu est passionnant. Afro Samuraï est un mauvais jeu pour ma part, même si c'est joli, que l'ambiance est bonne, le pathfinding mauvais, l'action qui se résume à cliquer sur un bouton, comprenez que pour un gars qui a joué à Dark Soul la pilule est difficile à faire passer, je rajouterai les bugs aussi, ça saute pas, ça pare pas, ça évite pas, la caméra pourrave, enfin bref, un gameplay totalement éculé, même dans Final Fight on rigolait plus, il partira chez Micromania. Ah oui, j'oubliais, 15/20 sur jv.com, ça vaut le coup de lire les avis, Gamekult vise juste par contre à 5/10.

 

Je l'ai tellement retournée qu'elle craque de tous côtés, à la prochaine révolution je retourne mon pantalon

Rédigé par Cyrille BORNE - - 13 commentaires

Nous sommes le jour d'après, la France est désormais un état sous surveillance. Alors qu'à titre personnel j'attendais un exode de masse vers les frontières, seul Xavier a fait quelque chose. Soit dit en passant je ne comprends pas sa réaction du fait qu'il s'agisse d'un espace public, mais c'est ici une fois de plus que vous voyez la différence entre les actes spontanés et non calculés, les autres, le calcul, le business, puisqu'en fait ici tout n'est qu'une question d'argent. A table ma femme n'a pas entendu parler du projet de loi, je ne suis donc pas rentré dans les explications car cela signifie que cela ne l'intéresse pas, elle aura été plus marquée par les pédophiles, les enfants morts, je la comprends. Comme la majorité des français, comme l'ensemble de l'hémicycle qui était absent pour voter une loi qui ne concerne qu'à peine les quelques dizaines de millions d'internautes en France, la surveillance sur internet n'intéresse pas grand monde.

Les hébergeurs qui nous ont fait le plan du départ, on en a connu d'autres, si la droite passe, on partira, bon on est toujours là, les hébergeurs ont donc réussi à obtenir une modification de la boîte noire, je vous invite à lire la langue de bois pratiquée par le communiquant d'OVH. L'honneur est sauf, on donne l'impression que la bataille a été rude, qu'on a essayé de sauver la liberté, déjà que la fraternité et l'égalité vont pas fort, on a l'impression de voir les syndicats enseignants qui ont négocié le 31 août, une grande victoire. On n'imagine pas qu'il aurait pu en être autrement, on n'imagine pas qu'un accord n'aurait pas pu être trouvé, imaginez les hébergeurs qui s'en vont pour de bon, qui suppriment des emplois, un déficit d'image pour tout le monde, entre la surveillance de masse et le blé, la réflexion n'a pas dû être bien longue.

De cette histoire j'ai envie de retenir ceci :

  • Si Facebook et les GAFA le font, pourquoi on vient nous gaver si on le fait. Peut être parce que des gens comme moi n'ont pas Facebook et qu'il y a une différence entre une action dont on est à l'origine et une action qu'on est bien obligé de subir.
  • la sphère informatique francophone a des préoccupations que le reste de la France n'a certainement pas. Je vois des gens qui appellent à faire du VPN à crypter les mails. Je viens de voir que le dernier mail que j'ai envoyé c'est pour dire que ma fille ne pourrait pas aller à une invitation. Bon Dieu le gouvernement le sait, j'aurai dû crypter. Il faut quand même avoir conscience que le FAI sait déjà tout, le porno, le warez et le reste, le gouvernement va désormais savoir aussi, oh mon Dieu.
  • Bah le porno, le warez ce n'est pas bien grave, par contre ce qui est sûr c'est que toutes les personnes qui ont des choses à se reprocher, des choses graves, particulièrement illicites, vont apprendre les techniques pour disparaître pour ceux qui n'avaient pas encore franchi le cap. C'est donc avec un filet à baleines qu'on va essayer d'attraper du plancton, et c'est bien ce qui va se produire quand on voit qu'on n'a pas la capacité de stopper les changement de ndd de sites comme thepiratebay ou T411, pire on va entraîner la radicalisation informatique.

