Le Blog de Cyrille BORNE

Votre spécialiste du déréférencement

Astuce : VNC après tunnel SSH

Rédigé par Cyrille BORNE - - aucun commentaire

J'ai été confronté à la problématique suivante, prendre le contrôle en VNC d'une machine située derrière un serveur. L'idée à la base c'était de faire un tunnel SSH, me mettre dans le réseau en passant par Firefox et accéder à la machine par le port 5900. Résultat et ce quelle que soit la machine RFB 003.008 dans le navigateur que ce soit sous Linux ou Windows. Problème qui a l'air connu depuis dix ans, mais je n'ai pas vu de solution simple pour passer. TightVNC Java Viewer Version 2 permet comme on peut le voir d'indiquer la machine qui va bien mais aussi le chemin pour le tunnel SSH. Ca marche très bien et rapidement de surcroît, s'exécute directement sous Windows sur le fichier jar ou un java -jar le nom du fichier sous Linux.


Une mise au point

Rédigé par Cyrille BORNE - - 19 commentaires

Il y a plus de douze ans lorsque je travaillais à la BNP, j'avais la chance de me faire éduquer par les vieux, comprenez les gens de plus de 60 ans, j'en ai vu quelques uns partir à la retraite, une vraie perte à l'époque. On était trop occupé à mettre ces vieux dehors qui coûtaient si cher en salaire pour se rendre compte qu'ils étaient les derniers à maîtriser tout un tas de technologie qu'on ne leur a pas laissé transmettre aux plus jeunes. J'ai souvenir qu'on faisait appel à des prestataires de service qu'on payait une fortune pour maintenir ce qui aurait pu se donner au sein de la boîte directement, c'est ça la logique économique. Discuter avec ces gens c'était faire un bond dans l'histoire, ils racontaient l'informatique d'avant, les cartes perforées et surtout le temps à faire des algorithmes sur le papier, ils ont vu l'évolution de l'informatique professionnelle et émerger l'informatique personnelle.

J'ai quarante ans dans dix jours et je ne fais pas partie de cette génération, néanmoins je peux dire que je suis le témoin de l'évolution de l'ordinateur domestique, du MO5 à nos ordinateurs surpuissants qui parfois donne l'impression de ramer autant que des MO5, et surtout de la naissance et de l'évolution du web. Pour connaître un peu mon histoire, notre histoire, de cette génération, je vous invite à lire l'article du iceblog qui l'a tellement bien écrit que ça m'évite de le faire moi-même. Je crois qu'il n'y a rien de honteux quand on est passionné d'essayer de comprendre, de suivre les évolutions, d'observer et même parfois de se lamenter un peu.

Nous sommes à mon sens à un tournant du web que je qualifierai de scission complète entre le monde de l'amateurisme qui va devoir abandonner toute idée de faire du profit et le monde professionnel qui quant à lui se doit de gagner de l'argent car il faut bien vivre ma bonne dame. Je vais totalement éluder le cas des youtubeurs qui ont tout compris au business model et qui engrangent de l'argent à foison ... pour l'instant. Je crois que l'écriture a cette force sur la vidéo, c'est qu'elle a toujours été démodée et c'est pour cela qu'elle restera toujours d'actualité. Est-ce qu'à 50 ans Rémi Gaillard continuera d'arpenter les rues de Montpellier dans les déguisements les plus loufoques ? Je crois que c'est un peu comme le rap et le classique, tu auras certainement plus de succès mais tu vieillis quand même franchement plus mal. La vidéo, cette lente transformation de l'internet qu'on a connu en télévision ne m'intéresse absolument pas, je suis resté très old school.

Je suis enseignant, de maths en plus, avec des élèves en difficulté et je crois que l'exemple est certainement le plus percutant pour comprendre une situation, je pense que cinq blogs sont intéressants à suivre pour comprendre comment les choses évoluent.

