Le Blog de Cyrille BORNE

Votre spécialiste du déréférencement

Trop de réseaux tuent le réseau

Rédigé par Cyrille BORNE - - 8 commentaires

Je trouve que dans le B2i, la partie qui consiste à inviter l'élève à réfléchir sur sa présence sur un réseau social a du sens. Hier j'ai tué ma participation au réseau Linkedin. Participation c'est quand même un très vaste mot, je me suis contenté d'y apparaître histoire d'avoir un profil et puis c'est tout. Je trouve que c'est un réseau intelligent, bien pensé, avoir des tas de gens qui vont valoriser vos compétences je pense que c'est un plus pour quelqu'un qui cherche du travail, j'aurai été en SSII encore aujourd'hui je posterai dessus comme un grand malade et essaierai de me faire copain avec Bill Gates pour qu'il me valorise. Seulement voilà, j'ai 40 ans, je suis prof et je n'ai pas réellement ma place sur ce réseau lié réellement aux salariés du privé, de façon générale d'ailleurs, je n'ai jamais vraiment trouvé ma place sur les réseaux sociaux que je trouve chronophage. Je pense que je finira ma carrière en tant qu'enseignant et le jour où je serai le dernier gars qui aura fait du COBOL au monde ils viendront me chercher gâteux face à la mer pour me faire réaliser ma dernière PROCEDURE DIVISION.

Philippe évoquait dans un dernier article sa position vis à vis de Google en s'interrogeant sur les services qu'il utilise, je peux vous faire une synthèse bien plus globale : j'ai un compte github, j'ai une chaine dailymotion, et c'est tout. En fait c'est inexact si on voulait vraiment aller plus loin comme le faisait remarquer alterlibriste dans un billet sur l'éthique dans l'achat, il faudrait évoquer mon compte amazon, fnac et tant d'autres qui enregistrent mes préférences d'achat, Steam ou Origin qui ont été installés sur ma machine à l'époque où j'avais Windows et qui devaient se faire plaisir dans mes fichiers, que dire encore de ma banque qui désormais me présente mes dépenses sous forme d'un joli camembert et qui doit aussi se faire plaisir à grand coup de statistiques, je n'ose pas évoquer mon hébergeur Orange qui lui est au sommet de la plénitude sur mon temps passé sur internet. En fait quand on lit la façon de vivre de RMS, il faudrait que je vous trouve l'article sur linux.fr, où l'homme en fait paye tout en liquide, vit comme un type en cavale, je pense qu'il est certainement plus dans le vrai que les gens qui sont actuellement en train de s'offusquer des boîtes noires placées en France quand en fait nous donnons joyeusement nos données personnelles de façon plus ou moins volontaire aux GAFA qui ne sont qu'une partie du problème mais surtout à des sociétés diverses en lien étroit avec ces mêmes GAFA. Des histoires de boucles bouclées qui pourraient laisser penser que le combat est perdu d'avance, ce qui n'est pas faux mais pas totalement vrai, je pense qu'il est nécessaire peut être de redéfinir le combat.

J'avais Xavier Chotard au téléphone cette semaine, j'héberge désormais Maniatux le temps qu'il trouve une solution pour s'exiler dans les îles Caïman. Je vous garantis que je lui ai fait la vente pour reprendre la plume, et mon argument principal c'est désormais, il n'y a pas de mal à faire se faire du bien sachant que de toute façon il est certainement fiché comme moi ou pas loin d'être connu des services de police. On pourra croire que je rigole, mais je ne pense pas, lorsque l'on voit de façon systématique le lien entre TOR, Linux, Tails, Snowden, pédophilie, terrorisme, et les amalgames qui sont réalisés, je ne peux que saluer nos amis les RG qui doivent désormais avoir une large culture en pédagogie, en cailloux, en RAP, en bédés et en jeux vidéos. Les boîtes noires de l'état ne me gênent en rien, je pense qu'elles sont simplement inutiles car les méchants utilisent d'autres technologies, que l'intégrisme lié au libre, la religion, la philosophie ne peuvent être qu'entâchées de nos paradoxes : j'utilise Linux parce que Apple et Microsoft c'est too bad ass pour acheter sur Amazon mon ordinateur fabriqué par un enfant Chinois. Il est trop facile de ne voir dans une vision du libre qu'un arrêt simple aux services propriétaires sans aller plus loin, conditions de fabrications des produits que nous utilisons, récolte des données par les commerçants chez qui nous achetons.

