Le Blog de Cyrille BORNE

Votre spécialiste du déréférencement

Le temps fait son affaire

Rédigé par Cyrille BORNE - -

La nouvelle du moment c'est la scission de Google+ en deux entités, une dédiée aux photos, une dédiée aux informations, pas de précisions particulières dans les sites internet francophone si ce n'est ce qu'on sait faire le mieux en France, annoncer la mort de Google+ et dire que de toute façon Google+ c'était pourri, que personne n'utilisait et donc que cela ne manquera à personne. Nous sommes une fois de plus face à un traitement lapidaire de l'information, on pose son pavé dans la mare et on passe au pourrissage suivant.

  • personne ne sait comment vont se présenter les deux nouvelles applications, si Google+ va disparaître ou pas, comment sera réalisée l'intégration. Même si Google est connu pour fermer des services même s'ils sont utilisés comme on a pu le connaître avec Google Reader pour l'événement le plus marquant pour nous, gros consommateurs de flux RSS, il y a une différence entre un service qui gérait les contenus des autres et une masse d'informations privées qui est tranquillement installée sur les propres serveurs de Google et qu'il suffit d'exploiter. On est donc dans un traitement précipité, anticipé, comme la photo de Cindy Crawford au naturel qui a fait le tour du monde et qui pourtant est un fake.
  • et cette même presse informatique de rappeler que c'est un réseau social qui n'a jamais percé, que les pratiques de Google sont tout simplement honteuses à forcer la main des utilisateurs pour qu'ils créent un compte, cette même presse qui est présente sur Google+ et qui n'a donc jamais eu le courage d'assumer ses propres informations de dénigrement. En effet, qui dans les sites informatiques a franchi le pas pour dire que Google+ n'était pas utilisé, donc fermeture du compte, personne, on sent quand même une petite pointe d'intelligence ou d'apprentissage, ils n'ont pas créé de compte ello, pas encore.

C'est une situation qui est instructive et qui devrait faire réfléchir un peu tout le monde, même si on sait pertinemment que rien ne changera à l'arrivée. Toutes les personnes qui ont posé leur stratégie sur Google+ devrait théoriquement se dire qu'on ne les reprendrait plus, toutes les personnes qui vantent les mérites de Google et de ses services devraient peut être enfin comprendre qu'il est difficile de miser sur le long terme avec une société qui fait la pluie et le beau temps dans ses produits et qui prend souvent les décisions les plus drastiques si ce n'est pas rentable. Chacun devrait se rappeler que le but de Google c'est de gagner de l'argent et ce quels que soient les moyens employés, l'usage des données personnelles par exemple, ne pas corriger des bugs critiques pour forcer la vente de nouveaux appareils, passer youtube au premium ou supporter les publicités, laisser dans son market une masse considérable d'applications intrusives.

Je ne juge pas, je me contente de ne pas utiliser. Google est une entreprise, elle vise à gagner de l'argent, ce n'est pas une association caritative, reste à savoir si on cautionne les moyens qu'elle utilise. Le problème de fond reste tout de même plus vaste, car concrètement tout service est voué tôt ou tard à disparaître. Qui se souvient encore de Skyblog si populaire il y a moins de dix ans ou de myspace qui cherche un second souffle. Miser dès lors sur des réseaux sociaux, c'est prendre le risque de voir ses données personnelles partir en fumée sauf si comme Dada vous le propose, vous embrassez un réseau social libre comme diaspora* qui si on en suit ma logique implacable devrait être auto-hébergé, chacun devant posséder sa propre instance pour garantir la pérennité des données. Je pense quand même qu'il est plus sûr d'avoir un vrai site internet que de miser uniquement sur les réseaux.

Épilogue :

Je lisais avec intérêt l'article de Christophe Lefevre : Et si le web commençait à disparaître ? Où l'auteur explique qu'une partie des internautes a une activité Web qui se limite à Facebook pour exemple. C'est une logique, pour les plus jeunes l'internet est étroitement lié à l'utilisation du smartphone, souvent applicatif, Facebook est pour l'instant totalement indéboulonnable dans les réseaux sociaux et suffit pour une partie de la population. Ce n'est pas le seul, aujourd'hui youtube suffit pour la vidéo, Wikipedia pour le savoir, la tendance est à la disparition de la diversité au profit d'une centralisation à l'extrême, ce qui est un peu triste mais plus ou moins inéluctable compte tenu des forces engagées dans la bataille de l'internet. L'histoire de jeuvideo.com pour exemple nous montre ce que devient le net d'aujourd'hui, hier un site monté entre pôtes au milieu du Cantal, aujourd'hui une usine parisienne. Le temps de l'amateurisme se termine, place aux professionnels, place au formatage, place à la pseudo télévision 2.0 que certains annonçaient avec des lois liberticides, elle arrive tout simplement par la logique des choses, de façon naturelle car les gens de façon implicite réclament cet ordre des choses.