Avant d'aller plus loin parce que certains me voient déjà venir avec mes gros sabots, il faut évidemment revenir sur ceci :

 

Donc forcément blogueur imbu de sa personne, ça ne choquera personne de savoir que c'est moi. L'origine c'est cette phrase dans un billet intitulé "la relève" où j'écris : si dans les quinze derniers années je n'avais pas fait tout ce travail de déréférencement, destruction de sites, reconstructions, aucun effort SEO et j'en passe, je serai à la place de Korben ce qui aurait été drôle. C'est une vérité sur internet, ce sont les endurants qui ont gagné la bataille de la visibilité, bien plus que les gars qui auront mis en place les règles SEO et tout le bazar. C'est ici le handicap de la relève, réussir à émerger de la nasse des sites internet

Quand j'ai vu le tweet, ma première réaction a été d'écrire par mail, sans réponse, à Korben pour dire que j'étais désolé s'il y avait une erreur d'interprétation et que je ne le prendrai plus comme référence dans mes exemples, ce que je vais pourtant faire une dernière fois. Revenons un peu sur le contenu de ma phrase. Dans mes nombreuses années de bloging j'ai écrit que j'ambitionnais d'avoir l'ordre national du mérite agricole, que j'allais mourir dans 150 ans, que j'entrerais au panthéon, que mon psychanalyste était Sigmund Freud, que j'avais bien évidemment des supers pouvoirs. J'entends par là que si quelqu'un vient me lire et qu'il prend cette phrase au premier degré c'est qu'en fait il ne me lit pas, donc qu'il ne me cite pas, il est tellement facile de sortir une phrase de son contexte. Donc non Korben, je ne fantasme pas sur une quelconque première place, car s'il faut commencer à faire la chasse à toutes les remarques désobligeantes inhérentes au succès, j'aurai peur que ma vie se transforme en ceci :

Dans toutes mes plaisanteries il y a un fond de vérité, et c'est ici que j'aimerais revenir sur la seconde partie de ma phrase. J'ai écrit concrètement que les premiers arrivés sur le web sont ceux qui dominent aujourd'hui. Ce n'est pas totalement faux, ce n'est pas totalement vrai non plus, mais c'est injuste pour qui a travaillé dur pour arriver au résultat actuel ce qui est le cas pour les cinq blogueurs que j'ai cités. On a vu pendant cinq ou six ans les conseils pour devenir blogueurs célèbres, les règles SEO, les craintes au changement d'algorithme, ceux qui sont encore présents sont les travailleurs, dans l'internet comme pour le reste il n'y a pas de secret, c'est le travail et pas de recette magique. L'ancienneté ça peut aider mais ça ne fait pas tout, prenons le cas de Myspace par exemple et de Facebook.

La moralité de cette sous-partie de ce billet qui sera horriblement long, c'est que je respecte pleinement ce que fait Korben, et cela va même au delà en fait, ce n'est pas mon problème, chacun est libre de faire ce qu'il veut avec ses affaires, son business. Je m'étonne juste d'une remarque aussi cinglante qui aurait pu s'éluder d'une autre autre façon, la prise de contact, ou botter en touche. Je suis un petit blogueur du bord de mer, je ne vois pas ce qu'on peut en avoir à foutre de mon avis, l'article en lui même n'a pas apporté de commentaires supplémentaires, en ayant l'espoir que ceux qui ont lu, lisent mes pavés de façon quasi quotidienne ont compris depuis bien longtemps que tout ceci n'avait rien de bien sérieux, que j'écris uniquement par plaisir, pour l'expérience, le partage, l'internet n'est pas mon gagne-pain et ne le sera jamais.

J'avais décidé d'appliquer la technique dite du canard, la tête dans l'eau et le croupion à l'air, mais malheureusement alors que Korben avait fini de s'exprimer, que moi je faisais voeu de silence, on n'est jamais mieux servi que par ses amis. Et dans l'ordre d'apparition :

  • Frédéric Bezies qui s'offre un billet d'un rare narcissisme, où il démarre avec moi pour finir dans ses stats et concrètement je me demande ce que je viens faire au milieu. La faute à pas de chance on a le père Korben qui vient s'y mettre dans les commentaires et qui fait l'amalgame entre Frédéric et moi, comme une forme de complot, mais on y reviendra plus loin.
  • Damien dans un style lapidaire
  • et quand je pense que ça y est c'est passé, Philippe remet une bonne couche ce matin en me citant et en mélangeant les choses.

Je suis donc forcé de sortir de ma réserve, des gens parlent pour moi, et malheureusement si je laisse dire, je cautionne.