Pour ma part le problème du réseau social est ailleurs, à une époque on pouvait penser qu'il était un facilitateur de relations, je pense aujourd'hui que non et peut être même au contraire, de par son obésité, il noie la relation dans la masse. Des élèves me présentent régulièrement leur profil facebook avec plus de deux mille amis, une fierté. Bien sûr, la majorité des gens qui en font partie, ils ne les connaissent même pas, avalent une masse de photos, d'informations mais quid de la véritable relation exclusive ? Je fais partie des gens qui n'aiment pas les repas à 30 pour la simple et bonne raison que vous êtes dans un coin de table à quatre et que vous n'allez en fait échanger qu'avec les trois personnes qui vous entourent. Facebook et les autres réseaux sociaux me donnent cette sensation, essayer de voir tout le monde sans finalement voir personne. Il y a de plus un effet supplémentaire que je rajouterai à l'internet d'avant, à l'époque on allait sur un forum ciblé sur lequel vous retrouviez des gens qui partageaient les mêmes centres d'intérêt que vous. Aujourd'hui on se connecte à Facebook en retrouvant les gens qu'on côtoie au quotidien pour prolonger la relation, finalement, difficile dans ces conditions de partager une passion par ce biais, de rencontrer de nouvelles personnes.

J'ai pensé avec mon départ du Lycée, monter une page facebook pour garder le contact avec les anciens élèves et puis finalement je ne le ferai pas ou pas tout de suite, je n'en ai pas encore le besoin. J'ai encore des élèves qui ont fait la démarche de me contacter par l'intermédiaire de mon blog, je pense que ce n'est pas une mauvaise chose, un petit peu de difficulté pour les gens motivés. Mon épouse qui est capable de ramener un homme sur terre avec autant d'aisance qu'un chasseur une tourterelle pendant la saison, ne croit absolument pas en l'amitié sur internet, à la relation par le net et me le fait souvent sentir. Quand cette semaine j'ai reçu un téléphone ZTE OPEN C de Oupsemma qui lit le blog depuis une éternité, quand je reçois des trucs mais pas seulement, quand des gens m'ont rendu service et il y en a eu en pagaille, elle est bien forcée d'admettre qu'une relation est possible sur la toile.

Cette construction est difficilement possible dans les conditions actuelles d'infobésité et doit avoir un caractère exceptionnel, on ne peut pas je pense avoir des relations sérieuses avec 2000 individus, il est nécessaire de faire le tri, facebook ne permet pas ceci, ni aucun réseau social. Mon cas est un peu particulier car je profite de ma notoriété, je suis dans la situation de quelqu'un qui n'a pas besoin d'aller vers les gens même si je le fais régulièrement, mais d'attendre que les gens viennent me voir, m'interpellent. Je prends de plus en plus soin de faire attention à ce qu'écrivent les gens, de me rappeler de ce qu'ils font, de ce qu'ils sont et de franchir le pas du contact en vrai dès que c'est possible, je le ferai même avec Gilles si l'occasion se présente.

Les français n'ont jamais été aussi seuls, SOS amitié voit son standard exploser et pourtant on n'a jamais eu autant d'amis facebook. Malheureusement cette notion de réseau n'est pas la bonne, le véritable réseau c'est de savoir qu'on peut appeler quelqu'un qui n'est pas forcément un ami au sens propre du terme mais quelqu'un qui pourra vous dépanner avec plaisir car il sait que vous répondrez présent à l'appel en cas de besoin. Facebook malheureusement n'est que de la poudre aux yeux comme les réseaux qui sont en place actuellement, la véritable relation doit se construire et c'est un élément qu'il va falloir réapprendre à nos jeunes qui ont tendance désormais à considérer toute personne comme un simple nombre dans leur gros compteur de relations humaines sans comprendre la place qu'ont réellement les gens dans notre vie.

 

Another Code ou la poutre touche moi

Rédigé par Cyrille BORNE - - 3 commentaires

Another code est un jeu DS où l'on incarne une adolescente élevée par sa tante qui débarque sur une île mystérieuse pour retrouver son père qu'elle n'a pas vu depuis l'âge de 3 ans. Celui-ci a disparu dans de mystérieuses conditions et c'est compréhensible, il aurait été plus ou accusé du meurtre de la maman. Les parents étaient d'éminents scientifiques qui travaillaient sur le projet another code financé par le gouvernement, un projet en lien avec la mémoire, et c'est d'ailleurs un peu le principe de ce jeu, un jeu où l'on fera souvent appel à votre mémoire. Le principe du jeu c'est l'aventure, on va se promener dans l'île et résoudre des énigmes à l'aide du stylet. Cela va de la superposition de deux tableaux qu'on a pu voir à un moment du jeu (on peut prendre des objets en photo) et les superposer pour faire apparaître un code, gratter une vieille pancarte pour trouver un message, assembler des objets et scruter bien sûr chaque plan fixe pour voir si on ne déniche pas un indice.