N'attendez pas la révolution, de changements profonds, dans moins d'une semaine tout le monde sera passé à autre chose, la sortie de l'Apple Watch par exemple, GTA 5 sur PC a peut être plus de chance de faire encore du bruit, plus que la loi. On trouvera bien évidemment quelque chose contre quoi s'insurger pourvu que l'audience soit bonne, car, comme les hébergeurs, les fournisseurs d'accès internet, écrire sur le web est un business et il faut que ça gagne.

 

ZTE OPEN C sous CyanogenMod 12 (Android 5.0.2) même pas honte

Rédigé par Cyrille BORNE - - 12 commentaires

Au départ je voulais m'acheter un nouveau téléphone, un téléphone avec une caméra pour faire des super selfies, avec plus de 2 Mpixel pour l'appareil photo, un téléphone qui fait le GPS, vous imaginez quand même, le GPS, et puis j'ai regardé les prix. Mettre environ 80 à 100 € pour attendre que FirefoxOS se réveille un peu plus, c'est quand même cher payé. Se réveille un peu plus, car il ne faut pas être mauvaise langue, ça avance, mais ça n'avance pas assez vite à mon goût. Pour moi les problématiques restent les mêmes : les bugs d'une part, l'absence de GPS de l'autre. On a beau critiquer ZTE et à raison quand même car comme on pouvait le prévoir le ZTE OPEN C ne verra pas de mise à jour et on vous annonce d'une voix guillerette qu'il faudra attendre le L pour bénéficier d'un nouveau FirefoxOS,

ZTE propose certainement le téléphone le plus bidouillé de la planète sur lequel on peut coller du FirefoxOS bien sur et ce dans n'importe quelle version, mais de l'android de la 4.4 à 5.1 puisqu'au moment où je vous écris ces lignes, je suis sous CyanogenMod 12 soit Android Lollipop, mal, dans le sens où c'est particulièrement lent depuis que j'ai installé les outils Google mais ça marche quand même, je ferai peut être un retour sur la version 4.4 ou sur CyanogenMod sans rien, même si je ne connais pas grand chose, le principe du market de Cyanogen par exemple.

L'installation est primaire, rendez vous sur la page de Cyrille BORNE qui va bien pour les notions de base et sur la page de Modaco pour récupérer les ROMS qui vont bien.

  • on fait un adb reboot bootloader
  • on fait passer l'image du recovery qui va bien, celle de vampirefo en outre, fastboot flash recovery *.img
  • on démarre en mode recovery on installe android 4.4
  • l'image du recovery a été écrasée par celle d'android on refait un fastboot flash recovery *.img pour la remettre
  • on installe cette fois-ci l'image de cyanogen toujours par le recovery
  • une fois que cyanogen est installée après un très long démarrage il faudra installer les outils gaps de la même façon en fait, c'est comme une rom. Vous avez à nouveau un long démarrage et votre CyanogenMod complet.

Les manipulations ci-dessus s'adressent à des gens qui savent ce qu'ils font et qui ont l'habitude du bidouillage de leur open C, et je te bricke, et je te débricke encore. Si des gens veulent des précisions je le ferai à la demande, pour les captures, je ne sais pas ce que ma fille a fait de l'appareil photo, donc pas une vidéo tout de suite.

J'ai pu tester rapidement les fonctionnalités de base, le GPS par exemple où contrairement à Nokia Here (qui va être vendu, openstreet map qu'attends tu ?) qui me situe en région parisienne ici me trouve directement dans ma rue, le client mail, c'est le jour et la nuit, j'en passe, on a 3 ans de décalage entre les systèmes d'exploitation. Je vais rester sous android, changer pour Firefox à l'occasion, ZTE nous a quand même fourni quelque part l'équivalent d'un ordinateur, il ne manque que la possibilité d'installer Windows pour avoir la panoplie au complet.

Remarque : la zone du bas à côté du rond est tactile si bien que sur la gauche du rond même si ça ne se voit pas vous avez le retour et sur la droite vous avez la sélection des fenêtres. Le téléphone n'est donc pas pénalisé par son "unique" bouton.

 

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