Mais reprenons. Nous avons donc cinq sites qui sont à suivre, cinq sites de l'ancien monde puisque ce sont des blogs et qui vont tenter de faire le virage dans le professionnalisme. Et avant d'aller plus loin, quel que soit le moyen utilisé par ces sites je le respecte, non seulement car ils ont au moins le mérite d'essayer quelque chose, d'entreprendre quand la majorité des gens se contentent de prendre le train en marche ou de commenter, je n'ai de plus pas à juger, les gens sont libres de faire ce qu'ils veulent.

  • Korben a choisi le modèle publicitaire
  • Presse Citron si j'ai bien compris s'essaie à un partenariat avec une écriture orientée par rapport aux sociétés qui le financent
  • Mini Machine c'est la boutique et des sponsors
  • Coreight quant à lui vient d'annoncer qu'il quitte sa boîte pour tenter son aventure, je ne sais pas quelle forme il va donner à son blog
  • Philippe quant à lui doit réussir à trouver une place pour son blog à côté de sa société de service Opendsi, le backlink est toujours gratuit.

Je ne sais pas si l'un d'entre eux possède la formule miracle, mais bien sûr on ne peut que leur souhaiter de réussir car il y va du devenir de l'internet, de son indépendance, de sa diversité. Car, l'un des traits communs de ces blogueurs c'est d'avoir lâché leur boulot de salarié au profit d'une entreprise individuelle, s'ils échouent, cela voudra dire qu'on ne peut pas réussir de façon indépendante dans l'édition de contenus sur le web. Cette question se pose bien sûr pour les blogueurs mais aussi pour de plus gros éditeurs comme nextimpact. A l'heure actuelle on voit les sites décimés, rachetés, disparaître au profit d'ogres de l'informatique avec de gros groupes financiers derrière. Ce que font donc ces blogueurs c'est tenter le combat de David contre Goliath et il est impératif de les aider, de les encourager.

Ainsi quand Philippe écrit Scoffoni veut se transformer en Korben du Libre et que figure mon nom à côté, je préfère réagir tout de suite. Je n'ai absolument rien contre la publicité et pour cause, la publicité je ne la vois pas avec mon bloqueur de publicité comme beaucoup d'entre nous d'ailleurs. L'année étant pour le moins chargée avec une fin en fanfare demain et la tête dans la machine à laver, il faudra que je prenne le temps de gérer mon bloqueur de pub afin que les gens qui le méritent puissent faire le business tranquille. Là où je rejoins Philippe c'est qu'il faudra bien que les gens prennent conscience que la production de contenus c'est un temps de travail, et que les gens qui cherchent à monétiser doivent pouvoir faire leur beurre. Sinon on se retrouvera dans une situation similaire à celle que nous connaissons pour la nourriture actuellement, les gens se plaignent de bouffer de la merde mais préfèrent mieux payer le dernier téléphone à la mode plutôt que d'acheter une viande de qualité chez le boucher, plus chère.

Conclusion,

Dans nos écrits transpirent une partie de nous même, comme une première impression, un peu comme ce type qu'on croise qui a l'air franchement antipathique mais qui se révèle être une personne adorable. je peux reconnaître que mes textes à rallonge, l'absence de smiley, le peu d'illustrations qui figurent dans mes textes, le manque d'aération, ce côté mégalomane que j'accentue parfois, oui, je le conçois, on ne peut pas plaire à tout le monde. Je pense néanmoins être quelqu'un de courtois et de suffisamment abordable, par le fait, si mon propos amène ce genre de remarques : Mon tweet, certes mal luné, c’était juste que je ne comprenais pas pourquoi il s’imagine être ou veuille être à ma place ? C’est quoi cette obsession ? Je pense que le net est assez grand pour que chacun trouve sa place. Pourquoi vouloir vous comparer à moi ? c'est que ça ne fait pas rire la personne qui est en face et qu'il le prend au sérieux, je préfère donc comme annoncé, m'abstenir de parler de Korben, je ne cherche pas à créer le malaise. Et pourtant, pour ma défense, j'ai quand même l'impression que c'est comme si on reprochait à Stéphane Bern de parler de la Reine Elizabeth dans ses émissions sur la royauté ou d'empêcher Jean-Pierre Pernaut d'évoquer des concours de tripoux.