Another code fait partie de ces jeux parfaitement adapté à la DS, jouable intégralement au stylet, totalement casual. L'histoire est assez intéressante, si l'on fait exception du côté gnagnan des jeux japonais, la gamine croise la route d'un fantôme qui n'arrive pas à retrouver le repos éternel et pour cause, sur l'île il y a eu un meurtre il y a plus de soixante ans. On va donc non seulement essayer de retrouver le paternel qui se cache mais aussi comprendre les événements qui se sont produits il y a bien longtemps. Une jolie aventure.

Si c'est à refaire, si c'était à refaire

Rédigé par Cyrille BORNE - - 8 commentaires

Forcément un changement d'établissement entraîne quelques réflexions sur ses pratiques pédagogiques et informatiques puisque depuis 12 ans que je travaille dans ce secteur, c'est quasiment indissociable. D'un point de vue pédagogique, j'ai jeté tous mes cours en arrivant à Clermont, du fait d'avoir une baisse de niveau assez conséquente par rapport au Cantal. Étant donné que le bassin d'élèves est le même pour Pézenas, je pense que je n'aurai pas forcément besoin d'énormément adapter. Il reste tout de même des inconnues comme le matériel à disposition, vidéo projecteur ? TBI ? Photocopies illimitées ? Services informatiques comme l'ENT et j'en passe, cela reste tout de même anecdotique par rapport au face à face élève, le matériel c'est juste une question d'habitude et d'adaptation, le reste un métier.

Si c'était à refaire pour l'équipement informatique, la salle informatique avec des tours sous Linux reste pour moi le top, c'est du robuste. Si en outre j'avais une décharge pour le faire, je monterai bien un atelier avec les élèves pour de la véritable informatique hardware pratique, quand on voit le nombre d'ordis de la région que j'ai vu passer pour un lycée de 150 élèves, je me dis qu'on pourrait faire pas mal de choses sur un établissement qui compte trois fois plus d'élèves. Si en outre il fallait équiper les enseignants ce qui est certain c'est que je n'achèterai plus ça :

  • il serait difficile d'acheter du netbook, ils ont disparu et c'est une logique. La diagonale trop petite, les performances déplorables. Néanmoins en 2012 aux environs de 200 € c'était le meilleur compromis avec une nécessité de facilité de transport, les ultrabook étaient hors de prix.
  • plus jamais de machines Windows. Les collègues sont incapables de distinguer machine personnelle et machine de travail. Les collègues sont incapables d'installer des logiciels sans attraper tous les virus du monde et j'aurai tendance à dire que je le comprends, sans adblocker, sans vigilance, même sur les sites dits de confiance comme 01net, le net est un véritable piège pour Windows. Linux par défaut sur les machines, avec la problématique de l'engagement et de ma part, et du collègue qui va devoir adapter certaines de ses pratiques, certaines utilisations de logiciel.

Néanmoins la mise à disposition d'un ordinateur professionnel me parait indispensable pour l'implication des enseignants dans les différents services, ENT en tête. La mise en place de l'ENT dans mon lycée s'est accompagnée de la livraison des ordinateurs, chaque prof dès lors se balladant avec son PC à la main a directement commencé à alimenter. Dans certains établissements vous allez trouver de façon générale des réfractaires complets à l'informatique qui de toute façon seront toujours réfractaires. Dans les premiers arguments, ils n'ont pas à utiliser leur matériel personnel et ils ont raison, dans toutes les grosses boîtes on met à disposition des ordinateurs pour raison professionnelle. J'ai pu le voir, les collègues qui l'ont en travers dans notre région avec l'opération LORDI quand on voit ce que font avec nos élèves, ont une fois le plus le sentiment d'être laissés de côté quand on parle du numérique à outrance avec des milliards posés sur la table, leur donner un ordinateur pour travailler c'est valorisant. Cela peut paraître con écrit de cette façon dans notre univers où quand on tape dans un tiroir des ordinateurs en sortent, mais dans notre profession de mal aimés, tout geste valorisant peut créer une émulation.