 

Astuce : augmenter la taille d'un disque virtuel VDI de virtualbox

Rédigé par Cyrille BORNE - -

Dans ma machine virtuelle debian la compilation de Firefox OS a lamentablement échoué pour la simple et bonne raison qu'il manquait de la place, je n'avais pas réalisé que ça bouffait autant d'espace disque. Pour redimensionner une partition virtuelle de virtualbox il faut procéder en deux étapes :

  • la ligne de commande pour augmenter la taille : vboxmanage modifyhd ‘chemin/nom du volume.vdi’ --resize 50000 où ici il s'agit d'une augmentation à 50 Go.
  • Le repartitionnement du disque virtuel, en effet les partitions sont restées telles que vous les avez laissées. Il faut donc comme on le ferait en vrai télécharger une iso de gparted et booter dessus, on arrive alors à un exemple similaire à celui d'en dessous.

Astuce : Intel Corporation Haswell-ULT Integrated Graphics Controller [8086:0a16] (rev 09)

Rédigé par Cyrille BORNE - -

Suite à la réinstallation de mon brix j'ai constaté que j'avais des performances graphiques assez déplorables, notamment dans la lecture des vidéos en 720p qui saccadaient, imaginez alors le 1080. J'ai commencé un peu à chercher, j'ai vu qu'on recommandait ici ou là de bouger dans grub le paramètre nomedeset, j'ai suivi la procédure, le résultat est encore pire. J'ai tenté d'installer le pilote propriétaire de Intel où l'on découvre qu'il y a quelque chose pour la version 14.04 mais qui n'est malheureusement pas compatible avec la version 14.10, notre licorne favorite. Avant de me lancer dans une compilation désespérée, j'ai commencé à regarder le pilote installé, roulement de tambour : i965-va-driver pour This package contains the video decode and encode driver backend for the Intel G45 chipsets and Intel HD Graphics for Intel Core processor family. The supported platforms include : Cantiga, Intel GMA 4500MHD (GM45), Ironlake, Intel HD Graphics for 2010 Intel, Core processor family, Sandy Bridge, Intel HD Graphics for 2011 Intel Core processor family, Ivy Bridge, Haswell, Broadwell qu'on vire pour ne laisser que xserver-xorg-video-intel et tout fonctionne.

Ma dernière ronde des distributions

Rédigé par Cyrille BORNE - -

C'était donc le grand chambardement sur mon portable, à la recherche de la nouvelle distribution. L'idée c'était de prendre une distribution réellement alternative à ce que j'ai sur mon brix, quelque chose qui change radicalement par rapport à mon environnement de bureau actuel mais aussi par rapport à la structure même. Comprenez que prendre une base deb n'aurait pas eu de sens, debian ou ubuntu c'est souvent la même chose dans les bugs, un héritage qui n'est pas corrigé la plupart du temps. Donc forcément du RPM, et donc forcément Fedora. Mageia la suite de Mandriva n'évolue pas assez vite pour ma part, j'ai l'impression de voir Mandriva il y a 5 ans, Opensuse est une des rares distributions que j'aurai réussi à planter en faisant de simples updates, pour le reste le monde du RPM est particulièrement limité.