Comme l'a écrit son auteur, le web est suffisamment grand pour que chacun y trouve sa place, j'en prends mon parti, je rajouterai aussi qu'il est suffisamment grand pour ne pas suivre les gens qu'on n'apprécie pas. Quand on voit les réactions haineuses dans un sens ou dans l'autre, on se rend compte que ce n'est pas propre au logiciel libre mais bien étendu à l'ensemble de l'internet, il suffit qu'une occasion se présente pour que les gens se déchirent y compris sur les sujets les plus stériles, ceux qui n'ont pas lieu d'être.

Aucun blogueur n'a été maltraité durant l'écriture de ce billet, en souhaitant à tous le succès, le sourire, le bonheur et pour finir sur cette phrase très professorale sur laquelle je vous invite à méditer, avant d'aller mettre un parpaing dans la gueule de ton voisin tu aurais plutôt dû lui demander au lieu d'écouter les rumeurs.

Classé dans : cyrille - Mots clés : aucun

Do It Yourself par ton voisin : courroie de machine à laver

Rédigé par Cyrille BORNE - - 18 commentaires

Je suis un extrêmement mauvais bricoleur, mais du fait d'avoir fait les travaux avec quelqu'un qui ose tout et qui sait tout faire m'a largement désinhibé. C'est d'ailleurs là tout un paradoxe, alors qu'en informatique je démonte tout sans me poser de questions, dès qu'il s'agit d'autre chose j'ai tendance à perdre mes réflexes et ma logique alors qu'à pas grand chose c'est pareil. Ce matin la machine à laver, le tambour ne tourne pas, joie dans la maison éternelle, j'entends le moteur tourner, il y a donc de bonnes chances pour que ce soit la courroie, j'ouvre et je vois la courroie au sol, je me dis que pour une fois j'ai de la chance et qu'elle a dû bouger. Je regarde sur youtube car youtube a réponse à tout.

Alors quand je vois que le gars il met 1 minute 30 pour le faire, je me dis que c'est plié en 10 minutes, sauf que moi c'est un peu plus ragoutant. Je mets comme indiqué la courroie sur la poulie, je tire comme un âne, je passe trente minutes sans succès. Je vais chercher mon voisin, le même que pour celui de l'internet que je pensais en danger, il met moins de 1 minutes, comme s'il enfilait une chaussette, c'est l'indécence des bricoleurs qui ont passé les 60 ans.

Malheureusement je ne me fais pas trop d'illusions, on lance un essorage ça passe, je relance la machine à laver, aux 1400 tours minutes c'est à dire supercopter dans la salle d'eau, la courroie saute à nouveau. Je ne me fais pas trop d'illusions pour deux raisons. La première c'est que je n'ai jamais de chance, ce serait trop facile, nous le savons pertinemment. La seconde c'est qu'il apparaît sur les forums que des gens ont rencontré le même problème, deux grandes tendances apparaissent, la courroie qu'il faut changer car celle d'origine ne serait pas au top, le roulement à billes qui serait mort mais qui fait partie du bloc tambour soit 180 € sans la main d'oeuvre. J'ai de mémoire 420 € pour le prix du lave linge, un lave linge qu'on avait dû changer dans l'urgence du fait du décès de l'autre.

Si à la main je fais tourner le tambour, ça tourne tranquillement, j'ai donc envie de croire à un problème de courroie. Le produit est vendu 25 € sur d'obscurs sites de vente qui passent par le market place d'Amazon, je dois changer mes pneus et je me dis que l'heure que je vais perdre le temps que Norauto fasse le job me laissera le temps de trouver dans la zone commerciale. Premier essai, c'est le bon, chez Carrefour pour tout ce qui est SAV et pièces détachées, ils peuvent avoir la pièce d'origine en espérant qu'ils aient corrigé le problème si la courroie est bien incriminée, il faudra attendre tout de même jusqu'à 8 jours. Je vais en profiter pour me faire la main avec la vieille courroie et lancer des lavages avec un essorage moins rapide. Si ça ne passe pas, j'ai toujours les laveries à proximité. Il est à noter que la courroie originale est vendue 31 €, c'est plus cher, j'aurai en outre la certitude en outre de la recevoir et d'avoir un modèle d'origine, en ce moment j'ai l'impression de cumuler un peu, je vais éviter les prises de risque inutiles.