Nous sommes à mi 2015, et nous avons vu en fin 2014 le retour du netbook sous une autre forme :

La diagonale est "confortable" , 11.6 pouces, c'est ce que j'ai sur mon portable et c'est suffisant pour beaucoup de choses. Aujourd'hui on a 32 Go avec du SSD ce qui est encore suffisant pour le travail d'un enseignant, une carte micro-sd coûte une misère, on peut étendre à 64 Go à pas cher. Le SSD c'est vraiment le truc qui booste la machine, même si le processeur est un peu faiblichon, sur mes conseils un collègue s'est acheté cette machine, il est ravi. La problématique c'est que c'est du Windows 8 qui devrait passer gratuitement à Windows 10, qui se contaminera de la même façon que les versions précédentes quand il est mis dans de mauvaises mains, et quand je vois le temps que j'ai pu perdre pour nettoyer la merde des autres, l'image est forte mais c'est celle-ci, je ne ferai plus. Pour le cas de l'Asus en question, j'ai vu que le passage sous Linux était complexe il y a quelques mois, il y aurait un Acer plus performant dans la même gamme de prix, je ne sais pas s'il est plus souple pour une migration sous Linux.

Qui de la tablette ? On pourrait imaginer des 9.7 pouces au format ipad avec un clavier intégré, je pense qu'on avoisinerait les 200 € de la même manière. Fragile, il ne faut pas croire que les enseignants prennent soin des appareils qu'on leur confie, sur la douzaine d'ordinateurs distribués, 2 ont fait une chute, dont une mortelle pour ce que j'en sais.

Le matériel n'est pas tout, il y a avant tout le positionnement personnel comme je l'ai déjà expliqué, aider les gens bien sûr, être l'esclave de ses collègues c'est encore autre chose, alors que je m'apprête à quitter mon établissement, que je suis particulièrement chargé, je me suis attrapé assez sèchement avec une collègue qui avait besoin de quelque chose là maintenant tout de suite, comme souvent le positionnement des gens vis à vis de l'informatique est dans l'urgence, et je refuse de retomber dans le piège systématique de l'immédiateté.

Professeur au lycée Agricole Bonne Terre de Pézenas

Rédigé par Cyrille BORNE - - 5 commentaires

Cela fait deux jours que je n'ai pas pris le mic, comme on dit quand on est un vieux rappeur des années 90. Depuis mardi, le serveur Affelnet est ouvert, c'est donc l'inscription pour les élèves de troisième en seconde, ou les joies de la dématérialisation. En effet on entre le numéro INE, ce fameux identifiant de l'enfant et on pourrait imaginer qu'il sorte par défaut un nom, un prénom, une date de naissance, éventuellement une adresse, rien du tout, il faut tout faire à la main. C'est long, la saisie des voeux est longue, je n'ai pas encore l'intégralité des notes, ce sera long, souvent je prends mon téléphone pour appeler une maman parce que le voeu n'est pas assez précis ou il est inexact. Lorsque ceci sera fini, les livrets de compétence, les fiches brevet, les fins d'années sont toujours difficiles, celle-ci un peu plus car je quitte mon établissement, j'ai obtenu ma mutation pour le lycée agricole Bonne Terre de Pézenas. Pour vous montrer la situation globalement c'est ça :

On ne peut pas réellement parler de mi-chemin, on peut tout de même parler de 50 kilomètres de trajet en moins par journée de travail, de 35 minutes de route au lieu d'une heure quand tout va bien. Géographiquement le lycée est situé en sortie d'autoroute, je prends un rond point et j'y suis, pour Clermont l'Hérault, j'ai toute la zone commerciale à traverser, c'est beaucoup plus tendu. En terme de structure, c'est une nouveauté pour moi, j'ai passé douze dans des structures de moins de 150 élèves, ici c'est un lycée qui je pense a plus de 400 élèves, une trentaine de professeur, des infrastructures conséquentes, c'est donc un monde nouveau pour moi.

Donc fin d'année chargée car je documente énormément pour mes collègues qui vont devoir passer derrière moi, je vérifie le matériel, je mets à jour les postes, petit vent de panique au niveau des élèves ce qui entraîne des migrations en masse vers Linux, ou des décontaminations. Quand dernièrement je m'interrogeai sur la mise à jour de debian en version facile sans éditer le sources.list, ou que je parlais des problèmes de livrer les utilisateurs à eux mêmes quand on s'en va, ben vous comprenez pourquoi. Abandon, c'est ce que j'ai pu lire dans le visage de pas mal de monde, les enfants notamment, de ces petits quatrièmes qui pensaient m'avoir en troisième à mes élèves de première qui pensaient que je leur ferai passer le BAC l'an prochain, tristesse et reproche dans les regards. La différence tout de même, c'est que tout ce beau monde est à 25 km de mon nouvel établissement, s'il y a un problème je me déplacerai.