Fedora est une distribution que j'affectionne, à chaque fois qu'on lance Fedora on est surpris par les nouveautés qui y sont adjointes. L'interface d'ajout des imprimantes a été modifié, une interface de calendrier désormais mais qui n'a pas l'air de gérer exchange, à l'ouverture une proposition de se connecter à ses différents cloud, d'ailleurs voir du Google ou du Dropbox mis en avant dans une distribution Linux m'interpelle toujours. On est vraiment proche du out of the box comme pour beaucoup de distributions mais je pense qu'on peut apprécier les qualités d'une distribution dans la facilité qu'on a à réparer quand ça ne fonctionne pas et avec moi, ne fonctionne pas, frise quand même le pléonasme. J'ai le problème d'avoir ma vieille imprimante pour laquelle Canon fournit des drivers 64 bits pour Linux et pas pour Windows ce qui rend tout fier sauf qu'il s'agit de faux drivers 64 bits, il est nécessaire de rajouter l'architecture 32 bits pour réussir à installer l'imprimante. A l'époque il s'agissait du paquet ia32-libs, on avait eu des soucis lors de sa disparition depuis la version 12 de mémoire dans Ubuntu, et je propose ici la résolution. L'installation se passe sans aucun problème mais ça n'imprime pas et d'après le message d'erreur de cups ça viendrait d'un problème de connexion samba, mais je passe directement sans aucun problème à la machine Windows. Alors nécessairement on se dit que le problème vient certainement du coup 32/64 bits et on cherche une solution dans les forum ou dans son moteur de recherche préféré.

Internet est tellement parasité par les solutions proposées pour Ubuntu que lorsque vous rajoutez Fedora vous retrouvez quand même des solutions pour Ubuntu ce qui nous amène à une première conclusion. Le classement distrowatch permet de voir une certaine forme d'engouement pour telle ou telle distribution mais ne traduit pas la réalité à savoir la canibalisation complète du système deb par rapport au rpm. Je note par rapport au rpm car je sais que la communauté des archers qui a plus l'habitude de mettre les mains dedans va certainement proposer plus de solutions pour les ennuis peu communs. Passons sur l'imprimante tant pis ce n'est pas une urgence surtout que j'imprime au lycée avec le portable. Je lance une vidéo quelconque, totem m'indique qu'il faut des greffons supplémentaires, je lance le téléchargement sauf que je prends une erreur. De l'autre côté j'ai des messages d'erreurs en pagaille avec un véritable harcèlement pour que je fasse des rapports. Fedora possède en effet une gestion poussée du traitement des erreurs et ce n'est certainement pas un hasard vu le nombre de bugs que possède cette distro. Dans le billet précédent j'écrivais que le risque de multiplier les distributions différentes c'est de multiplier les bugs, j'espérais secrètement en posant Fedora que je n'aurai aucun problème, la faute à pas de chance, des bugs dans tous les sens, retour à la case départ.

J'ai été enchanté par le bureau Gnome et comme on me l'avait déjà dit, passer par la touche "windows" du clavier (rires dans la salle), permet d'optimiser franchement l'aspect mono-fenêtre. Donc quelle distribution propose un bureau Gnome et avec laquelle je ne vais pas me prendre la tête, Gnome Ubuntu ! J'avais pensé à debian mais je n'avais pas envie de me casser la tête avec Firefox / iceweasel, Thunderbird / Icedove que j'utilise énormément. L'installation dès lors qu'on maîtrise va plutôt vite, va d'autant plus vite quand on copie les fichiers de conf de son poste déjà sur Ubuntu, en outre si l'ergonomie sur un ordinateur portable d'une diagonale de moins de 12 pouces a du sens car on est franchement limité à une fenêtre, une application, sur un écran de 24 pouces la donne est totalement différente. Gnome reste désormais pour moi orienté vers les tablettes et les petites dimensions de portable, pas étonnant d'ailleurs qu'il est à l'origine avec Unity de la multiplication des environnements de bureau old school plus pratiques pour travailler, même Microsoft d'ailleurs l'a bien compris avec une adaptation de l'interface par rapport aux machines.

Conclusion

Une fois de plus c'est notre bon ami Socrate qui avait raison, « Connais-toi toi-même ». La mauvaise foi serait de répondre que je n'ai pas le temps de me pencher sur les bugs de quarante distributions différentes, je n'en ai plus l'envie. Chacun prend son bonheur où il le peut, essayer toutes les distributions pour moi c'est terminé, si je devais quitter l'environnement deb ce serait suite à une catastrophe comme on a pu en connaître, abandon de projets ou variantes. La maturité des systèmes Linux est telle que je n'ai pas besoin d'avoir les derniers logiciels en date pour espérer corriger des bugs donc exit pour moi l'utilisation par exemple de Arch, je ne suis en recherche que de stabilité et d'une certaine forme de facilité. Si je suis amené à utiliser des distributions Linux en parallèle, c'est pour la spécificité qu'elles apportent. Chaque chose a une fin, dorénavant mes ordinateurs personnels seront systématiquement sur une variante d'Ubuntu pour le confort des mises à jour tous les 6 mois, sa grande communauté, les ordinateurs au lycée seront sous debian pour la stabilité et les mises à jour tous les plus de deux ans qui laissent le temps de voir venir. Je regarderai de temps en temps Handylinux car c'est un projet qui a du sens, ipfire que j'utilise de façon quotidienne et puis ce sera tout. Il faut avoir conscience que s'il y a cinq ans on pouvait encore révolutionner le marché Linux, aujourd'hui nous sommes face à une population de moins en moins investie, trop dispersée, un pouvoir qui est passé aux entreprises qui vendent du libre, celui qui va tout changer avec un énième fork n'est pas arrivé.