La moralité de l'histoire

  • l'internet reste un outil extraordinaire mais qui ne remplace pas la main qui guide j'en suis convaincu.
  • J'ai ce lave linge depuis moins de 3 ans, si ce n'est pas la courroie ça signifie qu'il est mort ou pas loin, Laden qui reste tout de même une marque ne fait pas mieux que la machine à laver de base qu'on peut trouver chez but, electrodepot, conforama et les autres. C'est quelque chose que j'avais déjà constaté, dans l'électroménager, ce n'est pas parce qu'on prend de la marque que c'est plus robuste.
  • ma tentative de DIY si elle fonctionne c'est formidable, par contre si ce n'est pas ça j'ai jeté 31 € en l'air et imposé une contrainte familiale de peut être 8 jours sans machine à laver alors qu'il me suffisait de prendre un premier prix à 170 € et de repartir avec. Nous ne sommes pas dans une logique qui favorise le recyclage et la réparation et c'est bien dommage.

Edit 18h25 : j'ai remis la courroie en moins de 10 minutes, j'ai pigé le truc.

Classé dans : Hardware - Mots clés : aucun

De Debian Jessie à Devuan Jessie

Rédigé par Cep - - 8 commentaires

Tout petit rappel pour les rares personnes qui n'auraient pas suivi le dernier « delicious drama » en date. Un petit nombre d'admins Debian a décidé de forker la distribution pour permettre d'avoir le choix du système d'init et, donc, ne plus être tributaires de Systemd et de tout ce qui va avec et c'est ainsi qu'est née la distribution Devuan.

Je ne vais pas me lancer dans les polémiques pro et anti systemd, que chacun fasse ses choix en toute connaissance de cause et, surtout, sans caricatures. En ce qui me concerne, et sans présager de l'avenir, je pense qu'il est important de conserver une certaine forme de choix. En outre j'utilise systemd depuis très longtemps, depuis bien avant son intégration dans Debian et, certes, il a des avantages qui ne se bornent pas au grappillage de quelques secondes au démarrage du système, mais il est aussi bien envahissant par exemple avec un systeme Gnome et, surtout, lorsqu'il se met à disfonctionner alors là bonjours la complexité pour en trouver la ou les causes. Enfin et surtout je ne vois pas quelle pourrait en être l'utilité sur un serveur.

Pour toutes ces raisons et aussi par curiosité j'ai décidé de voir comment fonctionnait Devuan, même s'il est tout à fait possible d'installer Debian sans Systemd. J'ai donc décidé de passer l'une de mes Debian, une Jessie installée avec Xfce4 mais aussi avec un serveur web de tests et mariadb et bien d'autres paquets. Ce n'est donc pas une installation virtuelle mais bien une installation fonctionnelle depuis des années même si ce n'est pas un système en production.

Procédure de migration :

Après avoir vérifié sur http://packages.devuan.org/devuan/pool/main/d/devuan-baseconf/ que c'est bien la dernière version disponible on récupère le paquet deb développé par Devuan qui ajoutera leurs dépôts au sources.list et créera un fichier de préférences pour bloquer le paquet systemd-sysv.

 :~$: wget http://packages.devuan.org/devuan/pool/main/d/devuan-baseconf/devuan-baseconf_0.6.4%2bdevuan3_all.deb

On installe le deb :

 :~$  sudo dpkg -i devuan-baseconf_0.6.4+devuan3_all.deb

Dans la boite de dialogue qui s'ouvre il est demandé de choisir une version, Jessie en ce qui me concerne pour le moment. Aussi est proposé le choix des composants, main config non-free dans mon cas.

En outre un avertissement rappelle de supprimer du sources.list tous les dépôts Debian afin d'éviter des problèmes de dépendances.

En ce qui me concerne j'ajouterai aussi les dépôts backports Devuan pour au final avoir ce sources.list :

# Devuan repositories
deb http://packages.devuan.org/merged jessie main contrib non-free
deb-src http://packages.devuan.org/merged jessie main contrib non-free

#backports
deb http://packages.devuan.org/merged jessie-backports main non-free contrib

On fait ensuite la mise à jour des dépôts et l'installation des paquets Devuan de base :

:~# aptitude update && aptitude install devuan-?  

ou, peu importe, apt-get update && apt-get install devuan* et ces commandes ajouteront devuan-indices, devuan-keyring, devuan-lintian.