Ce n'est pas de la prétention mais une réalité, l'enseignement agricole est un enseignement à part, où les liens sont forts et les élèves aussi difficiles soient-ils, sont tout sauf des ingrats, j'ai régulièrement des nouvelles d'anciens élèves qui m'écrivent alors qu'ils m'ont subi dans le Cantal, quatre ans déjà.

Aucune appréhension, quelques convictions. Celle du travail, le travail fait beaucoup, l'humanité aide pas mal aussi, puis une nouveauté, le recul, c'est désormais mon troisième lycée, je vais faire mes quarante ans et de la même façon que j'ai pris du recul dans mon attitude face au libre, en aucun cas je ne ferai la révolution et me contenterai de donner des conseils, uniquement si on m'en demande. Comme je le précisais en introduction, si le lycée Le Cep d'Or, petit lycée était un no man's land de l'informatique où tout était à faire, j'arrive ici dans une grande structure et me conformerait en toute logique aux installations en place, si on me demande d'y mettre les mains dedans par contre ... ;-)

Nous voilà repartis vers une nouvelle aventure, j'espère en toute sincérité que ce sera la dernière, car à quarante ans je commence quand même à devenir un peu trop vieux pour ça. Je le pense toutefois, la situation géographique idéale par rapport à mon domicile qui lui ne changera pas, une institution solide, à moins d'un aléa de la vie ou l'enseignement agricole qui se ferait avaler par l'éducation nationale, j'espère que j'ai trouvé la terre sainte pour le travail.

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Vers un probable changement de distribution personnelle

Rédigé par Cyrille BORNE - - 21 commentaires

Un collègue m'a donné un ordinateur que j'avais déjà réinstallé pour sa fille, elle l'avait moisi à l'époque, il s'agit d'un aspire one de chez Acer. La réinstallation de mémoire provenait du fait qu'il était moisi mais aussi parce qu'on arrivait à la fin du support de Windows XP, d'où le passage à Linux. Il s'agissait d'une version de Xubuntu 13.10 (« The Saucy Salamander ») et le PC n'avait pas été mis à jour depuis car le PC n'avait pas été utilisé, son père le récupère pour son usage personnel et flash n'était pas installé dessus. Assez rapidement je me suis rendu compte qu'il était impossible de télécharger flash, je suppose que vu l'ancienneté de la version les dépôts sont morts, le PC étant resté dans le placard n'a jamais été mis à jour, ce qui va devenir un problème de fond, ce n'est pas la première fois que je le constate, dans les premières informations pour les gens qui utilisent Linux, il faut insister sur les mises à jour.

J'ai donc effectué une mise à jour violente de la 13.10 à la 15.04 et c'est pas formidable, des bugs en pagaille, des paquets qui ne peuvent pas s'installer, des problèmes de résolution de dépendance, et je dirai que c'est bien normal, le saut est quand même particulièrement important. J'ai donc voulu faire une installation propre, finalement plus rapide notamment pour un poste sur lequel il n'y avait rien à part l'installation de base, du fait de l'ancienneté relative de la machine, j'ai réalisé que le processeur ne supportait pas le 64 bits, téléchargement du 32 bits. L'installation est bizarre, le PC se met en veille toutes les trois secondes d'inactivité. Le message c'est "acpi pcc probe failed", je découvre assez rapidement que des gens ont le même problème depuis le passage à la 15.04, je finis par mettre une 14.04.2, la LTS, ça passe. Une fois que j'ai installé le pilote broadcom tout fonctionne, lentement mais ça fonctionne.

Des problèmes de lourdeur y compris sur des machines relativement récentes, cette version 15.04 de Ubuntu nous rappelle que la distribution numéro 1 est de plus en plus gourmande. J'évoquais la nécessité du 32 bits pour cette machine, l'abandon du 32 bits est prévu, à l'état de rumeur à l'heure actuelle, si cela se produit, qu'adviendra-t-il de cet ordinateur qui restera figé dans le temps. De la même manière, on m'invite régulièrement à utiliser la LTS plutôt que la version courante, à raison je pense. Néanmoins tout ceci rappelle qu'Ubuntu et stabilité ça ne rime pas toujours ensemble, que le cycle imposé des 6 mois n'est pas une riche idée, et qu'à l'instar des autres systèmes d'exploitation même si Microsoft a l'air de vouloir faire des efforts sur son 10, Ubuntu n'échappe pas à l'obésité et induit de cette façon une obsolescence programmée pour le matériel, y compris du matériel qui fonctionnait bien sous Ubuntu pour une version précédente.

Je suis actuellement un peu occupé, nous y reviendrons très prochainement, mais je pense revenir à debian le plus rapidement possible tant la sensation de lenteur et de ralentissement est oppressante sur ma propre machine. 

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