Classé dans : libre, Linux - Mots clés : aucun

Ipfire Core 87 et Owncloud officiel en 7.0

Rédigé par Cyrille BORNE - -

J'avais évoqué dans un dernier billet qu'on pouvait passer salement de la version 6.0.4 de Owncloud dans Ipfire en prenant un paquet extérieur et en balançant directement dedans. Bien évidement le problème du salement c'est que c'est sale, et si la version officielle de la version 7 commençait vraiment à se faire désirer aucune idée quant à ce qui aurait pu se passer à la confrontation de celle-ci et de celle salement installée si bien qu'il était urgent d'attendre.

Avec le core 87 notre attente est enfin récompensée puisque nous sommes désormais gratifiés d'une version 7 quand la 8 vient de sortir mais c'est une autre histoire. Faire une mise à jour dans ipfire n'est pas bien compliqué, on vous informe qu'il y a une mise à jour vous cliquez sur un bouton et ça se met à jour. Le problème c'est que lorsque j'ai lancé hier au bout d'une heure la mise à jour tournait encore, bien évidemment sur owncloud. Ce matin la mise à jour n'était pas passée après plus de 8 heures, j'ai vu que d'autres personnes dans le forum allemand avait le même problème, ah l'allemand cette langue si chantante.

Ce matin j'ai donc fait ce qu'il fallait faire, j'ai lancé un backup complet de mes données sur disque dur externe pour ensuite tenter de supprimer et de relancer, une opération particulièrement longue, 500 Go de données en usb 2.0, c'est pas la fête. J'ai lancé la commande df -h et je me suis rendu compte que le /var faisait un To de données soit curieusement le double de mes data. La commande du -ak | sort -nr | head -10 me sort quelque chose d'intéressant :

En fait on se rend compte que sensiblement la taille du backup addons fait en gros la même taille que le data d'owncloud, le fichier ipf que vous voyez ci-dessus est tout simplement l'intégralité de owncloud qu'Ipfire a mis dans un fichier, joie. Je ne sais pas s'il existe une option pour bypasser la fabrication des backups, surtout de 500 Go, si bien que je l'ai joué feinteux en déplaçant le contenu du répertoire /owncloud/data/cyrille/files dans la racine du var. A ce moment là comme il n'y a plus rien dans owncloud, le backup est fait de façon instantanée, ainsi que la mise à jour qui passe comme une lettre à la poste :

Bien sûr le monde bornien n'est jamais simple et vous vous doutez qu'il aurait été trop facile de remettre le répertoire déplacé à sa place et qu'owncloud retrouve les fichiers. Sachez que de façon générale sur owncloud si vous voulez forcer un rescan des fichiers vous devrez lancer : sudo -u www-data php /var/www/owncloud/occ files:scan --all. Ce qui se traduit sur ipfire par la commande : sudo -u root php /srv/web/owncloud/occ files:scan --all

Pas d'autres nouveautés dans les tuyaux, j'ai vu qu'il y avait un plugin non officiel qui devrait bientôt rentrer : mediatomb. Concrètement la possibilité de transformer l'ipfire en appareil UPnP, un protocole tellement compatible que même la PS3 est capable de se servir de ce style de serveur.

La solution Ipfire mérite d'être connue, il est regrettable qu'elle ne sorte pas vraiment d'Allemagne, avec l'arrivée du raspberry pi 2 qui affiche enfin des performances cohérentes, on peut avoir la rolls des contrôles parentaux, un petit cloud, une synchronisation de calendrier et de contacts, plus encore pour moins de 70 €.