Maintenant on peut installer les paquets d'init :

 :~# apt install sysvinit-core sysvinit sysvinit-util

Puis on redémarre la machine en choisissant dans les options grub le menu avec init. Au prochain boot systemd ne sera pas actif. Il faut faire maintenant un peu de ménage et supprimer systemd :

:~# apt  remove --purge --auto-remove  systemd

qui enlèvera toute une série de paquets et dépendances dont network-manager sans problème particulier de configuration.

Dans le fichier de préférences on a vu que systemd-sysv est bloqué pour qu'il ne soit pas installé. Je vais y ajouter systemd lui-même pour au final avoir :

:~$ cat /etc/apt/preferences.d/avoid-systemd

Package: systemd-sysv
Pin: release o=Debian
Pin-Priority: -1

Package: systemd
Pin: release o=Debian
Pin-Priority: -1

À noter que pour le moment j'installe tout de même systemd-shim qui est un émulateur de systemd. Si je ne le voulais pas je remplacerais systemd par *systemd* dans le fichier préférences.

Voilà, je peux maintenant faire mes mises à jour par un classique aptitude full-upgrade ou apt.

Une interrogation tout de même, je ne sais pas du tout comment ni avec quels délais de réactions seront solutionnés les problèmes de sécurité par Devuan par rapport à Debian. Pour le moment je n'ai rien remarqué dans le décalage des mises à jour mais sur une courte période ce n'est pas probant.

Bons tests.

cep

 

Orange ce honteux, une histoire de Wifi partagé

Rédigé par Cyrille BORNE - - 11 commentaires

Dans mon quartier, il y a deux réseaux wifi. Le mien, mais aussi le mien. Comprenez le réseau de ma livebox, le réseau du hotspot qui est connecté à mon serveur ipfire pour que les petits nenfants ne puissent pas aller sur des sites où l'on apprend à jouer au papa et à la maman. En regardant dans les réseaux Wifi accessible, je vois un réseau "orange" avec un signal super puissant et non protégé. J'ai pensé sur le coup que mes voisins qui viennent relativement régulièrement et qui ont des problèmes de télévision comme tout le village avaient mis la box, comme ils sont âgés je me suis dis qu'ils avaient fait n'importe quoi.

Pour vérifier je me connecte, naturellement, et je balance un 192.168.1.1 pour me retrouver sur une page d'accueil orange qui me demande de mettre des codes qui vont bien. En fait je réalise que c'est ma box et que le wifi partagé a été activé comme on peut le voir sur l'écran ci-dessous :

Le problème c'est qu'à l'instar du mot de passe de la box qui a été modifié pour le remplacer par la première partie du code Wifi, je n'ai en aucun cas demandé l'activation de cette fonctionnalité que j'avais désactivée moi même. Plus fort encore, ce paramétrage ne se fait pas au niveau local dans la box mais bien plus inquiétant à l'extérieur, sur le compte client.

C'est la seconde fois en moins d'un mois je pense que Orange se permet de modifier un de mes paramétrages. Si on peut comprendre qu'étendre au plus le réseau c'est permettre de faire profiter à un maximum de personnes de l'internet, y compris moi potentiellement en cas de déplacement, j'aurai tendance à dire que si les gens veulent du net, ils n'ont qu'à investir dans leur forfait mobile et que d'autre part, c'est encore mon droit de céder de la bande passante à qui je veux. C'est le genre de pratique qui m'insupporte, l'externalisation de plus, laisse penser qu'un de ces quatre orange décidera tout simplement de l'imposer sans que nous ayons notre mot à dire.

A l'heure actuelle et depuis mes déboires avec la fameuse carte télé, j'ai globalement un débit stable, il m'arrive parfois de devoir rebooter la box pour obtenir un débit plein pot. Pas de regret de plus de ne pas avoir la télévision, comme je l'avais annoncé nous ne regardons quasiment pas les chaînes traditionnelles. Je n'ai pas vérifier si désormais les autres opérateurs s'étaient calés sur la VDSL, mais si ce genre de pratique se généralise, je pourrais à nouveau m'intéresser à un autre opérateur.